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Dr Ahmed Mizab, président de la commission algéro-africaine pour la paix et la éconciliation, et le Dr Saïd Ayachi, président de la commission d’amitié et de fraternité algéro-sahraouie, invités hier au forum de dk news : «Le peuple sahraoui sera i

Publié par DK News le 16-02-2015, 19h49 | 253
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C'est ce qu'ont affirmé, à l'unisson, le docteur Mizab et M. Layachi au Forum de DK Newssous le thème : «La question sahraouie et la visite de Christopher Ross dans la région.»

Si M. Ross, fonctionnaire du département d'Etat US est mandaté par le Secrétaire général de l'ONU pour une nouvelle tournée dans  la région, c'est pour faire le point des positions respectives des parties en conflit du Sahara occidental, c'est-à-dire le Gouvernement de la Rasd et le royaume du Maroc.

MM. Mizab et Layachi disent de M. Ross qu'il est un «diplomate chevronné, talentueux, intègre et intellectuel qui cherchera à créer les conditions, à trouver les outils pour organiser un référendum honnête pour entériner le choix du peuple sahraoui. »

«Tout le reste est diversion, une mascarade (à 4 millions de dollars pour le principal organisateur) contre laquelle l'opinion publique nationale et internationale doit être mobilisée», car le Maroc et les organisateurs du Forum de Crans Montana sur un territoire que l'ONU considère que «le Sahara occidental est un territoire sans administration.

En 2002, un avis de droit de Hans Corell, vice-secrétaire général aux questions de droit, conclut que le Maroc n'est pas la puissance administrante du territoire, et est illégale et contraire au droit international.

Les deux orateurs ont souligné les liens historiques et civilisationnels entre les pays de la région, comme ils ont relevé que chaque fois que la communauté internationale se préoccupe de la situation au Sahara occidental, se développent les manœuvres de diversion et de maquillage de la réalité : le Forum de Crans Montana servirait notamment à occulter la mort sous la torture de deux Sahraouis à Dakhla !

Quand le roi du Maroc a décidé de fermer les frontières avec l'Algérie en 1994, il a, dans la foulée, expulsé des Algériens, saisi leurs biens, séparé des familles dont les conjoins ont une nationalité différente.» C'est le même scénario pour promouvoir le Forum de Crans Montana, faire croire que la communauté internationale est acquise à la volonté du roi. Or, l'Union africaine a désavoué ce projet de Forum, des puissances européennes.

Rappelons que Kofi Annan, alors Secrétaire général de l'ONU,  avait indiqué qu'aucun Etat membre de l'ONU ne reconnaît le Maroc comme autorité administrante au Sahara occidental.

Rappels

 Dès 1965, l'ONU pousse l'Espagne à décoloniser ce territoire ainsi que le protectorat de cap Juby (Tarfaya) et l'enclave d'Ifni, reconnaissant ainsi que le peuple qui vit sur le territoire du Sahara occidental a droit «à l'autodétermination et à la décolonisation» comme le stipule la charte de l'ONU en matière de droits des peuples.

- «Trente-sept ans après la proclamation de son indépendance, cette ancienne colonie espagnole n'a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique» écrit un auteur indépendant.

- Le cessez-le-feu unilatéral avec la Mauritanie est approuvé par l'ONU et le 10 août 1979 un traité de paix est signé dans lequel la Mauritanie cède sa partie du Sahara au Front Polisario, rappelle-t-on.

La République arabe démocratique sahraouie  (Rasd), proclamée le 27 février 1976, il y a 39 ans, par le Front Polisario, a continûment soutenu les décisions, les avis de l'ONU, de l'Union africaine, s'est élevée contre les violations des droits de son peuple à l'autodétermination et à la souveraineté sur son territoire : ni les investissements de multinationales, ni la construction du «Mur» de sable qui met 80% du territoire sous l'occupation d'une puissance étrangère, marocaine, n'ont entamé la volonté de paix des Sahraouis  sous la conduite de leurs dirigeants.

La tenue du Forum de Crans Montana est en vérité une déclaration de guerre de certains qui croient que la politique du fait accompli est la loi qui régit les relations entre les peuples, les Etats.
- En 2007, le Maroc a accepté de traiter directement et officiellement avec le Polisario en tant qu'un des protagonistes du conflit.

Ce que l'ONU admet également. Si le Maroc reconnaît la réalité de la Rasd, c'est que la position de l'Algérie qui «n'a pas de revendications territoriales sur le Sahara occidental, n'est pas partie prenante dans le conflit qui oppose la Rasd et le royaume du Maroc» ; ce qui est conforme à «son soutien aux indépendantistes sahraouis (qui) relève de ses principes d'aide à tous les peuples qui luttent pour la décolonisation de leur pays à travers le monde».

L’Algérie n'est donc pas impliquée dans le conflit, si ce n'est qu'en respectant la charte des Nations unies sur les droits à l'autodétermination et l'indépendance des peuples.- En avril 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte une nouvelle résolution (n° 1754) qui engage les parties à négocier «en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental».

- La tournée de Christopher Ross serait un succès si comme le 30 avril 2008, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1813 qui «fait sienne la recommandation formulée dans le rapport selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de compromis afin de maintenir l'élan imprimé au processus de négociation» et dissiper le brouillard artificiel du Forum de Crans Montana. Moralement condamnable, car éloigné de la vérité des faits. De la légitimité historique et de la volonté des peuples.

Par O.Larbi


Le président sahraoui appelle l’ONU à réunir les conditions d’organisationdu référendum au Sahara occidental

Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a appelé lundi l’Organisation des Nations unies (ONU) à faire pression sur le régime marocain, pour réunir les conditions d’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara Occidental.

«La présence marocaine sur le territoire sahraoui est une force d’occupation, et, de là, l’ONU, la légalité internationale et le droit international, sont les parties devant déterminer les démarches et les actions liées à la gestion de la question du Sahara occidental», a affirmé M. Abdelaziz, à l’issue d’une rencontre avec M. Christopher Ross, envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental.

Le président sahraoui a déclaré que «les entretiens avec l’envoyé onusien étaient clairs et ont donné l’opportunité au front Polisario d’exprimer ses vues concernant les principes essentiels liés à la décolonisation du Sahara occidental». Il a réitéré la disposition du front Polisario «à coopérer avec l’ONU et à soutenir les efforts de M. Christopher Ross, pour arriver à une solution garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions de la communauté internationale».

«La partie sahraouie a fait part de ses profondes préoccupations au sujet des violations des droits de l’Homme par le gouvernement marocain au Sahara occidental, en dépit de la présence de l’ONU qui détient les mécanismes politiques, légaux et des droits de l’Homme», a ajouté le président sahraoui. Il a, à ce titre, indiqué que «l’ONU assume la responsabilité de ce qui se passe dans les territoires sahraouis occupés», appelant cette instance internationale à exercer ces mécanismes pour contribuer à la protection des droits de l’Homme au Sahara occidental».

Le président Mohamed Abdelaziz a, par ailleurs, exprimé sa profonde inquiétude à l’égard de la politique marocaine visant à impliquer les compagnies, organisations et investisseurs étrangers dans le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, au mépris de la légalité internationale.

L’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, a achevé, lundi, sa tournée de trois jours dans les camps de réfugiés sahraouis, où il a rencontré la délégation sahraouie aux négociations, et des responsables sahraouis, à leur tête le président Mohamed Abdelaziz.
aps


La Suède contre l'exploitation par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental

La Suède vient de réaffirmer, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Mme Margot Wallstrom, son opposition à l'exploitation des ressources naturelles au Sahara occidental par le Maroc.

Mme Wallstrom, qui intervenait devant le Parlement suédois, a indiqué que la position de son pays «est conforme au droit international et s'appuie sur l'avis formulé, en janvier 2012, par le conseiller de l'ONU, Hans Corell, de nationalité suédoise, qui avait indiqué que l'exploitation des ressources naturelles au Sahara occidental doit se faire au profit du peuple sahraoui et en concordance avec ses intérêts et souhaits».

La chef de la diplomatie suédoise qui a fait cette déclaration en réponse à une question d'un député du parti de gauche, a précisé que «ce même fondement a motivé le vote de la Suède contre l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre l'Union européenne et le Maroc en 2006 et en 2013.
Elle a considéré que «le Maroc n'avait pas rempli ses obligations découlant du droit international qui l'obligent à prendre en compte la volonté de la population sahraouie».

APS


L’Algérie a accompagné 15 mouvements de libération depuis l’Indépendance

Depuis l’Indépendance, l’Algérie a accompagné 15 mouvements de libération dont 13 mouvements africains, a indiqué M. Ayachi.

«Le mouvement national sahraoui est reconnu pas toutes les instances internationales, il est donc normal que l’Algérie soutienne le front Polisario dans son combat pour l’indépendance du peuple sahraoui», a-t-il souligné.


Autodétermination du Sahara Occidental : «Le Maroc essaye de gagner du temps»  

Lors de son intervention, le président du Cnasps a reconnu que «certains Etats qui partagent des intérêts communs avec le Maroc», essayent par tous les moyens de freiner le processus d’autodétermination du Sahara occidental.

«Le Maroc tente de gagner du temps en repoussant l’échéance référendaire, mais ce qui est sûr, le Sahara occidental finira par arracher sa liberté et son indépendance, ce n’est qu’une question  de temps».
Par R.R 

 

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