Migrations: Macron estime que son pays ne peut pas accueillir tout le monde

Publié par DK NEWS le 25-09-2019, 17h25 | 1

Le président Emmanuel Macron a estimé que «la  France ne peut pas accueillir tout le monde si elle veut accueillir bien»,  à quelques jours d'un débat parlementaire sur le sujet.

«Pour continuer à accueillir tout le monde dignement on ne doit pas être  un pays trop attractif», a-t-il ajouté, dans un entretien à la radio Europe  1 enregistré depuis New York et diffusé mercredi.

Le président français a plaidé pour «être humains et efficaces» et «sortir  de certaines postures dans lesquelles nous sommes enfermés», entre «bonne  conscience» et «faux durs», avant un débat sur l'immigration le 30  septembre à l'Assemblée nationale et le 2 octobre au Sénat.

«Ce serait une erreur de dire que la question migratoire est une question  taboue ou que, en quelque sorte, on ne pourrait la poser que quand il y a  des crises», a jugé M. Macron, assurant que «la France est un pays de  migration de tout temps» et qu'il souhaite aborder ce débat sur un mode  «extrêmement apaisé».

Il a reconnu une très forte augmentation du nombre de demandeurs d'asile,  en raison d'une insuffisante coopération en Europe, et un «échec» des  reconduites à la frontière.

La France a enregistré une hausse de 23% des demandes d'asile l'an  dernier, avec notamment des dossiers albanais et géorgiens que les pouvoirs  publics estiment largement non fondés. Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron a mis en avant sa volonté de ne pas  laisser le sujet de l'immigration à la droite et à l'extrême droite,  suggérant un déséquilibre en Europe au détriment de la France et un  aveuglement d'une partie de la classe politique sur la question. A quelques mois des élections municipales, en mars prochain, les premières  du tout jeune parti présidentiel La République en Marche! (LREM), le  président avait déjà appelé la semaine dernière sa formation à éviter  d'être «un parti bourgeois» qui ignore l'opinion des classes populaires,  plus directement confrontées aux effets de l'immigration et séduites par  l'extrême droite.