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Le Dr Younès Grar et le Dr Khaled Kaïd au forum de DK News : L'Algérie dispose de tous les moyens pour faire sa révolution numérique

Publié par DK News le 06-09-2014, 19h50 | 223
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L'Algérie dispose de tous les moyens humains et matériels pour «faire sa révolution numérique» et se «classer parmi les grandes puissances mondiales», en matière de technologie de l'information et de la communication (TIC), a indiqué, samedi à Alger, Younès Grar, expert et consultant en TIC.

«L'Algérie regorge de compétences dans le domaine des technologies de l'information ainsi que d'importants moyens technologiques, pour se hisser parmi les grandes puissances mondiales en TIC et faire ainsi sa propre révolution numérique», a précisé M. Grar, lors d'une conférence-débat, sur le thème de l'«utilisation de la connexion Internet en Algérie», organisée au forum du quotidien DK News.

L'Algérie était à l'avant-garde des pays utilisateurs des nouvelles technologies dans les années 70, a ajouté M. Grar, rappelant que l'Institut national d'informatique (INI) avait formé de nombreux responsables africains et arabes, dans le secteur de l'informatique et de l'électronique. Pour l'intervenant, le domaine de l'Internet s'est imposé de lui-même dans le monde et l'Algérie a suivi les étapes de développement des moyens technologiques et informatiques, en se dotant des nouvelles techniques et formules.

M. Grar a aussi fait remarquer l'engouement que manifestent les Algériens pour les nouvelles offres technologiques, précisant que «plus de deux millions» d'Algériens se sont abonnés à la 3G depuis son lancement.Il a rappelé dans ce sens que l'utilisation de l'Internet réduit les distances de communication et facilite la tâche aux citoyens dans de nombreux domaines, comme l'enseignement, la formation, les démarches administratives, le commerce et la santé.

Selon le même conférencier, l'avènement du e-commerce, e-banquing, e-paiement et e-santé, permettra aux Algériens de réduire les temps d'attentes dans les administrations et d'éviter les «contraintes bureaucratiques».Au sujet du e-learning, Khaled Kaïd, expert et consultant en e-enseignement a expliqué l'intérêt de l'enseignement et de la formation à distance et via internet.
Pour le consultant, le service de formation par Internet permet de réduire les difficultés relatives aux déplacements, aux coûts, aux temps et durées et aux démarches administratives.

Il souligné à cet effet que les apprenants peuvent s'inscrire sans avoir à fournir un nombre important de documents administratifs et bénéficier des enseignements souhaités, aux moments voulus, sans avoir à s'absenter de leurs emplois, durant la période de formation.Le e-learning met aussi à la disposition des étudiants des plates-formes en ligne, avec des tuteurs et encadreurs, avec lesquels ils peuvent communiquer en direct, tout en s'évaluant, à l'aide d'exercices et questionnaires.

Pour les deux intervenants, la numérisation et informatisation des administrations nationales nécessitent «des systèmes Internet à haut débit, sans coupures intempestives», d'où la nécessité d'opter pour la fibre optique, plus fiable et efficace.Ils ont aussi appelé à «la mise en place d'une haute institution chargée des TIC et rattachée à la Présidence ou au Premier ministère», pour la gestion des Télécommunications.


Connexion internet de 3e génération : 2 millions d’abonnés depuis son lancement

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication passionnent de plus en plus les Algériens, notamment les jeunes qui sont friands des nouvelles formules internet.D’éminents consultants en TIC qui étaient, hier, les invités du forum du quotidien DK News ont relevé que les jeunes algériens n’hésitent pas à s’abonner aux nouvelles formules internet et à s’équipaient des derniers appareils technologiques, quels que soient leurs prix.

A ce sujet, le consultant en TIC, Younès Grar, a fait savoir que pas moins de deux millions d’Algériens se sont abonnés à la 3G depuis son lancement et que les demandes pour cette nouvelle formule internet ne cessaient d’augmenter.Le consultant explique cet engouement par le fait que les citoyens algériens sont curieux et friands des innovations technologiques et électroniques.

Pour l’intervenant, les nouvelles technologies facilitent la vie aux citoyens et réduisent, par exemples, en réduisant les temps d’attentes dans les administrations, en facilitant la prise de rendez-vous et les consultations médicales chez les médecins et en permettant plus de facilités par le e-paiement, le e-commerce et le e-banquing.

« Les Algériens n’auront pas du mal à accueillir ces nouvelles techniques et à les utiliser, vues les facilités qu’ils apportent aux quotidiens », a-t-il précisé.S’agissant du e-enseignement, le consultant et expert en e-learning, Khaled Kaïd, a donné quelques exemples des avantages que pouvait apporter ce modèle d’apprentissage.

Selon M. Kaid, les enseignements à distance, via internet, permettent d’avoir accès au cours quel que soit l’endroit où se trouve l’apprenant, en lui épargnant, les difficultés liées aux démarches administratives, aux déplacements et à l’absence des lieux de travail.

Cependant, l’expert en e-learning explique que ce type d’enseignement nécessité l’accès à des connexions internet de haut débit, d’où la nécessité de généraliser la 3G en Algérie et d’accéder à la 4G.

En ce qui concerne les coupures internet, le conférencier a expliqué que cela était dû à la vétusté des câbles en cuivre et à préconiser le recours aux câbles en fibre optique, qui sont plus efficaces.
Il a aussi souhaité voir la généralisation de l’informatisation et électronisation des administrations algériennes, pour faciliter la mise en place du e-paiement, e-commerce et e-banquing.
Les deux conférenciers ont rappelé également que l’Algérie disposait de tous les moyens humains et matériels pour pouvoir avancer dans le domaine des nouvelles technologies et se hisser en puissance mondiale.

Par Sonia Belaidi


Internet, un moteur pour le progrès

Le Forum de DK News sur l’utilisation de l’Internet en Algérie a permis de mesurer les avancées et de cerner les prochaines étapes du développement, rapide, de l’Internet dans notre pays.

Engouement et demande

Le docteur Younès Grad a rappelé que les sites internet sont légion en Algérie, que l’engouement pour les TIC ne se dément pas, au contraire : preuve en est, selon ses estimations la quantité d’utilisateurs réguliers de l’Internet qui seraient 5 millions, tandis que les abonnés actifs sont plus de 2 millions :

C’est un marché potentiel important qui booste la demande de technologie et de contenus.
C’est un mouvement naturel : après la téléphonie mobile et ses multiples métamorphoses (tablettes, smartphones, iPhone), l’ère de l’Internet à haut débit s’est imposée. Et les algériens n’ont pas boudé leur plaisir d’accéder à des services aussi différents qu’un match de football, un film, un achat de livres, la réservation de billetteries et de l‘accès autonome au savoir et à la connaissance en s’inscrivant sur des plateformes d’e-learning.»

En somme, c’est la demande qui soutient le progrès !

Changement de pratiques et de rythmes
Le docteur Grad signale que la centralisation de l’information de l’état civil permet de disposer de toute pièce dans toutes les APC d’Algérie : «C’est très important. La signature électronique va être, sans doute, adoptée par l’APN. Ce sera une avancée pour le paiement des factures, qu’elles soient de téléphone, du gaz, de l’eau u du commerçant de proximité.»

L’internet à l’APC

«L’ordre donné aux APC decréer des sites web avant la fin de l’année 2014 est un signal fort de rapprocher l’administration du citoyen », persiste Younès Grad qui attend «que la promesse de lancement de la 4G soit tenue à la date prévue soit 2015».

Le débatteur considère les choses du point de vue pratique : «L’Internet à l’APC, c’est un ingénieur pour la construction du site, le lancement des applications, la maintenance du système et du matériel.»Ce sont de nouvelles activités qui se développent et créent de l’emploi :

«Avec l’enseignement à distance, c’est l’excellence qui est mise à disposition de l’apprenant. Ce sont des salles de classe en moins, la solution à l’insuffisance de l’encadrement dans les écoles et les universités. Mais pour cela il faut un Adsl à haut débit qui ne tombe pas en panne. »

Prenant l’exemple de la télémédecine qui a cours dans notre pays, le docteur Grad explique que le médecin d’Alger peut traiter un patient de Tindouf car «il n’a besoin que de son dossier médical ! Ce malade économisera l’argent du voyage, celui de son hébergement, etc.»

Le docteur Grad souhaite que l’on soit proactif dans ce domaine au lieu d’être réactif ou contraint au progrès forcé. Il rappellera que l’Algérie des années 70 était en avance en matière de technologie de l’information «beaucoup des dirigeants des Ntic ont été formés à Alger.»

E-learning, la tendance économique et scientifique

Le docteur Kaïd de l’UFC (université de la formation continue) a informé que 25000 apprenants suivent les cours de cette institution universitaire et « les diplômes de certaines filières sont enfin reconnus par la fonction publique.»

Est-ce que l’e-learning est à l’œuvre dans les universités algériennes, comme le prévoyait le programme de 2008 à 2014 puisqu’un crédit de 716 152 000DA avait été dégagé ? Les cours en ligne dans les universités algériennes (45 sur 48 en dispensent) relèvent-ils de cette démarche ?

Sur ce point le docteur Kaïd a dit avoir bénéficié «  de 2 ans de formations en Suisse, dans le cadre d’un partenariat. 45 enseignants universitaires et 10 cadres administratifs en ont bénéficié. Après cette formation, ordre a été donné à chaque recteur pour créer une cellule d’e-learning dans son université. Je rappelle que chaque université avait reçu une ligne spécialisée de 100 mégas. A l’UFC, nous l’avons doublé par un abonnement à Algérie télécom, car il serait inimaginable que l’on interrompe la connexion à cause d’une panne… »

« L’e-learning, ce sont plusieurs centaines d’apprenants, des enseignants, des tuteurs qui ont avec chaque apprenant un lien privilégié pour l’aider, répondre à ses questions et le met en relation avec d’autres apprenants, c’est la tendance de l’enseignement dans le monde. Il y a quelques années, L’Algérie proposait des cours télévisés aux candidats du baccalauréat, des cours d’alphabétisation étaient suivis à distance, la modernité n’est donc pas un obstacle.»

En tout cas, la situation est telle que l’UFC organise les 18,19 et 20 octobre 2014 à Alger un colloque international : «Veille technologique et e-novation pédagogique en formation continue »
Y seront abordées :

«Les forces et les lacunes ou faiblesse des dispositifs à travers elle remplit ses missions, mais aussi un certain nombre de réflexions et d’études ( pour une large part à fortes données empiriques) permettant de définir des grilles d’intelligibilités des transformations en cours, transformations des besoins et des méthodes, des contenus et des types de savoirs en émergence.
Là comme ailleurs, le choix du point d’application des forces intellectuelles, financières et techniques, est essentiel.» Il n’a plus de temps (et d’argent) à perdre.

Par O. Larbi


De la 3G à la 4G puis à la 5G,une évolution naturelle

Internet, d’après sa présentation est un réseau informatique mondial accessible au public. C’est, selon l’explication généralement faite, un réseau de réseaux. C’est un réseau composé de millions de réseaux autant publics que privés, universitaires, commerciaux que gouvernementaux.

Evolution de l’utilisation de l’internet en Algérie et les objectifs à atteindre. C’est le thème d’une conférence-débat animée par le Dr Younès Grar, expert en technologie de l’information et de la communication, et Khaled Kaïd consultant en e-learning et administrateur à l’UFC, au forum de DK News.

Les deux experts présentent l’usage des nouvelles technologies de l’information comme permettant l’avènement de réalités nouvelles. Leurs transmissions  instantanées, raccourcissent les distances et font du monde un village.

C’est une révolution qu’il faudrait suivre et dont il faudrait tenir compte en s’y adaptant si non le retard avec les autres pays sera tellement grand qu’il conduira son auteur à sa marginalisation. S’y intéresser activement en s’engageant dans la pratique mettra à la portée de son auteur les différentes facettes de la vie facilitant les tâches quotidiennes. Il suffit d’un clic…

L’Algérie s’est engagée sur cette voie en créant d’abord les conditions de la formation d’informaticiens de hauts niveaux. Le Ceri a été créé en 1969, puis transformé en Inili. Ensuite fut créé un commissariat national à l’informatique pour mettre en place les conditions de leur essor.

Des ministres africains y ont été formés et dirigent aujourd’hui l’adaptation de leur pays à ces nouvelles technologies.Il y a eu un ralentissement du processus d’approfondissement et d’élargissement des conditions de l’avancée de l’introduction de ces nouvelles technologies durant la décennie de la tragédie, puis l’impulsion de la relance a eu lieu en 1997.

Le réseau CCP a été mis en place. Au regard des moyens disponibles qui sont assez importants, l’Algérie a tout de même ralenti la mise en place au point où elle a figuré en mauvaise position dans le classement des pays avancés dans l’usage des moyens électroniques.

En mauvaise position dans le classement, elle subit la  contrainte des vols de câble et de l’augmentation par dizaines de milliers du nombre de demandeurs. L’Algérie était en régression. Un exemple, la 3G. Le premier texte a été «sorti» en 2003 alors que le 3G a été lancée en 2013, soit avec un retard de... dix années. 

Aujourd’hui, les autorités, Premier ministre et ministre du secteur ont fixé le lancement de la 4G pour l’année 2015. Serons-nous prêts pour cette échéance ? Le nombre d’abonnés à la 3G dépasse aujourd’hui les deux millions.

Le nombre n’est pas donné alors qu’il démontre que le marché est important pour intéresser les divers partenaires. Concernant les collectivités locales, le ministre de l’Intérieur a instruit chaque APC à l’effet d’ouvrir un site web. Si les avancées se feront en cohérence, le champ de l’usage de l’instrument électronique sera plus étendu.

Normalement, le déroulement de la fibre optique pour augmenter le nombre d’abonnés devra accompagner celui des conducteurs de l’électricité dans les nouvelles cités, celles de l’Aadl et d’autres promoteurs.

La fibre optique n’intéresse pas ceux qui volent les câbles en Cu. La fibre optique est à utiliser dans les villages alors que dans les campagnes et montagnes, la place est encore aux antennes. La 4G puis la 5G devraient être dans un processus d’évolution normale, car intéressent beaucoup plus les jeunes car ceux-là grandissent naturellement avec l’usage de nouvelles technologies électroniques. Les jeunes sont plus  aptes à assimiler les techniques qui concernent   les différentes facettes de l’internet.

Ces nouvelles technologies sont très utiles pour l’enseignement à distance, l’e-Commerces. Avec la signature électronique. Tous les pays possèdent un programme d’enseignement à distance au service des citoyens quel que soit l’âge. Pas d’obligation d’aller (de se déplacer) à l’université, liberté du choix de la spécialité.

Le tuteur peut être consulté à distance qu’importe la distance. On appelle ça de l’enseignement virtuel qui débouche sur une reconnaissance du diplôme. Un opérateur dit qu’il a réussi à avoir 3 millions d’abonnés en 5 ans alors que le défi devrait être de gagner 3 millions d’abonnés en une année. Quel est le nombre d’abonnés total à la 3G ? Les opérateurs n’ont pas le droit de donner le nombre d’abonnés. 

Par Saïd Abjaoui

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