Appel des partis politiques à la promotion de la femme, notamment la femme travailleuse

Publié par DKnews le 19-04-2017, 18h10 | 15

Le thème de la femme et de la famille occupe une place importante dans les programmes des partis politiques participant à la campagne des législatives du 4 mai prochain.

Les partis en lice pour cette échéance électorale plaident, en effet, pour la "promotion et la valorisation du rôle de la femme afin de faciliter son accès aux hautes fonctions de l'Etat" et réunir les conditions à même de lui permettre d'accomplir au mieux sa mission en tant que fonctionnaire de l'Etat et mère de famille en préconisant la "mise en œuvre d'une batterie de mesures et la création de structures en charge de la préservation de la famille algérienne".

Pour concrétiser cet objectif, le Rassemblement national démocratique (RND) s'engage à prendre des mesures d’accompagnement de la promotion de la femme, notamment la femme travailleuse, dans tous les domaines à travers la "création d'un réseau de jardins d'enfants" destinés aux enfants des femmes travailleuses".

Le RND qui estime que l'Algérie a réalisé un "saut qualitatif" en matière de promotion de la femme s'engage également à "veiller à la stricte application des lois qui protègent la femme, en particulier celles la préservant de toute forme de violence".

Dans son programme électoral, le mouvement Al Islah préconise "l'ouverture du champ politique aux femmes afin de leur permettre l'accès aux postes de responsabilité et une participation dans toutes les institutions de l'Etat et de la société".

Il appelle en outre à la "révision du code d'état civil afin de combler les vides enregistrés, et prendre en considération les développements en cours pour la préservation de la famille algérienne".

L'Alliance du Mouvement de la société pour la paix (MSP) plaide, pour sa part,  pour la "dynamisation du Conseil national de la famille et la création d'un observatoire national de la condition de la femme pour lutter contre les violences faites aux femmes".

Elle souligne la nécessité de la "création d'un service d'orientation et de médiation familiale dans le cadre de la protection sociale de la famille et le prolongement du congé de maternité pour la femme travailleuse à 24 semaines".

 

Intérêt pour la femme rurale et encouragement de la famille productive

 

L'Alliance Nahda-Adala-Bina a mis en relief dans son programme la nécessité de promouvoir la femme rurale en assurant son éducation, sa formation et son intégration en fonction de ses spécificités et de son environnement en "consacrant une pension pour la femme au foyer".

Elle propose également pour la "mise en place de programmes d'orientation familiale pour le règlement des différends familiaux afin de circonscrire le phénomène de divorce" et l'encouragement des familles productives et des micro-projets artisanaux pour mettre un terme au problème de la pauvreté et du chômage en insistant sur la nécessité d'une coordination et d'une collaboration entre les structures en charge de la famille, la mosquée, l'école et la société civile dans l'éducation de l'enfant.

Dans son programme, le Front Al Moustaqbal plaide, de son côté, pour l'encouragement du travail de la femme et la valorisation de son rôle au sein la société en facilitant son accès aux hautes fonctions de l'Etat à travers la "mise en place d'un cadre juridique garantissant l'égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines d'activité" tout en accordant la priorité à "l'organisation et la modernisation du travail de la femme au foyer, notamment dans le domaine de l'artisanat".

Le parti des travailleurs (PT) insiste dans son programme sur la protection maternelle, la garantie du droit au congé de maternité pour toutes les femmes travailleuses et la consécration du principe d'égalité des droits énoncé dans la Constitution. Il estime dans ce cadre que ce "principe n'est pas respecté dans le code de la famille qui confine la  femme dans le statut de citoyenne de seconde zone" proposant à ce propos des amendements qui "mettent un terme à la discrimination et à la persécution".

Le Mouvement populaire algérien (MPA) souligne, de son côté, la nécessité d'impliquer la femme dans la vie politique, économique et sociale affirmant qu'il œuvrera pour la dissipation de toute forme de discrimination et  d'injustice, en particulier la violence contre les femmes, et ce en annulant toutes les dispositions en contradiction avec la Constitution ou allant à l'encontre des conventions internationales".

Il plaide dans ce sens pour une politique "audacieuse, courageuse et constante envers la femme afin qu'elle puisse avoir le statut de citoyenne à part entière".