Bronchite : quand la toux est là, on ne laisse pas traîner !

Publié par Dk News le 09-01-2019, 16h34 | 19

On a vite tendance à parler de bronchite dès qu'on se met à tousser. Mais cette infection correspond à une atteinte bien précise, celle des bronches, dont on a parfois du mal à se débarrasser.

Une toux sèche et quinteuse, avec de la fièvre, parfois supérieure à 39°C, annonce une bronchite. Elle survient souvent après une atteinte des voies respiratoires supérieures (rhume, laryngite..). « Dans 90 % des cas, c'est un virus qui provoque l'inflammation, précise le Dr Alexandra Panajotopoulos, ORL (Paris), et l'on ressent aussi courbatures et fatigue.

Après 3 ou 4 jours, ces symptômes rentrent généralement dans l'ordre, à part la toux qui peut devenir grasse (on crache) et durer plusieurs semaines. » Mais rien qui empêche d'avoir une activité normale. L'automédication suffit généralement, sauf si on est fragile, et donc sujet aux complications.

Toux sèche ou toux grasse ?

Irritation, gratouillis au fond de la gorge qui provoque une toux réflexe : c'est une toux sèche. Si elle réveille la nuit et devient très gênante, fatigante, un sirop antitussif le soir peut aider à passer de meilleures nuits (Clarix, Fluisedal, Humex, Polery...). En homéopathie : sirop Drosetux ou Stodal...
Des sécrétions au fond de la gorge qui gênent et qu'on essaie d'expulser en toussant : la toux est grasse. 

Dans ce cas, il ne faut pas prendre d'antitussifs, car c'est la toux qui va faciliter leur évacuation. On peut utiliser des mucolytiques pour rendre les expectorations plus fluides, mais l'efficacité de ces « aides » ne fait pas l'unanimité (Acetylcystéine, Carbocistéine, Fluimicil...). Et évitez de les prendre le soir : ils vous feraient tousser pour évacuer les sécrétions durant la nuit.

En homéopathie : Spirodrine, Pulsatilla 5CH (3 granules 4 à 5 par jour), Calcarea carbonica 5CH (3 granules 5 à 6 fois par jour).

Il vaut mieux consulter si la toux est d'emblée forte et la température élevée, car cela peut être une bronchite bactérienne à soigner avec des antibiotiques. Si après 5 à 7 jours, la fatigue et la fièvre sont toujours présentes et les sécrétions tournent au vert, il faut voir le médecin. Une grippe a pu venir compliquer les choses, ou la bronchite évolue vers la pneumonie. 

L'examen clinique, parfois des examens complémentaires (radiographie du thorax, prise de sang) permettront au médecin de clarifier les choses. Il est important de consulter si on tousse encore trois semaines plus tard afin de vérifier qu'une autre maladie ne se cache pas derrière ce symptôme. Même sans fièvre.

Grippe, BPCO, coqueluche, c'est différent

La grippe : les symptômes sont globalement les mêmes. Mais si vous n'êtes rapidement plus capable de quitter le fond de votre lit à cause d'une fièvre carabinée, des sueurs et de la fatigue, la grippe est plus probable.

La broncho-pneumopathie chronique (BPCO), elle peut être responsable d'épisodes durant lesquels les signes respiratoires s'intensifient. Il est plus prudent de consulter son médecin.

La coqueluche : chez les adultes, les symptômes sont parfois plus discrets que chez les enfants mais lorsqu'elle apparaît, la toux est sèche, asphyxiante. Elle survient par quintes et rend la reprise de la respiration sifflante.

Une pneumonie, c'est beaucoup plus sérieux

La pneumonie n'est pas une maladie à prendre à la légère. Ses symptômes donnent d'ailleurs une impression de gravité : la toux est importante et gênante. La fatigue et la fièvre sont telles qu'il est difficile de quitter son lit.

Des douleurs au niveau du thorax, des maux de tête sont bien souvent présents. Il faut consulter. Le médecin demande généralement une radio du thorax et une analyse biologique pour déterminer le germe en cause. Plus de moitié des pneumonies sont bactériennes, souvent suite à une bronchite non traitée ou surinfectée.

Les antibiotiques sont alors nécessaires. Chez certains, la respiration peut devenir difficile, voire douloureuse, notamment chez les personnes fragiles, âgées ou immunodéprimées... il devient difficile de s'oxygéner correctement. Une hospitalisation peut alors être nécessaire. Sinon, une pneumonie classique guérit en une semaine.