L’existence de la police algérienne remonte au début de la guerre de libération nationale

Publié par Dk News le 10-07-2019, 16h12 | 19

L’existence de la police algérienne remonte au   début de la Guerre de libération nationale, a affirmé, mercredi à Alger, le   directeur du Musée central de la Police, Abdelkrim Chawki, rappelant   également le sacrifice des éléments de cette institution après   l'indépendance du pays.

«L’existence de la police algérienne remonte aux premiers mois de la   Guerre de libération nationale, à travers les organisations sécuritaires   mises en place par l’Armée de libération nationale (ALN) comme cela est   prouvé par les nombreux documents dont nous disposons», a déclaré M.   Chawki, lors du forum d’El-Moudjahid consacré à la célébration de la   création de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), le 22   juillet 1962.

Documents d'archives à l’appui, l'orateur a fait état de l’existence d’une   police d’information, d’investigation et d’espionnage qui «a pu s’infiltrer   au sein même de la police française et dont des membres ont été emprisonnés   et torturés, une fois leurs activités d’agents secrets dévoilées par   l’administration coloniale».

En outre, l’ALN a créé, pour les besoins de la Révolution, une police des   Assemblées populaires, laquelle a été évoquée dans la plateforme de la   Soummam, a-t-il ajouté, citant notamment des documents signés par le   colonel Si El Haoues en 1958 sur les activités de cette police dans le   sud-ouest du pays.

Il a également fait état de l'existence d'une police militaire qui, a-t-il   expliqué, était essentiellement chargée de la sécurisation de la   Révolution, au même titre que la police des frontières à laquelle incombait   la surveillance des passages terrestres séparant l’Algérie du Maroc, d’une   part et de la Tunisie, d’autre part.

«Le projet de création d’une police secrète au sein du Gouvernement   provisoire de la République algérienne (GPRA) par Lakhdar Bentobal n’a pu   voir le jour», a-t-il poursuivi, avant d’évoquer la quarantaine de   policiers formés en Egypte et qui constituaient les premiers noyaux des   cadres de la future DGSN.

Il a rappelé, à ce propos, la création de la 1ère école de police, le 2   novembre 1962 à Alger, alors que le premier à avoir pris les commandes de   la DSGN, une fois mise en place, était Mohamed Redjad, suivi de M’hmaed   Yousfi et de Tayeb Mohamed Belhadj.  Evoquant les sacrifices consentis par les différents corps de police lors   de la décennie noire du terrorisme, le même responsable a fait savoir   qu’une longue liste exhaustive énumère les martyrs du devoir national,   appelant leurs collègues en exercice à «prendre soin du lourd et honorable   héritage de leurs ainés».

La célébration de la création de la DGSN a été une opportunité pour rendre   un vibrant hommage à l’un des cadres de cette institution, Aissa Kadri, qui   a été symboliquement honoré pour son riche parcours.