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Le DG M. Cherif Kichou, invité hier du Forum de DK News - Une stratégie de modernisation en 4 axes : 5 millions de passeports biométriques, 100 millions d’actes de naissance déjà établis

Publié par DK News le 11-04-2015, 19h49 | 581
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Cela fait depuis bien longtemps que les populations disent avec conviction qu’entre elles et l’administration publique, la bureaucratie et la lenteur des lourdes et longues procédures sont des virus qui érodent largement la confiance.

Il n’y a qu’à faire le décompte du nombre de documents demandés pour constituer des dossiers pour conclure que celui-ci est assez pléthorique et décourage même les demandeurs pour lesquels il y a urgence.

Cela fait depuis bien longtemps, mais cette fois-ci, ce n’est plus le cas. Depuis une année, ou alors depuis quelques jours pour ceux qui viennent de le constater, les exigences citoyennes et la volonté politique se sont enfin rencontrées.

Les citoyens sont sortis du statut d’individus car ils ont constaté qu’ils sont au cœur des politiques publiques. De la transformation des actions publiques à l’intégration des données biométriques et numériques, c’est tout une « révolution » par laquelle l’administration s’impose une obligation de résultats.

C’est ce que nous avons bien compris en rencontrant hier, au forum de DK News dont il était l’invité, M. Cherif Kichou, directeur général des Transmissions nationales, au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. M. Kichou a animé une conférence débat portant sur le thème «La modernisation de l’administration et ses implications sur les citoyens».  

Notons que cette conférence débat animée par le directeur général des Transmissions nationales marque une offensive médiatique du ministère de l’Intérieur et fait suite à  une première conférence animée par le directeur général des Transmissions  nationales.

Comme l’a bien précisé M. Kichou, c’est en application du programme présidentiel que le ministère de l’Intérieur a « engagé un vaste chantier de modernisation de l’administration publique afin d’améliorer son efficacité et la rapprocher du citoyen». Cela permettra de fournir des services publics de qualité et dans les meilleurs délais et bien sûr de garantir la prise en charge effective des préoccupations des citoyens.

Ces réformes ont été décidées sur la base d’un constat qui relève toutes les insuffisances en matière de formation et qualification, de difficultés pour les citoyens à accéder aux services publics, mauvaise qualité de l’accueil, lenteur dans le traitement des dossiers, complexité des procédures administratives, cloisonnement organisationnel.

Le ministère de l’Intérieur est pratiquement l’interface entre les institutions et les populations. Il est aux premières lignes localement par le biais de la coordination par les walis des démembrements locaux des ministères, représentant l’exécutif de wilayas. Pourquoi moderniser l’administration ?

Cela est-il intégré dans les réformes des missions de l’Etat dont l’élaboration textuelle a été confiée à la commission Sbih? La réforme entreprise dans l’administration poursuit plusieurs objectifs. Améliorer l’organisation et le fonctionnement de l’administration et, ainsi, l’efficacité de l’action administrative et la qualité de la gestion publique.

 3 axes de direction : simplification de l’action administrative, accélération de la transition numérique et évaluation des politiques publiques. Il s’agit donc d’améliorer les performances de l’administration et de chercher à en dépenser moins.

– La modernisation de l’administration a également pour but d’améliorer les relations entre l’administration et les administrés et, donc, les services rendus aux citoyens. Cela passe par un meilleur accueil des usagers, la  simplification des formalités et des procédures administratives (ex : guichet unique), le développement de l’administration électronique, le renforcement des droits des citoyens face à l’administration (ex : droit d’accès aux documents administratifs) et d’une politique de transparence.

– La simplification de l’organisation de l’administration d’État.Un grand effort a été fait en matière de formation, à savoir, que 20 000 fonctionnaires et élus iont été formés, tandis que 5000 spécialistes dont 2000 ingénieurs ont été déployés aux niveaux local et central, une mise en réseau de l’administration du ministère en vue d’un suivi et d’un meilleur contrôle en temps réel.

Toutes les wilayas, daïras, circonscription administratives, communes, antennes administratives sont reliés à l’administration centrale du  ministère de l’Intérieur par un réseau privé et sécurisé.
Pour simplifier l’explication, un extrait de naissance peut se retirer au niveau de n’importe quelle APC, de n’importe quelle wilaya, sur tout le territoire national.

Pour se rendre compte de l’importance des changements opérés, 4 millions de passeports biométriques ont été faits et remis. L’administration a fait face à un rush en fin de l’année écoulée. Depuis l’introduction de la biométrie 100 millions d’extraits d’actes de naissance ont été établis.

Par Saïd Abjaoui


Communication de M. Kichou Chérif : Une stratégie de modernisation en 4 axes

En application du Programme de son Excellence M. le Président de la République et sous l'autorité de M. le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, le ministère a engagé un vaste chantier de modernisation de l'administration publique afin d'améliorer son efficacité et la rapprocher du citoyen lui permettant ainsi de : Fournir des services publics de qualité et dans les meilleurs délais.
Garantir la prise en charge effective des préoccupations des citoyens.

Le constat sans appel de la situation qui prévalait dans l'Administration, préalable nécessaire à toute action de modernisation, a fait ressortir les insuffisances suivantes:
-Un déficit en formation et qualification de la ressource humaine
-Une difficulté de l'accès aux services publics
-Une mauvaise qualité de l'accueil des citoyens
-Une lenteur dans le traitement des dossiers
-Une complexité des procédures administratives
-Un cloisonnement organisationnel.

Sur la base de ce constat, le ministère a élaboré une stratégie de modernisation de l'Administration qui s'est déclinée en une série d'actions concrètes et réalisées visant à rendre l'Administration plus communicante, facilement accessible, offrant des services de qualité dans les meilleurs délais et prenant en charge efficacement les préoccupations des citoyens.La stratégie de la modernisation repose sur les axes de développement suivants:

1- La valorisation de la ressource humaine par la formation continue des agents, cadres et élus. Plus de 20 000 fonctionnaire et élus ont déjà suivi des formations (pour certains à l'étranger) dans différents domaines d'activités administratives.

Par ailleurs, le MICl emploie plus de 5000 spécialistes des technologies de l'information et de la communication dont plus de 2000 ingénieurs d'Etat déployés aux niveaux central et local.

2- la mise en réseau de l'Administration du MICL pour améliorer les conditions d'exercice de la communication et de la coordination et assurant un même niveau d'information aux autorités centrales et Locales du MICL pour la gestion, le suivi et le contrôle en temps réel des actions engagées dans le cadre de la prise en charge effective des préoccupations des citoyens.

Toutes les wilayas, daïras, les circonscriptions administratives, les communes et la majorité des antennes administratives sont reliées à l'Administration centrale du MICL par un réseau de transmissions, privé et sécurisé du MICL, en fibre optique.

3- la réingénierie des processus administratifs par la simplification des procédures administratives, de l'allégement des dossiers administratifs, de l'automatisation de la délivrance de titres et documents ( Etat civil, Pc, Cg, Pbe, etc. .. ) de qualité fiable et sécurisée et de la mise en service du centre d'appel qui constitue un guichet unique virtuel facilement et gratuitement accessible à tous les citoyens pour s'informer et de soumettre leurs doléances sans avoir à se déplacer vers l'administration.

4- Implication du citoyen dans les actions de développement local de proximité (PCD et CGS) dans le cadre d'une démarche participative  depuis la planification jusqu'à la réalisation des projets.

Par Saïd Abjaoui


Modernisation de l’administration publique : 20 000 agents, cadres et élus formés

 

Kichou Chérif est directeur général des Transmissions nationales au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Il fut, durant de longues années, responsable de l’informatique au sein de ce ministère de souveraineté.

Direct, concret, il place l’auditeur dans la disposition de recevoir le message, dès lors qu’il met en avant le «  constat sans appel de la situation qui prévalait dans l’Administration, préalable nécessaire à toute action de modernisation »

L’énumération des déficits est éloquente :

« Un déficit en formation et qualification de la ressource humaine », si bien que le ministère a engagé la formation de plus de 20 000 P/APC, présidents d’APW, d’agents « Une difficulté de l'accès aux services publics, une mauvaise qualité de l'accueil des citoyens, une lenteur dans le traitement des dossiers, une complexité des procédures administratives » sont passées au crible pour communiquer que cet état de fait n’est plus de mise ; que l’Administration est passée à un autre niveau de relation avec le citoyen, celui d’être à son service en tant que client.

Cette notion empruntée aux Nord-Américains met le citoyen en demande de services publics dans la position de contrôleur de l’activité de l’Administration ; son insatisfaction valant condamnation de l’institution concernée.

Le « cloisonnement organisationnel » qui prévalait à l’intérieur de l’Administration qui multipliait les obligations du citoyen sans obligation de résultat de la part des prestataires de service : les réclamations devaient être écrites sans garantie qu’elles arrivent à leur destinataire, le « décideur » omniscient.

Stratégie et réseau

« La stratégie de modernisation de l'Administration(…) s’est déclinée en une série d'actions concrètes et réalisées visant à rendre l'Administration plus communicante, facilement accessible, offrant des services de qualité dans les meilleurs délais et prenant en charge efficacement les préoccupations des citoyens. »

Elle repose sur les axes de développement suivants:
1- La valorisation de la ressource humaine (voir plus haut) par la formation continue dans «différents domaines des activités administratives ».

Si le citoyen algérien peut obtenir son passeport biométrique, sa carte d’identité nationale, son permis de conduire, sa carte grise et son livret de famille dans les plus brefs délais, il le doit au fait que «le MICL emploie plus de 5000 spécialistes des technologies de l'information et de la communication dont plus de 2000 ingénieurs d'Etat déployés aux niveaux central et local. »

Ce sont eux qui ont scanné plus de 100 millions d’actes de l’état civil, dont 61 millions d’actes de naissance depuis 1840, 18 millions d’actes de mariage qui ont été, par la suite, saisis manuellement. 4,5 millions de passeports biométriques ont été délivrés sans que le dossier papier quitte la daïra d’origine.

M. Kichou  développe que « la mise en réseau de l'Administration du MIClL pour améliorer les conditions d'exercice de la communication et de la coordination et assurant un même niveau d'information aux autorités centrales et locales du MICL pour la gestion, le suivi et le contrôle en temps réel des actions engagées dans le cadre de la prise en charge effective des préoccupations des citoyens» est le deuxième axe majeur de l’action de modernisation et de rapprochement de l’Administration et du citoyen »

Ainsi, « toutes les wilayas, daïras, les circonscriptions administratives, les communes et la majorité des antennes administratives sont reliées à l'Administration centrale du MICL par un réseau de transmissions, privé et sécurisé du MICL, en fibre optique. » Le réseau Intranet du MICL a déjà fait face à plus de 300 tentatives d’intrusion «  localisées », mises en échec.

Réingénierie

Il s’agit de revoir les « processus administratifs par la simplification des procédures administratives, de l’allégement des dossiers administratifs, de l’automatisation de la délivrance de titres et documents (état civil, permis de conduire, carte grise, passeport biométrique, etc…) de qualité fiable et sécurisée. »

Il ne sera plus nécessaire, sous peu de produire des pièces pour d’autres services administratifs  avec la mise en œuvre du numéro d’identification nationale.

NIN

Ce NIN est déjà présent sur les passeports biométriques, il sera généralisé pour tous les citoyens algériens qui n’auront plus à produire des documents ; ce sera aux administrations de formuler leur demande à partir du NIN de l’intéressé.

M. Kichou synthétise l’avancée de l’Administration en affirmant que l’identité passe de la forme juridique ( papier) à la forme biométrique ( photo et empreintes) que complète la forme numérique qui situe la maîtrise des technologies de l’information et de la communication..

Des coûts réduits

Le directeur général des transmissions nationales est clair ! « Les 548 daïras et les 28 postes consulaires ont été dotés de logiciels créés par nos ingénieurs. On aurait pu sous-traiter les  applications…

A 5000 dollars par daïra cela aurait avoisiné  les 20 millions de dollars d’économie. Grâce à notre ressource humaine, nous contribuons ainsi à la sécurité des informations privées de tous les Algériens. » Avec ce rapport qualité-prix, l’éloquence est sans égale.

11 00

M. Kichou rappelle que son collègue, M. Talbi, directeur général des libertés publiques au MICL avait donné des éléments d’appréciation de ce service qui permet de traiter «  à distance, les doléances des citoyens. »

Il ajoute : « Le 11 00, c’est un guichet virtuel, unique. Il démontre cette chose qui a été perdue de vue : le citoyen peut participer à l’amélioration des conditions de vie  de sa localité, contribuer au choix des projets locaux en le faisant savoir aux autorités locales dans des formes déjà énoncées « de démocratie participative. » Avec preuves à l’appui. Dont acte.

Par O. Larbi


La formation priorité des priorités
Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes visant à améliorer la gestion des collectivités locales, le ministère de l’Intérieur a procédé depuis la mise en service du registre national de l’état civil à la formation de plus de 20 000 agents, cadres, élus, P/APC et P/APW.

Les formations prodiguées, dont certaines à l’étranger, ont pour but de renforcer les capacités et les connaissances des responsables des collectivités locales.


Registre national d’état civil :100 millions d’actes enregistrés

Depuis le lancement du registre national de l’état civil, plus 100 millions d’actes de tous types (actes de naissance, de mariage, de décès)  ont été enregistrés. D’après M. Kichou, 61 millions d’actes de naissance dont certains remontent à 1840, 18 millions d’actes de mariage et autant d’actes de décès ont été à ce jour numérisé.

Concernant l’opération de délivrance de passeports biométriques, le Directeur général des transmissions au ministère de l’Intérieur a indiqué que 4,5 millions de passeports biométriques ont été délivrés.


300 tentatives de piratages déjouées

Depuis le lancement du registre national d’état civil numérisé, les informaticiens du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales ont déjoué plus de 300 tentatives de piratage du système.

«Il existe deux sortes de hackers, ceux qui piratent des sites pour se faire connaître et ceux qui s’attaquent au système. Dans les deux cas, nos ingénieurs ont pu localiser les auteurs et déjouer plus de 300 tentatives d’intrusion»  a indiqué M. Kichou.


Centre d’appel 11-00 : 524 208 appels enregistrés et 19 819 requêtes traitées

 Le centre d’appels (11-00) du ministère de l’Intérieur, mis à la disposition des citoyens pour s’informer sur les procédures administratives ou pour formuler des requêtes, est accessible gratuitement et à tout moment, à partir des trois opérateurs de téléphonie mobile (Mobilis, Djezzy et Ooredoo) ainsi qu’à partir du réseau fixe.

Depuis sa mise en service le 4 janvier 2015, le serveur vocal qui permet au citoyen ou qu’il soit d’accéder 24h/24 à l’information a reçu 524 208 appels. Par ailleurs, les opérateurs du centre répartis en deux brigades de huit à travers les 48 wilayas ont enregistré 48 381 requêtes dont 19 819 ont été traités dans les 72h.   
Par Rachid Rachedi

 

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