Bechar: la sauvegarde de la palmeraie plus que millénaire de Béni-Abbès soulignée (professionnels)

Publié par DK NEWS le 21-12-2019, 17h26 | 35

La sauvegarde de la palmeraie plus que millénaire de Béni-Abbés est une nécessité pour la conservation et la préservation de cet espace naturel, agricole et touristique, ont estimé plusieurs agriculteurs et phoeniciculteurs. 

La dégradation du sol où est localisée cette palmeraie en forme de scorpion de 42 ha à cause de facteurs naturels tels que les crues de Oued Saoura, lÆun des plus importants cours dÆeau du Sud- ouest du pays, les incendies et lÆapparition de lÆaraignée rouge, en plus de lÆabandon des palmiers-dattiers par leurs propriétaires, sont les principaux maux dont souffre ce site naturel, a affirmé Mohamed Ameur, membre de lÆassociation des vulgarisateurs agricoles et cadre de la direction locale du secteur de lÆAgriculture. 
"Malgré le recul de plusieurs et dangereuses maladies, telles que le Bayoud et le Boufaroua, qui avaient décimé dans le passé des milliers de palmiers-dattiers à travers la région, les facteurs persistent et causent dÆimportants dégâts au site, un outil économique pourtant très important pour plusieurs familles de la région de Béni-Abbes", a déclaré M.Ameur. 
Maintenant et pour la sauvegarde cette palmeraie dÆintérêt biologique et écologique, il est important de faire une étude globale visant le renforcement des connaissances sur lÆétat de lÆécosystème et les solutions de conservation à mettre en place, la sensibilisation des propriétaires en abandon de leurs palmiers-dattiers sur la nécessité de la reprise des opérations dÆentretien et dÆirrigation de cet espace végétal propre aux régions sahariennes et la réalisation dÆactions de conservation par la prise en charge des différentes contraintes biologiques et naturelles, ont souligné des agronomes membres de lÆassociation nationale des agronomes lors dÆune récente table-ronde sur le thème du palmier-dattier et les variétés de dattes de la région, organisée par la radio locale. 
Pour ces spécialistes de lÆagronomie, sont nécessaires un programme dÆactions portant sur la réalisation dÆun diagnostic de situation de ce site, avec la participation de lÆensemble des parties concernées par le développement agricole ainsi que les agriculteurs locaux , lÆintroduction de technologies pouvant contribuer à la prise en charge de cette palmeraie et enfin lÆidentification et la mise en place dÆun meilleur système durable dÆentretien du palmier-dattier ainsi que des activités génératrices de revenus alternatives notamment dans les domaines de lÆécotourisme. 
"Ce programme dÆactions doit être réalisé avec la contribution aussi des secteurs du Tourisme, de la Culture et des Forêts dans le but de préserver et développer ce site de 8.500 palmiers-dattiers, jadis source principale de revenus des populations de Béni-Abbès", a expliqué M. 
Mohamed Ameur. 
Il y a deux années, les responsables locaux du secteur du tourisme ont suggéré la création, avec lÆaide des services de lÆagriculture, dÆactivités économiques en rapport avec les petites entreprises de transformation de matières et produits de la phoeniciculture, tels que la confiture de datte (Rob), des produits dérivés de dattes, des nattes et des parasols en palmes de palmiers et des sculptures sur bois de palmiers, des activités inscrites au registre de lÆartisanat et des métiers traditionnels.