Le président de la CNASPS, M. Saïd El Ayachi, le Pr Souilah Boudjema, Dr Amari Tahar Eddine et Mr Baba Sayed, invités du forum de DK News : 40e anniversaire de la proclamation de la République Arabe Sahraouie : «L’injustice a trop duré...»

Publié par Said Abjaoui, APS, Rachid Rachedi le 23-02-2016, 22h58 | 248

A l’occasion de la commémoration du 40e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie, le Forum de DK News à reçu hier matin, le président de la Commission nationale algérienne de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), M. Saïd El Ayachi, le Pr Souilah Boudjema et le Dr Amari Tahar Eddine, dans le cadre d’une conférence-débat sur «Les répercussions de la question sahraouie sur la région du Maghreb».

 

Le rôle positif de l’Union africaine, souligné par M. Layachi 

Le président de la commission nationale algérienne de solidarité avec le peuple sahraoui, M. Saïd Ayachi, a souligné le rôle positif de l’Union africain qui multiplie depuis deux ans les efforts visant à trouver une solution juste et pacifique au conflit au Sahara occidental.

Dans ce cadre, M. Ayachi a indiqué que la prochaine visite du secrétaire général de l’ONU prévue pour le mois de mars 2016, fait suite aux pressions multiples exercées par l’Union africaine sur le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Docteur Baba Sayed, Docteur en sciences politiques et universitaire sahraoui, axa son intervention sur les causes de l'inaboutissement de la démarche onusienne. Il situe la source au niveau de la France quant à son usage du droit de veto. Et pourtant, dit-il, le Polisario n'a jamais constitué une menace pour quiconque dans le monde, ni sur la sécurité internationale. Bien au contraire, l’Etat sahraoui, quand il aura récupéré sa souveraineté sera d'apport certain à la paix dans la région.

Pour le Dr Said Layachi, président du comité de solidarité avec le peuple  sahraoui, l'injustice a trop longtemps duré. L'occupation marocaine a trop duré et cela continue encore. Et pourtant, ce sont les Nations unies qui en sont en charge. C'est la commission  décolonisation qui traite du dossier. L'histoire va dans le sens de la décolonisation quels qu'en soient les obstacles. L'histoire ne va pas à contresens de la logique de décolonisation.

Cela fait 40 ans que le Maroc occupe une partie du territoire sahraoui. Ni il n'est arrivé à arracher une résolution onusienne en sa faveur, ni il n'a réussi à se faire reconnaitre le statut de puissance  administrante, ni même à faire accepter à l'exportation les produits agricoles en provenance des territoires occupés.

Le Royaume est en train de s'agiter ; cela n'est pas étranger à la venue du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui tient à s'impliquer directement lui-même dans cette région. Il verra lui-même et prendra la décision adéquate. Il la prendra car il sait et le vérifiera sur place.

S. B.


«Le Maroc tente d'entraver la visite du SG de l'ONU prévue dans la région»

L'Universitaire sahraoui, Mustapha Baba Sayed, professeur à l'Université Alger 3 a déploré, hier, les atermoiements du Maroc vis-à-vis de la visite du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, prévue dans la région dans le cadre de ses efforts visant le règlement du conflit du Sahara Occidental.

Intervenant lors du forum du quotidien "DKNews", le professeur sahraoui a affirmé que "le régime marocain est allé jusqu'à dicter au Secrétaire général de l'ONU des conditions en lui choisissant certaines régions à visiter", dans une tentative d'entraver la visite du Secrétaire général onusien, prévue début mars prochain, notamment dans les territoires sahraouis occupés.

Le régime marocain aurait souhaité que la visite intervienne après la publication du rapport du Conseil de sécurité sur l'examen du renouvellement du mandat de la Minurso, a précisé l'universitaire sahraoui.

L'intervenant a, en outre, imputé à la France la responsabilité des obstacles posés à la partie sahraouie, l'accusant de "complaisance avec le Maroc". "La France avait un rôle à jouer dans toutes les tragédies et obstacles posés au peuple sahraoui", a-t-il soutenu.

Il a, d'autre part, indiqué que "la question sahraouie aurait pu être résolue de façon plus judicieuse et raisonnable, en tenant compte des intérêts des peuples du Maghreb" qui aspirent à l'union maghrébine. M. Baba Sayed a affirmé que le peuple sahraoui avait exprimé à plusieurs occasions sa "pleine disponibilité" à contribuer à la construction de l'édifice maghrébin et à le protéger contre les dangers extérieurs qui le guettent. M. Mustapha Baba Sayed a salué dans son exposé le bilan du mandat de Ban Ki-moon et de son envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross vis-à-vis de la question sahraouie, précisant cependant, que certaines décisions prises sous influence de certaines forces, comme la France lui étaient préjudiciables". Pour sa part, le président de la comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Saïd Ayachi a affirmé que la visite de Ban Ki-moon dans la région, "apportera beaucoup aux Sahraouis et à la cause sur le plan international", précisant que cette visite n'était pas "fortuite mais plutot le résultat d'efforts constants, de pressions et de soutien par plusieurs parties, à l'instar de l'Union africaine (UA), du Parlement européen et des mouvements de solidarité internationaux".

APS


Un grand intérêt des médias pour la cause sahraouie

La conférence sur «Les répercussions de la question sahraouie sur la région du Maghreb», organisée  hier au Forum de DK News, a suscité une large couverture médiatique à la fois de la presse écrite et audiovisuelle. La présence en force des médias publics et privés, démontre de l’intérêt grandissant de la presse algérienne à  la question sahraouie. 

R. R