Histoire

Révolution Le film documentaire «Main Rouge : Les crimes occultés» projeté à Alger

Publié par Dk News le 12-07-2019, 14h47 | 20
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L'avant-première du film documentaire «Main   Rouge: les crimes occultés» du cinéaste algérien, Faiz Kamel, a été   présentée jeudi à Alger, visant à faire la lumière sur les assassinats   commis par l'organisation criminelle française «Main Rouge» en France et   dans certains pays d'Europe de l'ouest contre les militants du Front de   libération nationale (FLN) et les sympathisants européens de la cause   nationale.

D'une durée de 72 minutes, cette oeuvre vise à lever le voile sur   l'histoire sanglante de cette «organisation» relevant du service de   renseignements français à l'époque (Service de documentation extérieure et   de contre-espionnage/SDECE), soutenu par les hautes autorités françaises,   et ce à travers plusieurs témoignages de militants algériens et   sympathisants européens avec la Révolution algérienne, ainsi que les   archives et les différents documents imprimés et audiovisuels.

L'Organisation «Main Rouge» a été créée pour la première fois en 1952 au   Maroc et en Tunisie par des fanatiques du colon français pour éliminer les   indépendantistes avant que la SDECE n'exploite, à l'époque de son directeur   Paul Grossin (1957), le nom de cette organisation -après le déclenchement   de la Guerre de libération- pour l'exécution d'assassinats notamment en   France, en Allemagne, en Belgique, en Italie et en Suisse.      Entres autres victimes des exécutions effectuées par cette organisation et   mises en lumière par ce documentaire, figurent l'avocat algérien Amokrane   Ould Aoudia et le marchand d'armes allemand Otto Schlüter, alors que   d'autres s'en sont sortis indemnes tel que l'avocat français Jack Vergès.    Ce documentaire qui comprenait plusieurs scènes concrétisant les   opérations de liquidation, met en évidence les témoignages de plusieurs   militants algériens tels que Dahou Ould Kablia, président de l'Association   des anciens du MALG, Omar Boudaoud du bureau fédéral du FLN en France et   des historiens à l'instar de l'académicien Dahou Djarbal, l'historien   français Gilles Manceron et l'écrivain et journaliste enquêteur Vincent   Nouzille.  

Parmi les témoignages recueillis, ceux d'anciens membres français de ses   services secrets français, à l'image de Constantin Melnik, coordinateur des   services de renseignement, et Raymond Muelle, ancien officier de l'Armée   française, dont le rôle était déterminant dans «la mise à nu des actes   criminels» commis par cette organisation devant l'opinion publique   française et européenne, bien qu'ils aient fourni «très peu d'informations»   dans leurs témoignages.    A cet effet, M. Nouzille a affirmé que cette organisation «a été créée par   les services secrets français et a utilisé le nom+main rouge+pour faire   diversion, ajoutant que les assassinats perpétrés en France et dans   plusieurs pays européens avaient concerné «une centaine de personnes durant   la période 1954-1962, ce qui confirme l'implication de l'Etat français et   de sa police politique, représentée par les services de renseignement.

Il s'agit de la même tendance adoptée par Manceron qui a qualifié ces   opérations de «crimes d'Etat», vu que les services secrets «revêtent un   caractère officiel et appliquent des ordres venus d'en haut», rappelant que   «c'est le Premier ministre Michel Debré qui avait donné des ordres pour   l'exécution de ces crimes sous le commandement de Charles de Gaulle».  Produit par la société privée, «Rym Star» en collaboration avec le   ministère de la Culture, le film documentaire a été projeté, en l'absence   du réalisateur et en présence du scénariste Mustapha Aït Mouhoub, et nombre   d'historiens ayant participé à ce travail, à l'instar de Dahou Ould Kablia   et Dahou Djerbal.

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