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Dr Ahmed Mizab et , Amar Laroum, représentant de la DGSN et Chef du Forum de la Sûreté nationale, invités hier du Forum de DK News - Un autre tabou tombe : Enraciner la culture de la sécurité publique

Publié par DK News le 28-01-2015, 19h48 | 174
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Le commissaire principal Omar, Larroum, de la Dgsn, chargé du Forum de cette institution, est intervenu pour situer les efforts de la Sûreté nationale dans l’information des citoyens par l’intermédiaire des médias écrits, télévisés, audio, électroniques dans un contexte d’ouverture et de mondialisation :

«L’information produite par la Dgsn, sous la direction du général-major, Abdelghani Hamel, s’est adaptée aux vecteurs existants en créant un site web interactif, où se trouvent toutes les données qui intéressent les citoyens et les professionnels ; des comptes Facebook et Twitter, le Forum de la Sûreté nationale établissent, avec le numéro vert des canaux d’informations et de participation à la sécurité des citoyens dans le respect de la loi et des règlements.

«Nous avons enrichi nos moyens au-delà de la revue «Ech Chorta». Tout ce que nous écrivons et, donc, faisons est accessible à tous.» L’officier a souligné que «  l’information produite par les services de la Dgsn est détaillée, complète sûre, appuyée sur des faits. Et conforme à la loi.»

C’est un fait que la Dgsn est l’une des institutions qui connaît le mieux et en profondeur la société algérienne, non seulement du fait de la répression des actes illégaux et délits, des crimes les plus divers mais grâce à la proximité qu’elle a avec les quartiers et les zones  éloignés, « la société civile, à travers les associations nous sont d’un précieux secours en attirant l’attention sur des dysfonctionnements, les dangers ou les risques. »

Prévention

Le meilleur moyen de se prémunir des dangers, de contribuer à la bonne qualité de la vie est de pratiquer une prévention étendue : le citoyen quels que soient son statut, sa place dans la société a déjà montré son intérêt pour la sécurité publique : «Nous avons enregistré 800 000 visites de la page Facebook, 450 000 ont twitté. 

Notre souci est de favoriser une culture de la sécurité dans notre société, une éducation qui fait du citoyen un acteur de sa propre sécurité. Les jeunes ont montré la voie en intervenant sur nos médias. Leur sensibilisation augure d’une bonne appréciation de l’action de la Dgsn.»

Le droit à l’information

Le commissaire Laroum a insisté sur le droit à l’information en faisant référence au code de l’information ; il sait que l’information est une marchandise qui excite l’esprit de concurrence dans la cadre de l’ouverture médiatique :

«La concurrence, la précipitation à donner une information «avant les autres» peut-être incomplète, peuvent générer des dérapages indésirables, c’est pourquoi, «il est souhaitable que des journalistes se spécialisent dans l’information sécuritaire, ce qui leur ouvrirait plus de portes au niveau des structures de la Dgsn» affirme le commissaire principal.

Cette spécialisation a des avantages : outre une meilleure utilisation des capacités d’information de la Dgsn, l’accès aux données statistiques qui sont le véritable miroir de la société s’agissant des crimes et délits, elle offre aux journalistes des connaissances sur les dangers qui menacent la société leur permettant de contribuer à l’éveil des consciences et à la responsabilité civique. Dans cette relation de partenariat, c’est l’institution qui donne le plus.

Sécurité

«Toutes les sociétés ont besoin de sécurité pour se développer ; le monde aujourd’hui est marqué par l’instabilité, les changements brutaux à l’intérieur et à l’extérieur, loin ou au contraire tout près. Les menaces sont multiples et les agents aussi divers : assurer la paix et la sécurité. Les voies et moyens adaptés intègrent l’action citoyenne.

A cet effet, il est important de le savoir» a soutenu le docteur Ahmed Mizab, président de la Commission algéro-africaine pour la paix et la réconciliation nationale.
L’éducation à toutes les formes de sécurité est la base de la culture civique ; les professionnels de l’information y participeront en se formant aux arcanes de la sécurité publique, «la Dgsn est disponible pour ce faire.»

Par O.Larbi


Assurer et rassurer

Information sécuritaire. Deux concepts qui ont été et qui sont encore à la base de bien de confusions. Evoquer déjà le simple mot d’information peut induire un trouble compte tenu que tout est politisé et que pour certains tout prête à suspicion.

Lui accoler le concept de sécurité définit une stratégie. L’information de sécurité ou l’information sur la sécurité ? Le premier s’inscrit fatalement dans  une perspective d’interrogation sur l’évaluation de la sécurité. Il est impossible qu’à travers l’information de sécurité on renonce à nous interroger sur l’état de la sécurité. D’autre part, quand on parle d’information de sécurité, la question se pose de savoir s’il faut rendre celle-ci publique ou procéder à sa rétention.

Dans le contexte de la mondialisation et de la circulation en instantané de l’information, c’est le monde entier qui est informé en même temps. Alors, quelle information à communiquer au monde entier?
Pour la première fois, le forum de DK News et  la Dgsn  ont organisé en partenariat un débat avec la presse nationale sur le thème «l’information sécuritaire et l’ouverture médiatique.» Les deux invités d’hier étaient le Dr Ahmed Mizab, président de la commission Algéro-Africaine pour la paix et la réconciliation nationale, et le commissaire principal Ahmed Laroum.

Le Dr Mizab commença par replacer la sécurité dans les différents contextes  par rapport à la nature des menaces en disant que les approches opérées sont appropriées à chaque contexte. L’information sécuritaire est alors inscrite dans une stratégie qui sous tend  les politiques poursuivies.

Le fait que nous soyons dans le cadre d’une ouverture médiatique, dans la circulation en temps réel des informations à travers le monde, a pour implication l’entrée dans les radars mondiaux et donc le regard mondial qui est porté sur la nature de l’information. L’information de sécurité devient ainsi dans les mains de ses auteurs un instrument au service d’une politique.

L’information sécuritaire peut se saisir dans sa globalité. La Dgsn a beaucoup investi dans la prévention car il est moins coûteux d’intervenir en amont qu’en aval. C’est une préoccupation et une instruction du directeur général, le général-major, Hamel.

C’est le travail de proximité qui contribue à fournir à la sureté nationale les informations lui permettant d’intervenir au mieux en amont de la consommation du crime. La sécurité de proximité permet également à la sûreté nationale de récupérer pour la société des jeunes qui étaient en perdition et qui pouvaient être utilisés par des criminels à commettre des crimes, des agressions et des vols.

Il peut arriver que des informations sécuritaires ne doivent pas être diffusées, portées à la connaissance des populations par le biais de la presse ou d’une quelconque autre source du double fait qu’elle concerne une affaire en instruction ou une recherche pour incarcération.

Le représentant de la Dgsn souhaiterait que la presse spécialise des journalistes sur les questions de sécurité et que ces derniers soient les interlocuteurs des corps de sécurité.La Dgsn communique très souvent sur des faits sécuritaires qui ne sont pas fatalement liés au terrorisme.

D’ailleurs, il affirme que la sureté nationale a pris en charge la mise des journalistes en situation d’appréciation de  ses missions à travers les invitations opérées à maintes fois à accompagner des forces d’intervention sur le terrain. Des journalistes ont été invités à faire même des reportages  sur les missions de la police durant le service de nuit.

Pour qu’une prise en charge rapide de la protection des populations soit une réalité, la Dgsn met au service des citoyens des numéros dit verts 15 48 qui sont accessibles sur le territoire national. L’information de sécurité peut ainsi avoir les populations pour source émettrice.

L’information de sécurité est toujours inscrite dans une stratégie. Durant la décennie de tragédie nationale, des informations de sécurité ont été données à la une par  certains médias. S’agissait-il d’enlever à l’Etat le monopole sur l’information sécuritaire, tant dans son contenu que dans l’opportunité de sa diffusion ?

Nous redisons encore qu’il est important de diffuser des informations responsables. Les journalistes présents au forum ont reconnu la disponibilité des forces de  police à les briefer sur les divers aspects de l’activité sécuritaire.

Les journalistes ont été concentrés sur les exposés des deux experts et sur les débats sur un thème qui passait pour être tabous jusque-là…Un tabou qui vient d’être brisé ce qui honore à ne point endouter la Sûreté nationale.

Par Said  Abjaoui


A retenir ...Forum de la Sûreté nationale: Un espace de communication par excellence

 

En application des directives du général-major Abdelghani Hamel, la Direction générale de la Sûreté nationale a tracé une nouvelle stratégie de communication visant à renforcer les relations entre la Sûreté nationale et les différents partenaires sociaux.

«Dans ce cadre, la Dgsn à multiplier les canaux de communication afin de permettre aux médias de bénéficier de l’information rapidement et efficacement. Créé en 2013, le Forum de la Sûreté nationale qui réunit l’ensemble des organes et traite différents sujets en rapport avec la sécurité, la santé et l’histoire, est un espace de réflexion et de communication par excellence qui fait désirer plusieurs pays polices arabes», a indiqué M. Laroum.


800 000 visiteurs et 450 000 j’aime sur le site web et la page Facebook de la DGSN
En vue de se rapprocher davantage du citoyen, la DGSN a créé en 2007 le site web de la Sûreté nationale (www.DGSN.dz). A actualisé en 2012, le portail web de la police algérienne qui compte plusieurs rubriques dédiées notamment à l’information et à la prise en charge des préoccupations des citoyens, a enregistré plus de 800 000 visiteurs.

En 2013, l’institution policière a procédé au lancement d’une page Facebook accessible à partir du lien (facebook.com/algériepolice.dz), pour informer les citoyens, particulièrement les jeunes, sur les missions et les devoirs de la Sûreté nationale. La page qui entre dans sa deuxième année est suivie par plus de 450 000 personnes. La stratégie de déploiement sur le web de la police a été ponctuée par l’ouverture il y a six mois d’un compte twitter (@algeriepolicedz).


Relation DGSN-Médias:  «Pas de différence dans la transmission de l’information»
Abordant la politique de communicat ion de l’institution avec la presse, le Chef du Forum de la Sûreté nationale, le commissaire principal Laroum Amar, a affirmé qu’aucune distinction n’est faite lors de la transmission de l’information aux médias. 

«L’information sécuritaire contribue à garantir la sûreté et la sécurité des citoyens. Les communiqués, les informations, ainsi que les invitations sont transmises  à tous les organes sans exception».          

Par R. R

 

Publié dans : Dr Ahmed Mizab et, Amar Laroum
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