Régions

Le musée d'Ifri, un musée pour perpétuer le Congres historique de la Soummam

Publié par Dk News le 19-08-2018, 16h33 | 27
|

Sorti des limbes en 1984, le musée du Moudjahid d'Ifri-Ouzellaguen, à 65 km à l'ouest de Bejaia, est assurément le monument le plus populaire des attractions historique de la wilaya, gagnant un surcroit d'intérêt au fil des années.

Bâti au cœur même du site, qui en aout 1958, a accueilli, le Congrès historique de la Soummam, au nez et à la barbe de l'ennemi, il illustre, au-delà des structures et des dotations qui le composent, toute la volonté et le courage héroïque des chefs de la révolution, de libérer le pays du joug colonial Abane Ramdane, Zighoud Youcef, Larbi Ben M'hidi, Krim Belkacem, Lakhdar Bentobbal, Amar Ouamrane, et amirouche en sont de ceux-là et qui, en se rencontrant, en ce jour d'été torride, ont dû imprimer une nouvelle impulsion à la Révolution et fonder les contours de l'État indépendant.

Si bien que 60 ans après, l'évènement, reste motif non seulement pour se souvenir, s'inspirer mais aussi pour se ressourcer et prendre de la graine patriotique. Chaque année ce sont plus de 15.000 visiteurs qui affluent vers le site. Et pour l'édition actuelle, d'aucuns s'attendent à des flux records pouvant aller au-delà de 20.000 personnes. Et pour cause. Outre les habitués, notamment les délégations des partis politiques, celles de la wilaya et des services déconcentrés de l'État, les anonymes, plusieurs acteurs de la société civile dont la ligue de défense des droits de l'homme sont sur la brèche, s'apprêtant à célébrer avec force cette date anniversaire.

Et l'endroit, offre l'opportunité de le faire dans l'aisance, en raison de ses espaces, pouvant accueillir les grandes foules. Le seul bémol, cependant, reste toujours l'État étroit de la route, incapable d'absorber tout le trafic qui y converge. Le site est, situé à 08 km au nord de la localité d'Ighzer Amokrane, au cœur d'une forêt dense et dans un endroit en altitude offrant une vue dominante et précise sur le quatre coins de la région, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres. L'on comprend, le choix, au demeurant, d'y organiser ce congrès historique, le lieu permettant alors de contrôler tout mouvement suspect voire anodin de l'armée coloniale.

Et l'implantation du musée à l'endroit, participe du souci de rendre compte certes de l'évènement et de sa portée historique mais d'illustrer aussi toute le génie qu'il a fallu a ses parrains pour l'organiser dans conditions de sécurité optimales. En y entrant le visiteur est vite mis dans l'ambiance. D'emblée, il est happé, par la multiplicité des bâtiments et des structures qu'il renferme, et qui chacun, met en lumière, une facette de la guerre de libération. Par la photo, les articles de presse, les manuscrits, les courriers, les livres, les vêtements, les armes. les ustensiles courants, tout est ordonné et exposé de sorte a lui donner la possibilité de humer et ressentir, l'émotion, l'authenticité et la grandeur de cette page glorieuse de l'histoire du pays.

Outre un imposant mémorial, placé au milieu du site, le musée se compose d'une immense esplanade, surmonté par des gradins et au-dessus desquels s'offre singulièrement deux maisonnettes qui avaient fait office de salles des congrès en 1958. Nichées tout en hauteur, elles semblent narguer le temps et l'espace, pour mieux témoigner, sans influence, de la complexité et des enjeux de l'époque. En contrebas, tout a fait à l'opposé, sur le côté latéral gauche, se dressent les statues grandeurs natures, des héros, dont Abane Ramdane, krim Belkacem, Zighoud Youcef, Larbi Benm'hidi, Lakhdar Bentobbal, et Amar Ouamarane, réunis en posture décontractée sur le parvis, magnifient et vivifient les lieux, faisant accroitre à leur retour et la reprise de leurs travaux.

En face, y sont érigés deux blocs d'expositions, et une salle de projections qui s'attachent à valorise cette histoire et à lui donner par ailleurs une portée éducative, les écoliers étant souvent les invités qui se relie le plus sur les lieux le long de l'année.

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.