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Le président de la cellule d'assistance judiciaire pour l'application des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, Maître Merouane Azzi, invité au forum de DK News : La culture de la paix

Publié par Said Abjaoui le 08-07-2015, 18h44 | 123
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La cellule d'assistance judiciaire pour l'application des dispositions de la charte pour la paix et la  réconciliation nationale a achevé la mission pour laquelle elle a été créée. Maître Merouane  Azzi son président a animé hier le forum de DKNews portant sur « la réconciliation nationale face au défi sécuritaire.  en tant qu'avocat expert de la lutte contre le terrorisme.

Il a d'abord tenu à rendre hommage au président de la république qui a eu le courage de prendre des décisions difficiles au moment où n'apparaissait pas la moindre lueur d'une sortie  de l'Algérie de la situation de violence qui lui fermait tous les horizons. Après les massacres tels que celui de Relizane où 950 personnes ont péri en une seule nuit la réconciliation nationale pouvait apparaitre comme une voie n'ayant pas, encore été empruntée. Du moins en Algérie.

Avant que l'on en arrive à la loi proprement nationale, rappelons que celle-ci est spécifique à l'Algérie et chaque pays a eu sa propre histoire, son propre vécu culturel. En Algérie, comme personne ne l'ignore, le terrorisme a été très actif, barbare, extrêmement violent, et réparti sur le territoire national, épousant le cadre des communes acquises par le parti dissout.

On sait que les impulsions venaient de l'étranger, alors que l'armée allait s'engager dans sa professionnalisation. Comme c'est un phénomène nouveau, l'Algérie devait innover. Comment conférer à l'armée  la double capacité à combattre le terrorisme et à conduire le processus de sa professionnalisation ?

Retenons encore une fois que l'Algérie a eu à mener toute seule la lutte contre le terrorisme, alors que celui-ci est transfrontière, les autres pays voulant observer comme cas d'école un terrain de lutte  grandeur nature. Maître Azzi s'est beaucoup penché sur ce cas, affirmant que le succès algérien a fait de ce modèle un cas d'école étudié au sein des états-majors de défense américains. Les Etats Unis étaient très intéressés   par le modèle de réconciliation nationale qui a fait se rendre 6000 terroristes avec armés et bagages pour profiter des dispositions de la réconciliation nationale.

Rappelons encore une fois, comme le rappelle justement maître Azzi, que la réconciliation nationale a mis fin aux massacres trop souvent perpétrés par les terroristes sans distinction aucune d'entres les victimes.

Sans la réconciliation nationale, comment aurions-nous pu régler le cas des 500 enfants nés dans les maquis et inconnus des services d'état civil, des disparus de la tragédie nationale, de l'indemnisation des familles victimes du terrorisme ?  Que serions-nous devenus sans la réconciliation nationale ?
Maître Azzi attire l'attention de tous que l'Algérie stable dans environnement instable est convoitée pour ses richesses, sa position stratégique et que Tiguentourine n'était pas un hasard, car il y avait plusieurs nationalités et seulement trois Algériens parmi les terroristes agresseurs.  

  Le danger est réel car des Algériens même s'adressent aux nations unies et à des organisations internationales pour leur demander d'agir sur l'Algérie pour des raisons politiques et politiciennes. Ils militent pour des interventions même militaires sur l'Algérie.


à retenir

Ghardaïa :«La réconciliation nationale pourrait mettre un terme aux affrontements»
En dépit de toutes les tentatives de réconciliation entreprises par le gouvernement pour mettre un terme aux affrontements dans la wilaya de Ghardaïa, la tension est montée d’un cran entre les   Mozabites et Chaâmbas, faisant plusieurs victimes ces derniers jours. D’après Me.  Azzi, cette situation démontre clairement d’une tentative extérieure, avec un soutien de l’intérieur, pour déstabiliser le pays.

La coïncidence des évènements de Ghardaïa avec la réouverture du dossier des moines de Tibhirine qui a été définitivement classé par la justice algérienne, est une tentative de plus pour porter atteinte à la stabilité de l’Algérie. «Concernant le conflit à Ghardaïa, l’application des dispositions de la réconciliation nationale pourrait être une solution pour en finir définitivement avec les dérapages graves qu’a connu la wilaya», a souligné Me Azzi.

Dossier des disparus7000 familles ont été indemnisées
Abordant le dossier des disparus qui fait l’objet de manipulation par certaines ONG, Me Azzi a affirmé que sur 7144 familles de disparus recensés, 7000 ont été indemnisées. Le traitement du dossier est toujours en cours, certaines familles attendent de recevoir les procès-verbaux, alors que d’autres refusent de bénéficier des dispositions contenues dans la charte pour la  réconciliation nationale. «Le dossier des disparus a été utilisé pour exercer des pressions sur l’Algérie.

Certaines parties ont accusé les services de sécurité d’être derrière les enlèvements sans toutefois pouvoir en apporter des preuves. Ce dossier est clairement utilisé pour tenter de faire plier le pays», a indiqué Me Azzi.Fin de mission pour a Cellule d'assistance judiciaire pour l'application des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale

Après 9 ans  d’intense activité sur le terrain, le travail de la Cellule d'assistance judiciaire pour l'application des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, présidée par Me Azzi, est arrivé à son terme avec à la clé, l’application de 95% des objectifs. Durant cette période, la cellule a pris en charge, sans distinction, les différentes catégories concernées par les dispositions de la charte pour la réconciliation nationale.

La dernière mission de la cellule consiste à transmettre un rapport définitif au président de la République, contenant les insuffisances et les lacunes enregistrées. Il y est suggéré entre autres l’actualisation des barèmes des pensions accordés aux victimes du terrorisme.         
Rachid Rachedi


« La réconciliation nationale,pierre de touche de la sécuritéet de la stabilité »

O.Larbi
L’avocat spécialisé dans les affaires de terrorisme et du droit issu de la charte de la réconciliation nationale, Maître Merouane Azzi vient de remettre au président de la République, le bilan de son mandat en tant que président de la cellule de suivi des textes d’application de la charte, était l’invité du Forum de DKNews.

Son propos était de lier les résultats de la charte de la réconciliation nationale et la question de la sécurité de l’Algérie dans la région maghrébosahélienne.

Existe-t-il un plan de déstabilisation de l’Algérie ?
 La réponse est aussi brutale :
«  Je vous informe que des ONG, relayées par des organisations de droit algérien ont contacté des familles de disparus, leur ont proposé de l’argent pour qu’elles déposent plainte contre l’Etat Algérien et ses forces de sécurité. L’affaire des moines de Tibehirine est remise sur le tapis pour faire pression sur la justice algérienne.

Deuxièmement : les narcotrafiquants  mènent une guerre sans merci contre la jeunesse algérienne. 99% des affaires traitées devant les cours de justice ont trait au trafic et à la consommation de drogues.

Troisièmement : La chute des prix du pétrole sont aussi un acte de guerre économique pour stopper le développement du pays, remettre les tensions sociales au premier plan, accentuer les contradictions politiques, affaiblir les pouvoirs de la nation. ».

Le lien entre tous ces faits et bien d’autres est évident : Donner une image de l’Algérie qui conforte ses ennemis et autorisent leurs plans de destruction du seul pays arabe qui ait vaincu le terrorisme sans l’aide de personne, contre les espoirs des « amis » et des ennemis de le voir sombrer dans un chaos sans limite.

L’orateur a soutenu que « le courage du président Bouteflika a été de donner les décrets d’application des dispositions relatives aux indemnisations des victimes de la tragédie nationale : 7144 familles de disparus ont été recensées. 7000 ont bénéficié des dispositions des décrets d’application. 144 ont encore la possibilité d’y recourir.

Les fonctionnaires  démis de leur fonction ont été rétablis dans leurs droits et les cotisations à la caisse nationale de retraite ont été couvertes par les organismes de sécurité sociale. »
Ces indemnisations ont un coût, supporté par le Trésor public et la collectivité nationale.

Maître Azzi n’a pas dressé un tableau idyllique de la situation des victimes et des auteurs d’actes de terrorisme ! Les aides aux victimes sont dérisoires, les patriotes rencontrent encore des problèmes pour la reconnaissance de leur sacrifice, les femmes violées, les enfants nés et non-inscrits à l’état-civil ; il reste à enrichir les dispositions de l’article 47 ( chap7 : Dispositions finales : «  En vertu du mandat qui lui est conféré par le référendum du 29 septembre 2005, et conformément aux pouvoirs qui lui ont été dévolus par la Constitution, le Président de la République, peut, à tout moment, prendre toutes autres mesures requises pour la mise en œuvre de la Charte pour la Paix et la réconciliation nationale. »

Les fruits de la paixLes opposants à la charte de la Paix et de la réconciliation nationale mènent sur tous les fronts campagne contre ce choix populaire.

Posons que la réconciliation nationale n’a pas eu lieu. Que se serait-il passé ?
Le terrorisme se serait renforcé : à combien les pertes humaines se seraient-elles élevées ? Et les destructions de l’appareil économique, des entreprises, des fermes auraient et quelles conséquences sur l’emploi, le développement et le progrès ?

En se renforçant, le terrorisme obtient des aides de pays étrangers, il s’attelle, comme en Syrie, à détruire la nation et fragiliser son système de défense de l’Etat, de l’indépendance, de la souveraineté.
La situation serait telle que la partition du pays serait imminente sinon déjà consommée.
A quoi aurait ressemblé l’Algérie ? A la Libye ? A la Syrie ? A l’Irak ? Au Yémen ? A l’Afghanistan ? Au Pakistan ?
Il est permis de choisir ?
Probablement à tout cela !
La réconciliation nationale a apporté la paix et la consécration de la République qui protège le droit à la vie, qui rétablit les rapports équilibrés entre l’Etat et le citoyen, garantit les droits fondamentaux de l’Homme, la tolérance, la liberté d’expression, la liberté de pensée, le droit à la santé, à l’éducation, entres autres : ceux qui ont été les victimes du terrorisme voulaient conserver ces acquis et les étendre ; l’ANP et les services de sécurité ont payé un lourd tribut pour défendre la république.

La guerre de libération nationale  a été l’aboutissement du combat séculaire pour la dignité et la liberté : l’indépendance et la renaissance de l’Etat national ont  rendu justice au million et demi de morts algériens, au sacrifice des fellahs, des travailleurs des cilles, aux lycènes et étudiants, aux syndicalistes, aux artistes, aux sportifs qui ont rejoint la révolution.

La défense de la république s’est incarnée dans les 200 000 victimes de la terreur imposée au peuple et aux institutions de la république. Depuis la République, c’est plus qu’une idée, une organisation des relations entre les citoyens, mais elle s’est incarnée dans le sacrifice des enfants, des femmes, des hommes, issus de toutes les couches de la société, de toutes les régions du pays.

Souvent, on ne sait pas exprimer les choses : la vérité est que la réconciliation nationale est l’hommage du peuple qui l’a adoptée à ceux-là  qui ne sont plus mais dont la mémoire est sacrée qui commande de veiller à la sauvegarde de l’unité nationale, de l’intégrité du territoire national, de barrer la voie aux agressions d’où qu’elles viennent.

Sans la réconciliation nationale, l’agression de Tiguentourine, une des premières manifestations de DAESH ( dont le groupe était composé en majorité d’étrangers)  aurait constitué la défaite  du peuple algérien, le triomphe de tous ses ennemis passés, actuels et futurs.

De bons conseilleurs en gestion des deniers de l’Etat critiquent le coût politique, moral, financier de la réconciliation nationale, comme ils se gaussent du coût de la paix sociale, comme ils se sont moqués du paiement anticipé de la dette extérieure : ces milliards dont la traçabilité  ne fait pas de doute ont servi à qui ? A des enfants du peuple algérien : pour se nourrir, étudier, se soigner, se loger, pour vivre dignement.

Les Syriens, peuple frère, les Libyens, les Irakiens et tous ceux qui subissent la violence terroriste soutenue par des puissances  étrangères, à quoi aspirent-ils ? Le Soudan amputé de son Sud est-il un idéal pour ceux qui mènent campagne contre l’Algérie ? Qui tentent le chaos à Ghardaïa ?
Imaginons que la réconciliation nationale ait échoué, nos forces armmées seraient toujours sur le terrain, occupées à pourchasser les fossoyeurs de la République, les policiers et gendarmes tout autant mobilisés.

Qui sécuriserait nos frontières ? Qui parlerait d’une voix forte et claire dans le concert des nations ? Quel Algérien nierait que la diplomatie algérienne est l’expression de son patriotisme, de sa solidarité avec les peuples en lutte, de son attachement à la paix et au développement ?

Le succès international de la charte de la paix et de la réconciliation nationale, la réussite dans la préservation de l’unité nationale en font un bouclier contre l’ingérence étrangère, un ferment de la cohésion nationale par-delà les intérêts particuliers ou de groupe.

Elle est un fondement de la constitution d’un front intérieur qui doit impérativement prendre forme et contenu prenant conscience des menaces qui s’accumulent pour détourner l’Algérie de ses actions pacifiques, de progrès et de solidarité.

 

 

 

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