1700 accidentés de la route meurent chaque année lors de leur transfert à l’hôpital

Publié par R.Rachid le 08-07-2014, 19h04 | 43

Chaque année, les accidents de la route sont responsables de la mort de plus de 4 300 personnes en Algérie. «Bien qu’il soit déjà trop élevé, ce chiffre est loin de refléter la dure réalité car environ 1 700 des 60 000 blessés qui surviennent annuellement sur la route, meurent lors de leurs transferts à l’hôpital ou suite à des complications liées à leurs blessures.

Donc au total, c’est plus de 6 000 Algériens qui meurent chaque année suite aux accidents de la circulation» a indiqué le Pr Guirinik.

2 millions de passages aux urgences par an ! 

Les 750 services d’accueil des urgences répartis à travers le territoire national reçoivent chaque année le passage de plus de 2 millions de patients. Toutefois à l’image de ce qui se passe à l’hôpital Mustapha, près de la moitié des cas reçus ne relèvent pas de l’urgence immédiate.

Cette grande fréquentation s’explique en partie par la présence en permanence de médecins dans les services des urgences mais aussi par la gratuité des soins et l’obligation pour le personnel médical d’accepter tous les cas qui se présente à eux.

«Cependant, sur les 500 cas qui se présentent quotidiennement au service des urgences du CHU de Mustapha, 30 sont des cas extrêmement grave qui nécessitent la présence d’une équipe médicale pluridisciplinaire et des soins très lourds car le pronostic vital du patient est bien souvent engagé» a souligné le chef de service des urgences de Mustpaha.    

Seulement 150 lits de réanimation et 1000 anesthésistes à travers tout le pays        

Le Pr Guirinik a relevé l’insuffisance de lits de réanimation dans les services d’urgence dont le nombre ne dépasse pas les 150 à travers tout le pays et qui le bien souvent ne sont pas bien exploités: «Ces lits sont généralement occupés par des personnes âgées et en fin de vie dont les membres de la famille refusent de voir mourir alors qu’il y’a des patients jeunes qui ont une chance d’être sauvés mais il n’y a pas ou les placer».