Forum

Un méga projet

Publié par O. Larbi le 13-07-2014, 19h12 | 75
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M. Allache P-DG de l’Aéroport d’Alger a présenté hier au Forum de DKnews, les extensions des installations aéroportuaires et leurs influences sur les transports urbains.

Alger et ses infrastructures sont dans une phase d’adaptation aux exigences du monde moderne, un monde où l’on se déplace beaucoup, où l’on communique et dans lequel le commerce, les échanges économiques, le tourisme et la culture sont les leviers de l’activité sociale. Des sources de richesses multiples.

La capitale du pays se doit de posséder des structures d’accueil et des infrastructures qui réduisent au maximum les formalités d’entrée et de sortie du territoire.

Dans la perspective de la mondialisation et de l’augmentation de tous les trafics (voyageurs et marchandises), sur la base d’études et de projections quinquennales, décennales et à 20 ans, Air Algérie et les aéroports d’Alger ont négocié les mutations pour transporter et accueillir plus de 10 millions de voyageurs par les airs à terme moyen 2018 et 14 millions à 2028.

Pour y faire face, Aéroport d’Alger que dirige, M. Tahar Allache a initié le mégaprojet de lancement de deux nouvelles pistes, d’un parking cargo ( ce qui portera le fret à un niveau tel que l’aérogare puisse recevoir, stocker, emmagasiner en chambres froides les importations et les exportations de produits dont certains sont périssables).

Dans la perspective de l’ouverture du ciel algérien à toutes les compagnies internationales- du fait de l’attractivité de l’Algérie-, l’extension et l’expansion de l’aéroport Houari Boumediene s’imposait.

Négociations

M. Allache en développant son argumentaire de faisabilité et de capacités d’ingénierie, de moyens physiques et financiers a laissé percevoir quelque regret quant à la disponibilité de certains partenaires qui avaient été approchés pour profiter d’une politique de concessions en matière de services aéroportuaires :

«Durant les années 90, personne ne le souhaitait» ou alors pour même pas un dinar symbolique. 
Dans un monde où les entreprises choisies pour la réalisation d’un projet d’envergure peuvent connaître des aléas qui peuvent aboutir à leur absorption ou même à leur disparition, M. Allache a tenu à préciser que les clauses prévoient ce risque et en tiennent compte dans les garanties assurées par les partenaires choisis.

La vigilance des algériens montrent qu’ils sont armés pour les grandes négociations de grands projets.
En tout cas, le projet reviendra à 70 milliards de dinars, hors la construction de 2 hôtels dont l’emplacement est réservé, le terrain d’assiette étant concédé gracieusement.

On en déduit que ce mégaprojet est bien étudié, que les coûts sont parfaitement évalués et la durée des travaux  également maitrisée.

Développement intégré

Le développement de l’aéroport d’Alger est programmé jusqu’en 2040. Le transit de plusieurs millions de voyageurs, de milliers de tonnes de marchandises supposent que les infrastructures et les moyens de transport de masse sont eux-mêmes au top.

Aussi, une ligne de chemin de fer est en construction ; le métro arrivera en zone aéroportuaire passant par El Harrach et Bab Ezzouar.

Pour que les infrastructures répondent à la demande des voyageurs et des compagnies, des entreprises la surface occupée sera de 220 000 mètres carrés (la zone actuelle est de 88 000 m2) : une nouvelle tour de contrôle, des stations d’assainissement, les magasins de stockage de  carburant sont en cours de réalisation.

Le Directeur général d’Aéroport d’Alger en bon communicateur a non seulement exposé dans les deux langues (français et arabe) a étayé son discours par une projection d’images sur les zones réservées, celles en cours de réalisation : «Il y a des terres agricoles qui sont préservées pour les prochaines extensions» dira-t-il. Ce qui suppose une négociation serrée aves les propriétaires de ces parcelles.

M. Allache a parlé aussi des contraintes que fait peser la zone aéroportuaire sur la ville de Dar El Beïda.
La question des nuisances sonores est restée en suspens.

Toujours est-il que l’aéroport d’Alger est un symbole de l’ouverture de l’Algérie au monde. Proche toujours plus.

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