Santé

peut-on choisir sa prothèse de hanche ?

Publié par DK NEWS le 30-06-2020, 18h10 | 3
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Arthrose de la hanche et fracture du col du fémur sont les principales causes de pose de prothèse de hanche. Une intervention bien rodée qui concerne 100 000 personnes chaque année. Mais comment ça se passe et comment la choisit-on ?
De quoi sont-elles composées ?
Certaines prothèses de hanche sont en métal, d’autres en céramique ou en plastique (poly­éthylène). Les modèles diffèrent selon les tailles et les assemblages puisqu’une prothèse comprend trois parties : la tige, le cotyle qui se fixe dans le bassin et la tête fémorale. Certaines sont fixées avec du ciment, d’autres par compression (technique du press-fit).
Sur quels critères s’effectue le choix ?
Il en existe près de 400 sur le marché. Mais un chirurgien n’utilise que quelques modèles. Ceux qu’il connaît bien, donc pose mieux ! Il fait sa sélection en fonction des données scientifiques (publications qui montrent des bons résultats en matière de tolérance, d’usure…), puis il les adapte à la situation de ses patients : âge, état de leur articulation, façon de vivre, demande…
Quelle est leur durée de vie ?
En raison du frottement, les prothèses s’usent au fil du temps. Les modèles métal/plastique perdent environ 1 mm en dix ans, ceux en céramique dix fois moins et les métal/métal moins encore. La durabilité de l’implant est importante pour un sujet jeune, qui en aura besoin plus longtemps (son espérance de vie est plus grande) et qui s’en servira aussi de façon différente (son niveau d’activité est plus élevé). C’est pourquoi les modèles en céramique leur sont davantage proposés.
Peut-on en changer?
Selon les modèles et les sollicitations qu’on leur fait subir, les prothèses durent plus ou moins longtemps, en moyenne dix à quinze ans. Mais des personnes vivent sans problème vingt ans avec la même. En cas de soucis ou quand l’usure devient gênante, il est possible d’en changer, si besoin plusieurs fois. À savoir: la durée de vie de la seconde prothèse sera alors plus courte. Pour ménager sa prothèse, il est important de bien respecter les consignes données par l’équipe chirurgicale après l’intervention (ne pas croiser les jambes…).
Quels sont leurs progrès ?
Les matériaux sont en constante évolution. Mais l’anesthésie (plus souvent péridurale ou locorégionale que générale) et le mode opératoire progressent aussi. C’est une chirurgie où l’on saigne pas mal, mais on ne fait plus d’autotransfusion nécessitant de prélever le sang du malade avant l’opération. 
Aujourd’hui, on récupère le sang pendant ­l’intervention et on le redonne après ! Et grâce à des voies d’abord mini-invasives (vers l’aine ou dans la fesse), on abîme moins de tendons et de muscles. Ce qui améliore la mobilité et limite les cicatrices à 10? cm environ.
Comment les matériaux sont-ils surveillés ?
En cas de problème inhabituel, le chirurgien est tenu de le signaler aux autorités sanitaires. Celles-ci, de leur côté, répercutent les alertes aux chirurgiens afin qu’ils puissent prendre les dispositions nécessaires s’il y a lieu (voir encadré ci-contre). Le type de prothèse posé (numéro de lot…) figure obligatoirement dans le dossier d’hospitalisation. Mais il n’existe pas de fichier national répertoriant toutes les prothèses posées.
Les prothèses en métal sous surveillance
À la suite d’un taux de reprise (réintervention) inhabituel pour ses prothèses métal/métal ASR, la société Depuy les a retirées du marché en 2010. Et chez
les 380 personnes qui en sont porteuses, une surveillance particulière a été mise en place. Les prothèses tout métal (il en existe d’autres marques) ne représentent 7?% de celles qui sont posées en France. 
Elles offrent en général une durée de vie plus longue, intéressante pour les plus jeunes ou les sportifs. Mais le frottement crée dans certains cas des débris réabsorbés par les tissus, donc potentiellement gênants.
Une surveillance des prothèses métal a donc été décidée par l’Afssaps. 
«Cette mesure de précaution amène à retirer celles qui montrent des signes d’usure anormale, mais la plupart sont bien supportées», rassure le Dr Charles Msika, orthopédiste, porte-parole de la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot).
 

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