Nigeria : Shell ferme deux oléoducs, invoquant «l’état de force majeure»

Publié par DK News le 29-08-2015, 23h03 | 18

Le groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell a fermé deux oléoducs stratégiques au Nigeria, afin de réparer des fuites dont certaines causées par des sabotages, et a déclaré un «état de force majeure» sur ses exportations de brut.

Dans un communiqué rendu public, la SPDC, filiale nigériane de Shell, annonce que cet «état de force majeure» a été décidé jeudi «après la fermeture des oléoducs Trans Niger (TNP) et Nembe Creek Trunkline (NCTL)».

Ces deux pipelines acheminent le pétrole à partir du terminal de Bonny Light, un des principaux du pays. L'entreprise fait état d'une fuite sur le TNP au niveau d'Oloma dans l'Etat méridional de Rivers, «tandis que le NCTL est fermé pour remplacer des tronçons où le brut a été siphonné».

Shell, qui ne mentionne pas la quantité de pétrole concernée par ces fuites, dit tenter de rouvrir les deux canalisations au plus vite. Invoqué dans des circonstances exceptionnelles, «l'état de force majeure» permet à la compagnie pétrolière de s'exonérer de toute responsabilité en cas de non-respect de ses contrats de livraison.

Shell se plaint régulièrement des vols de pétrole et du sabotage des oléoducs. Elle accuse les vandales d'être responsables des cas de pollution pétrolière qui lui sont imputés dans le sud du pays. Le vol de pétrole brut et le sabotage des oléoducs sont un problème majeur au Nigeria, premier producteur de pétrole d'Afrique (plus de deux millions de barils par jour). Selon des estimations, ils représentent des pertes de revenus de 6 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros) par an.