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Le président de la Fédération algérienne des donneurs de sang, M. Gherbi Kaddour invité hier de dk news - Journée internationale du donneur de sang : Un geste noble et généreux

Publié par DK News le 13-06-2015, 19h08 | 626
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A l’occasion de la Journée internationale du don de sang, des experts de différentes envergures ont appelé, hier, les citoyens à aller donner leur sang régulièrement pour garantir sa sécurisation et réduire au maximum les risques d’infections lors des transfusions sanguines. Invités au forum du quotidien DK News, ces spécialistes en mis en relief l’intérêt du don régulier et volontaire et non pas occasionnel lors de journées internationales en vue de minimiser les risques de contamination et d’infections lors de transfusion.

A cet effet, le président de la fédération nationale du don de sang, M. Gherbi Kedour, a rappelé l’importance de ce geste noble et généreux qui sauve des vies, précisant que le donneur d’aujourd’hui peut être le receveur de demain. Il a surtout insisté sur le don régulier qui doit s’inscrire dans la culture citoyenne car le sang a une durée de vie et qu’il ne peut pas être conservé indéfiniment (globule rouge : 42 jours et plaquette : 5 jours).

La Journée internationale du donneur de sang inscrite sous le slogan de «Sauvez- moi la vie » est abritée cette année par la Chine et sera fêtée en Algérie à travers toutes les wilayas du pays.
En plus de la satisfaction personnelle et de la reconnaissance divine, donner son sang, selon M. Gherbi, permettra de recevoir  une carte de groupage, bénéficier d’un bilan gratuit et obtenir au bout du troisième don une carte de donneur.

De son côté, le représentant de l’OMS en Algérie, Pr Ba Keïta, a précisé que la volonté de développer les actions de don de sang s’affiche clairement au niveau des institutions, des entreprises et des citoyens, appelant à canaliser ces efforts. Il a aussi mentionné que les donneurs n’ont aucune crainte à avoir étant donné que le sang est renouvelé au bout de quelques heures, qu’un examen médical est effectué avant la prise de sang et qu’un bilan sera réalisé.

Les contre-indications au don de sang

S’agissant des contre-indications au don de sang, le représentant de l’OMS a parlé des maladies chroniques, des maladies temporaires (grippe) et des personnes ayant moins de 18 ans et plus de 65 ans.Une poche de sang pourra ainsi servir aux femmes souffrant d’hémorragie, aux anémiés sévères, aux accidentés de la route et aux opérés.

S’exprimant sur le personnel médical, il a aussi appelé à la formation d’agents qualifiés à la collecte du sang pour éviter tous risque et désagrément pour le donneur et le receveur.Pour sa part, la représentante de l’Agence nationale du sang, Dr Aziza Hamadi, a mis en relief le rôle important des médias qui ne doit pas se limiter uniquement à une journée mais doit être constant et continu.

Elle aussi réitéré l’appel au don de sang pour sauver des femmes enceintes faisant des hémorragies et qui nécessitent au moins 20 poches de sang.Pour ce faire, il est utile de disposer d’un stock au niveau de l’hôpital et de l’Agence du sang pour arriver à l’autosuffisance en matière de sang.

L’intervenante a aussi spécifié que le jeûne n’est pas une contre-indication au don du sang sauf au cas où le médecin s’y oppose, mentionnant que le donneur peut aussi faire un don après la rupture du jeûne (3 heures après le jeûne).

La fréquence du don de sang a augmenté

Chiffres à l’appui, elle a aussi mentionné que la fréquence du don a évolué de 3,7 % depuis 2013, précisant que l’Agence a recensé 30 % de donneur familiaux et 70% de donneurs anonymes ( 28% de réguliers et 42 % d’occasionnels).En ce qui concerne les collectes, elle a souligné que 66 % des collectes sont fixes et 33 % sont mobiles, notant que l’Agence du sang et que la Fédération nationale des donneurs de sang visent à augmenter la collecte mobile.

Enfin, pour la sécurisation du sang, un contrôle est effectué pour s’assurer que le sang n’est pas infesté par le VIH, hépatite et syphilis. Dans ce sens, l’OMS préconise de mettre en place un comité d’hémovigilance.

La DGSN organise régulièrement des collectes de sang à travers tous le territoire national pour inciter les citoyens à donner leur sang régulièrement et non de manière occasionnelle. A cet effet, des bus sillonneront le pays dès le début du mois de Ramadhan et seront installés près des mosquées pour inciter les citoyens à donner leur sang après la prière de Tarawih. Le directeur du quotidien DK News a été honoré hier par la Fédération nationale des donneurs de sang. En cette occasion, une médaille honorifique de la Fédération portant la validation de l’OMS lui a été remise.

Par Sonia Belaidi


Donner du sang, sauver une vie

Lorsque des dizaines d’enfants cancéreux sont en manque de plaquettes de sang et qu’ils risquent de voir là s’arrêter leur vie, lorsque des femmes en accouchement ne reçoivent pas des pochettes de sang alors que leur vie peut s’arrêter là, le regard angoissé du malade et de sa famille se tourne d’abord vers les autorités sanitaires puis les pouvoirs publics. Y a-t-il pénurie de sang ? N’y a-t-il pas des banques de sang ?

Ensuite, c’est tout l’Etat qui est interpellé. Mais, il y a erreur sur le jugement. Pourquoi erreur ? Le malade et sa famille savent bien que le sang qu’ils réclament provient de dons d’autres personnes. Le sang ne provient pas d’une usine. Il ne provient pas non plus des importations. Combien de fois ces personnes qui interrogent les pouvoirs publics sont passées devant une clinique mobile de recueil de sang donné (offert convient mieux) sans faire le geste de « donner » du sang à leur tour ?

En introduction hier à son intervention, au forum de DK News dont il est l’invité à l’occasion de la Journée commémorative du don de sang sous le haut parrainage de monsieur le ministre de la Santé, M. Kaddour Gherbi, président de la Fédération nationale des donneurs de sang, a défini ainsi l’intérêt à apporter à ce geste qui sauve, à savoir le don du sang. Ont été également invités M. le représentant permanent en Algérie de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé, la représentante de l’Agence nationale du sang ainsi que le représentant de la DGSN.

La fédération fut fondée en 1976 et reçut son agrément une année plus tard. Tous ses membres sont des volontaires, bénévoles alors qu’elle-même est apolitique, sans aucune discrimination, de race et de religion.La fédération a organisé avec Net Com une journée de don du sang et ses travailleurs ont donné du sang et nous ont donné une leçon.Le président de la fédération en parlant de son organisation et de son statut affirme qu’elle est d’utilité publique partout dans le monde sauf en Algérie.

Question quadrillage du territoire, M. Gherbi rappelle que la fédération possède une envergure nationale mais malheureusement elle est absente dans quinze wilayas ce qui n’est pas peu.
Gâce aux cliniques ambulantes, la fédération arrive à « «toucher» l’ensemble des wilayas en matière de collecte de sang. La culture du don du sang n’est pas encore bien ancrée en Algérie bien que le taux d’augmentation des donneurs de sang est positif.

Le représentant de l’OMS demande à ce que soit consacrée une planification sur trois années au moins de façon à ce que soit calculé le budget faudrait. L’OMS est prête à intervenir aux différents paliers du processus procédural. Selon le président de la fédération, l’organisation est aidée par le ministère de la Santé et celui de la Solidarité, mais pas par celui de l’Intérieur qui pourtant fournit des fonds aux associations. Concernant la collecte de sang, la collecte fixe est évaluée à 66% et la mobile à 33%.

Par Saïd Abjaoui


FADS : Une école de solidarité

Le président de la FADS, M. Gherbi a tenu une réunion pour démontrer l’articulation dynamique de l’action de son organisation, de l’Agence nationale du sang et de l’Organisation mondiale de la Santé.

Cette manifestation médiatique a mis en évidence l’action en matière de collecte de sang.
La FADS est la seule association qui décrit sa méthode de travail : «Campagne de sensibilisation et de mobilisation en amont, contact avec les partenaires institutionnels dont le Centre de wilaya de transfusion sanguine, l’hôpital le plus proche, s’assurer que la clinomobile sera disponible avec le personnel qualifié et les poches qui recevront le liquide de vie. Fixer le lieu de rencontre des donneurs de sang ; si c’est un vendredi, avant la prière collective obtenir l’accord de l’imam et le faire participer à la campagne de sensibilisation. »

Deuxième vérité : l’action de la FADS est étalée tout au long de l’année. De  ce fait, les plus gros villages, les villes moyennes, les grandes agglomérations  participent à la collecte de sang, sans oublier les entreprises, les administrations, les corps constitués (police, gendarmerie, djounouds de l’ANP, Protection civile, etc.)

Troisièmement, les donneurs de sang sont à eux seuls un réseau solidement maillé de solidarité, de secours, d’urgence. En 2014, le nombre de dons a été 508941 soit une moyenne de 13,7% de dons pour 1000 habitants. Il existe 206 structures de transfusion sanguine et 43 clinomobiles aménagées.

Urgences

Un accidenté peut avoir besoin de sang pour remplacer celui qu’il a perdu, un anémié a besoin de sang pour lutter contre son déficit en fer, un opéré  est dépendant de l’apport de sang humain pour retrouver des forces pour transporter l’oxygène dans les parties nobles de l’organisme, d’avoir des globules blancs pour mieux combattre les agents destructeurs de la santé.

La transfusion est thérapeutique

Le principe de la transfusion est de guérir un humain par le sang ou un de ses éléments provenant d’une autre humain.Elle est indiquée lorsque le taux de l’hémoglobine dans le sang baisse à la suite d’hémorragies aigues (plaies artérielles, poly-traumatisme) ou lors d’actes chirurgicaux. La transfusion de concentré de globules rouges permet d’assurer le transport de l’oxygène aux tissus en attendant la réparation de la plaie ou la fin de l’intervention.

S’agissant de l’anémie, la transfusion de ces concentrés va permettre de la corriger en attendant  que le traitement de la maladie à l’origine de cette anémie soit efficace. Dans le sang, le plasma, les globules rouges, les globules blancs  et les plaquettes sont autant de « médicaments » obtenus par la séparation de ces éléments, ce qui fait que chaque déficit chez le malade est traité par la partie du sang dont il a besoin : si le malade manque de plaquettes, la transfusion les lui apportera et évitera ainsi un risque important d’hémorragie, particulièrement au niveau  du cerveau.    

Lorsque le malade présente des troubles de la coagulation, la transfusion de plasma est indiquée, car elle apporte les facteurs manquants à la coagulation. Bien sûr, toutes les opérations de don du sang se font dans des conditions de totale sécurité, le précieux liquide étant analysé et ne sera retenu que le sang totalement sain. Il n’y a pas de risque de propagation de maladies à partir de sang collecté par les centres de transfusion sanguine en coordination avec les centres hospitaliers qui agissent sous l’impulsion et le contrôle de l’Agence nationale du sang créée par décret en 2009.

Le but de la FADS

«Notre but, c’est l’amélioration constante du pourcentage de don régulier et la suppression des dons familiaux. » Un donneur de sang régulier peut le faire 20 fois dans l’année sans aucune conséquence sur sa santé, la quantité de sang donné est «produite» par l’organisme au bout de quelques jours.
Les nouvelles techniques ciblent le produit utile pour le malade : dans ce cas, la transfusion permet, par exemple, de ne retenir que les plaquettes tout en réinjectant les autres constituants du sang dans l’organisme du donneur.

Acquisitions de clinomobiles

La FADS a importé 13 clinomobiles dans «le souci de se rapprocher davantage des donneurs de sang. Ces  centres de transfusion sanguine itinérants spécialement aménagés pour la collecte de sang sont mis à la disposition auprès des hôpitaux par conventionnement».

Pour sa part, le ministère de la Santé envisage de doter toutes les wilayas en clinomobiles pour le transport du sang et pour les grandes villes, il est prévu de les doter de 2 à 4 CTS itinérants.
La FADS propose une démarche pour l’amélioration de l’accueil des donneurs de sang :

-Transfert des CTS et PTS en dehors des centres hospitaliers
-Autonomie financière des CTS et PTS
- Amélioration de l’accueil des donneurs de sang
-Prise en charge et suivi médical des grands donneurs de sang.

Le professeur Ba Keïta, représentant de l’OMS pour l’Afrique a développé un discours en rapport avec l’augmentation de la collecte dans les pays africains où seulement 4 millions de poches ont été recueillies, soit la moitié des besoins des populations.
«  Encourager le don volontaire et régulier tel est le sens du message de cette année : Merci de me sauver la vie ! »

Il a insisté sur la disponibilité du sang et de ses produits dérivés sûrs et de qualité. Pour le représentant de l’OMS «l’insuffisance est due à l’inadéquation des structures de santé » tout en réitérant son «  appui à l’Algérie et aux initiatives appropriées. »«Il existe en Algérie des kits de filtrage du sang pour le dépistage de maladies chroniques tels que le VIH et les hépatites » précise M. Ba Keïta.

La responsable de l’Agence nationale du sang, la docteure Hammadi a martelé son message aux médias pour qu’ils popularisent les donneurs de sang réguliers, volontaires et bénévoles, afin que le pourcentage de donneurs augmente au-delà des 28% actuellement.Dr Hammadi a exposé l’organisation de la collecte du sang à partir des CTS et des PTS, le transport et la distribution de sang aux structures qui en ont le plus besoin : hémodialysés, malades chroniques, femmes enceintes vivant des chocs hémorragiques, nouveau-nés.

Elle a également insisté sur l’existence d’un centre d’hémovigilance qui assure le contrôle du sang collecté. Cette célébration de la Journée mondiale au Forum de DK News est un point de départ d’une nouvelle forme de communication en direction des donneurs de sang d’Algérie.

Par O. Larbi


Ramadhan 2015: Des cliniques mobiles seront installées devant les mosquées pour la collecte de sang

En collaboration avec le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et l’Agence nationale du sang (ANDS), la Fédération algérienne des donneurs de sang (FADS), lancera à l’occasion du mois sacré du Ramadhan, une campagne nationale de collecte de sang.

Des cliniques mobiles seront installées chaque soir à proximité des mosquées pour collecter le sang des fidèles après la prière de Tarawih. «Même s’il n’y a aucune contre-indication à donner son sang durant la journée du Ramadhan, il est préférable de le faire 3 heures après la rupture du jeûne. Le sang prélevé est ainsi séparé en ses différents composants sanguins, plaquettes, plasma et globule, pour qu’il soit transfusé à un très grand nombre de patients», a indiqué le Dr Hammadi.


Une femme enceinte A besoin jusqu’à 20 transfusions: «Il faut augmenter le nombre de donneurs réguliers»

Cancer, hémophilie, drépanocytose, problèmes rénaux, les maladies chroniques sont en augmentation constante et les besoins en sang également. Certains insuffisants rénaux ont besoin d’une transfusion sanguine à chaque séance d’hémodialyse, d’autres ont besoin de plaquettes.

En cas d’hémorragie (avant, pendant ou après l’accouchement), Une femme enceinte peut avoir besoin jusqu’à 20 transfusions de sang. Même les nouveau-nés sont concernés, certains d’entre eux ont besoin d’une transfusion dès leur venue au monde. La vie et le bien-être de tous ces patients dépendent de la générosité et de la bonne volonté des donneurs de sang. Dans ce cadre, l’Agence nationale du sang lance un appel à tous les citoyens âgés entre 18 et 65 ans et en bonne santé, pour donner régulièrement leur sang.

«Actuellement le nombre de donneurs réguliers est de 28%,  42% sont des donneurs occasionnels alors que 30% sont des donneurs familiaux ou remplaçants. L’objectif fixé par l’ANDS et la FADS est d’arriver à 100% de donneurs volontaires et réguliers», a souligné le Dr Hammadi.


4 000 000 de poches de sang collectées en 2013: Le nombre de dons en Afrique reste insuffisant

Même si une amélioration est enregistrée, le nombre de dons de sang en Afrique reste nettement insuffisant. «En 2013, près de 4 000 000 de poches de sang ont étés collectées dans le continent soit la moitié des besoins de la population africaine», a indiqué le Pr Keïta, représentant de l’OMS en Algérie.

Saisissant l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des donneurs de sang, le Pr Keïta, a lancé un appel aux populations africaines pour faire don de leur sang «plus souvent» afin de sauver encore plus de vies et assurer un approvisionnement sûr et suffisant en sang et produits sanguins.

Par Rachid Rachedi

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