Santé

Colères de bébé Aidez-le à se calmer

Publié par DK NEWS le 07-01-2020, 17h45 | 3
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Les colères de détresse
Votre bébé crie et pleure pour exprimer ses émotions négatives : la douleur (au ventre ou aux dents la plupart du temps), la peur ou l’angoisse provoquées par l’obscurité, un bruit, un objet, une séparation (au moment de le déposer à la garderie ou du couché), un inconnu… Cela peut se produire très tôt, dès la naissance en fait. C’est un réflexe très sain, un signal clair et compréhensible par tous ! Un moyen aussi de vérifier que quelqu’un (maman ou papa en général) répond.

Détresse : sécurisez-le
En comblant ce mal-être par de la présence, des câlins, des chansons. En un mot, en sécurisant votre bébé au maximum même si la cause de sa colère reste inconnue et que vos solutions s’avèrent insuffisantes. Oubliez les conseils de grand-mère du type « laisse-le pleurer, il se fait les poumons » ou encore « il va se fatiguer tout seul ». Un enfant mal sécurisé a de fortes chances de devenir très colérique : il n’aura pas d’autres moyens d’expression. A l’inverse, en sécurisant votre petit, vous lui assurez suffisamment de force pour supporter plus tard des petites contrariétés.
Que les parents qui craignent de céder à un caprice se rassurent : à cet âge-là aucun enfant n’est capable de telles manigances. Sans compter que laisser pleurer un bébé induit des conséquences physiologiques : difficultés à respirer, maux de ventre, chaleur et donc sommeil de mauvaise qualité…

Les colères de frustration
Votre bébé s’agace de ne pouvoir se déplacer comme il le voudrait, il s’énerve quand vous lui refusez l’accès à une pièce ou l’usage d’un objet, commence à comprendre ce que signifient les trois lettres NON quand il lorgne sur votre gâteau. Il ne peut pas encore mettre des mots sur son ressentis alors que son développement moteur lui permet d’accéder à une foule de découvertes sensorielles. Bref il bouillonne.

Détournez son attention
Vous devez détourner son attention de ce qui le met en colère. C’est-à-dire trouver un jeu plus facile, l’intéresser à une autre activité, changer de pièce, lui donner à manger un aliment autorisé, etc. Inutile de le laisser s’énerver pour finalement craquer et lui tendre votre téléphone portable qu’il réclame à cor et à cris… Cela reviendrait à lui dire « tu obtiens ce que tu veux en te mettant en colère ».
Ne le laissez pas non plus dans l’échec avec des commentaires du genre « tout le monde est passé par là, c’est l’école de la vie » qui n’aident pas à renforcer l’estime de soi. Expliquez pourquoi c’est difficile et proposez autre chose de plus adapté. Pour éviter ces colères de frustration, sécurisez l’espace (prises de courant, sol dur, objets coupants ou trop petits…) et proposez des jeux spécifiques à l’âge de bébé qui vont lui procurer de la satisfaction. Instaurez des rituels qui vont le rassurer. En somme, évitez-lui les situations frustrantes. Plus tard, vous pourrez expliquer les interdits et donc cesser de les cacher.

Les colères d'opposition
Vers deux ans et demi - trois ans, les enfants traversent une période d’opposition pendant laquelle ils testent leurs parents et deviennent particulièrement capricieux. Cela peut durer des années ! Ils veulent ouvrir le placard des produits ménagers, acheter des bonbons au supermarché, rester éveillés après 21 heures, etc. Ils cherchent les limites (qui au fond les sécurisent) en s’opposant à vos règles. Cela concerne les domaines du quotidien et en particulier ceux qui vous tiennent le plus à cœur : sommeil, alimentation, garde… 

Opposition : restez calme
Pas de panique, vous êtes plus forte que votre petit de 3 ans ! Le craindre reviendrait à lui donner la sensation de vous dominer ! Restez calme, cohérente et constante. Prenez de grandes respirations s’il le faut pour vous maîtriser ! Par exemple, lors d’une crise en plein supermarché, sortez en tenant votre petit par la main et expliquez que vous attendez qu’il se calme. Ensuite, vous pouvez parler de ce qui vient de se produire et réexpliquer les règles, les interdits mais aussi tout ce qui est autorisé : ce que votre enfant a le droit de faire ou non dans les rayons, d’acheter ou non, de toucher ou non, etc.

Colères : gardez votre self control
Ne laissez pas l’enfant crier tout seul dans son coin (dans sa chambre par exemple) car cela signifierait : « tu peux te défouler comme ça » alors que ce n’est pas la bonne manière de gérer sa colère. A l’âge adulte, il faudra bien savoir se contrôler. Restez dans la même pièce que votre enfant mais occupez-vous en attendant qu’il retrouve ses esprits assis sur le canapé par exemple. Si sa colère s’accompagne de coups dirigés contre vous, n’en faites pas un drame ou pire ne lui rendez pas ! C’est le meilleur moyen qu’il recommence.
Gardez votre self contrôle et expliquez que vous ne comprenez pas, improvisez un petit jeu pour lui montrer que ses mains ont d’autres fonctions. Enfin, veillez à réduire les facteurs déclenchants de la colère : fatigue, rythme de vie stressant, ambiance tendue à la maison… A noter : afficher une sévérité sans faille (« je ne veux pas te voir pleurer ») pourrait induire des comportements de révolte à l’adolescence…

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