17emes journées cinématographiques : «The vice of hope» de l'italien Edouardo De Angelis à l'écran à Bejaia

Publié par DK NEWS le 25-09-2019, 16h13 | 5

Le film «The vice of hope» (le vice de   l'espoir) de l’Italien Edouardo De Angélis, porté à l’écran de la   cinémathèque de Bejaia mardi soir, a résonné tel un hymne à la vie et fait   l’effet d’un pied de nez à la fatalité et au renoncement de soi.   L’£uvre, bien qu’enchainant les scènes mélodramatiques, qui logiquement   devaient se terminer sur un drame, chute miraculeusement sur une naissance   et des espérances, consacrant la victoire troublante de la vie sur la mort. 

Elle narre l'histoire de Maria (Pino Turco), qui galère au quotidien à la   périphérie de Naples, présenté comme un lieu de non droit. Maria est   impliquée dans un réseau de prostitution et de trafics de bébés. Elle   travaille pour une patronne, qui exploite des migrantes africaines,   obligées à «faire» des enfants, revendus au terme de leurs grossesses à des   parents adoptifs, moyennant de grosses sommes d’argent.

Sa mission consiste à transporter, pour des raisons de discrétion, donc de   sécurité, des femmes enceintes d’une rive à une du fleuve Volturno s’ y   trouvant et à les installer dans des baraquements de fortune pour y   accoucher dans l’anonymat. Un emploi, qui la mettait à l’abri du besoin   élémentaire. Mais, elle n’en tirait aucun surplus, allant jusqu’à se   prostituer à l’occasion pour joindre les deux bouts.

Malheureusement, elle tombe enceinte à son tour, au grand bonheur de sa   patronne, qui y trouve là une opportunité de gagner quelques billets en   projetant de vendre, à terme, l'enfant en gestation. Pour contrarier ce   projet , Maria s’enfuie. Seulement, faute de moyens et de soutien humain   fiable et viable, elle retourne au bercail toute résignée à abandonner son   enfant.

Rapidement, cependant, elle se ressaisie et va demander de l’aide à un   vieil homme, qu’elle sollicite pour qu’il adopte l’enfant, étant convaincue   de mourir à l’accouchement. Mais, comme par miracle, elle et son enfant se   sortent d’affaire. La fin est absolument stupéfiante d’émotion.

Le film a été projeté dans le cadre des 17emes rencontres   cinématographiques de Bejaia.   Il inaugure le retour des journées du film européen, en Algérie, prévues   du 24 septembre à novembre prochain. Le coup d’envoi donné a été donné   mardi par l’ambassadeur d’Italie en Algérie, Pasquale Ferrara.