Algérie-Iran : La responsabilité des médias tant en Algérie qu'en Iran dans la diffusion des vraies informations de leurs pays respectifs soulignée (DG de l'IRNA)

Publié par DKNEWS le 08-07-2018, 17h51 | 42

Le Directeur général (DG) de l'Agence de presse de la République islamique (IRNA), Seyed Zia Hachémi a mis l'accent, dimanche, sur la responsabilité des médias tant en Algérie qu'en Iran, dans la diffusion de vrais informations et compte-rendu sur leurs pays respectifs. 

Dans un entretien accordé à l'APS, M. Hachémi a mis en avant le grand rôle assigné aux agences de presse « en termes d'aide à la concrétisation d'une connaissance meilleure d'autrui en vue de dépasser la grande carence dans le monde musulman», enregistrée en la matière, d'autant plus que les médias occidentaux demeurent la source d'autant d'informations qui concernent le monde musulman. 

M. Hachémi a appelé les journalistes à £uvrer à fournir l'autre partie en vrais informations et comptes rendus sans aucun intermédiaire, avant de citer, à titre d'exemple, le mode de traitement adopté par certaines agences de presse mondiale des événements qui surviennent dans la société iranienne, et qui sont rapportés par ces médias, selon M. Hachémi, «d'une manière erronée et déformée intentionnellement ou non».

Il a également relevé la nécessité à ce que les médias dans les pays musulmans focalisent sur la mise en en exergue des potentiels et énergies dont recèlent ces pays et sur l'accélération de la cadence de l'échange des délégations de journalistes, à même de contribuer à connaitre dans une large mesure,l'autre. 

En matière de coopération bilatérale entre les deux agences et qui vise à s'adapter aux nouvelles exigences engendrées par le changement numérique, le DG de l'IRNA a précisé qu'en plus de l'échange des informations, la coopération entre les services multimédia relevant des deux établissements « devra aider les deux agences à s'adresser à nos deux sociétés». 

Le responsable iranien a indiqué que l'information dans les deux pays peut fournir le terrain propice au développement des liens culturels et diplomatiques ainsi que de la coopération scientifique, économique, commerciale et culturelle, ce qui est conforté par l'existence « d'une volonté commune chez les responsables des deux pays amis et frères, pour les développer dans plusieurs domaines. 

Evoquant les différends que connaît le monde musulman, particulièrement le problème du sectarisme ou le clivage entre sunnisme et chiisme, le DG de l'IRNA a estimé que le temps de ce genre de différends était révolu et qu'il a appartient à tous de dépasser ce cap, étant donné que les sunnites et chiites partagent le même destin et qu'ils sont tous deux exposés aux mêmes menaces « provenant de l'entité sioniste et à l'extrémisme religieux de Daech et autres». 

La question de la commémoration des divergences en matières de théorie, de jurisprudence et de confession entre les groupes musulmans en pareilles circonstances, demeure « une décision qui manque de sagesse et qui va à l'encontre des intérêts nationaux et régionaux des pays musulmans», a-t-il ajouté. 

S'agissant de sa dernière visite en Algérie et qui a constitué son premier déplacement à l'étranger en sa qualité de DG, M. Hachémi a valorisé « les grandes compétences professionnelles» qui existent chez les journalistes de l'APS». 

Il a également mis en avant les spécificités que détient l'Algérie, soit au plan géographique ou humain. 

Et d'ajouter : « Ce qui a attiré mon attention est la fierté du peuple algérien pour sa révolution. 
Ce qui est important à mon avis est que 60 ans après sa victoire, le peuple y accorde toujours une grande importance». 

Le responsable iranien a relevé «l'impression positive» des Algériens envers son pays l'Iran, outre les nombreux points en commun, à l'instar de leur position en faveur du peuple palestinien et leur hostilité à l'entité sioniste.