Société

Tipasa Cheikh Khemis Mansour, un exemple de dévouement au noble métier d'enseignant

Publié par DK NEWS le 06-10-2021, 16h17 | 25
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Après 32 ans de service dans le secteur de l'éducation, Cheikh Khemis Mansour, cadre assidu de la ville de Tipasa a pris sa retraite pour un repos bien mérité avec la conviction d'un travail largement accompli dans l'enseignement, un choix assumé non sans fierté.  Dans un entretien à l’APS à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des enseignants (5 octobre), Cheikh Khemis Mansour, nostalgique de sa "belle mission" dans le corps de l'éducation nationale, n'a de cesse de repenser à son parcours professionnel qu'il avait entamé en 1983 pour l'achever en 2017. 
"Durant toutes ces années, je suis resté fidèle à moi-même et à ma noble mission que j’ai choisi et accompli en toute conviction. 
Je n'ai jamais regretté ce choix", a-t-il dit. 
Contrairement à certaines de ses connaissances de la ville de Tipasa, ville côtière touristique par excellence, ayant opté pour des métiers peu contraignants et beaucoup moins fatigants que l'enseignement qui exige une attention soutenue, Cheikh Khemis Mansour a choisi le tableau et la craie pour communiquer le savoi r. 
"Un métier noble grâce auquel je vivrai fier tout au long de ma vie", assure-t-il nostalgique. 
Une fierté et un orgueil chaque jour renouvelés quand son regard croise, dans les rues de Tipasa, "les générations de cadres qui sont passées par mes classes, dont des médecins, dentistes, ingénieurs, pilotes, administrateurs, avocats, policiers et autres enseignants et professeurs. 
Un sentiment inestimable", affirme-t-il avec une fierté non dissimulée. 
Reconnu par les citoyens de Tipasa pour sa droiture et sa noblesse d'âme, Cheikh Mansour a tenu à mettre en exergue son histoire avec l’enseignement, un corps qu’il n’a nullement intégré par "pur hasard, ou juste pour travailler", mais "par amour du métier. Un rêve d’enfance", assure-t-il. 
Il se souvient du jour où son frère aîné avait rejoint le corps enseignant alors qu'il avait lui tout juste 10 ans. 
"Ce fut le début de mon rêve", raconte-t-il, se remémorant son frère, son idole qui, muni de son cartable, rejoignait chaque matin l'établissement scolaire dans lequel il enseignait sous les regards respectueux de ses connaissances. 
En 1981 cheikh Mansour était élève en 3ème année secondaire au lycée Ziania de Cherchell, filière sciences. 
Son sérieux et sa discipline lui valurent d’être choisi pour occuper le poste de surveillant à l’internat de ce t établissement secondaire. 
Il avait enseigné plus tard l’arabe au primaire, avant d’être promu à plusieurs postes dans le secteur éducatif, dont le dernier a été celui de directeur, avant de prendre sa retraite après 36 années de service bien rempli. 
Son échec au baccalauréat a été l’autre facteur ayant concouru à l’intégration du corps enseignant, dit-il, car "j’étais élève en sciences, alors que je préférais de loin les sciences humaines. 
J’ai choisi l’enseignement en dépit de plusieurs offres de travail qui m'ont été faites par d’autres secteurs plus attrayants pour les jeunes de l’époque". 
Après avoir dépassé le choc de son échec au bac, il s’inscrit à l’Institut de technologie de l’éducation Ibn Haouzi de Boufarik (Blida) durant l’année professionnelle 1981/1982. 
Son premier poste d’emploi, dans l’éducation, a été à l’école de Chaiba, durant l’année scolaire 1983/1984. 
"Je me rappellerai toute ma vie de mon premier jour à l’école Mohamed Boudjemâa, sur les hauteurs de Tipasa. 
J’étais le premier à arriver sur place, après le gardien de l’établissement", assure-t-il, évoquant, non sans émotion, sa première cérémonie de levée des couleurs dans la cour de l’école. 
Une cérémonie à laquelle il est demeuré fidèle durant tout son parcours professionnel, assure-t-il. 
Selon le témoignage de son collègue Djilali Benyahia, inspecteur de l’éducation, le dossier professionnel de Cheikh Khemis Mansour "est totalement exempte de sanctions, ce qui atteste de son sérieux et son abnégation totale dans le travail". 
La discipline et le sérieux de cet enseignant "est exemplaire", de l’avis même de ses anciens élèves, de ses collègues et tous ceux qui l’ont côtoyé dans son travail, en tant qu’enseignant, directeur et formateur, souligne M. 
Benyahia, qualifiant son départ de "perte" pour le secteur éducatif de Tipasa. 
En nostalgique, Cheikh Khemis Mansour s’implique dans la célébration de certaines manifestations, à l’instar de "Youm el Ilm" (Journée du Savoir) et d’autres compétitions sportives et culturelles abritées par les établissements scolaires de la wilaya, question pour lui de raviver le souvenir de sa "belle mission" dans le secteur de l'éducation. 

 

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