Thiago Silva : «L’équipe de France, c'est un peu notre bête noire»

Publié par Dknews le 12-06-2014, 15h10 | 26

A un jour du coup d’envoi de la Coupe du monde, Thiago Silva s’est livré au journal Le Monde sur l’état d’esprit de la Seleçao, la pression qui pèse sur leurs épaules, l’équipe de France et la situation sociale du pays. Malgré la pression, Thiago Silva l’affiche clairement, comme toute la sélection brésilienne : l’objectif est de remporter la Coupe du monde dans leur pays : « Il y a toujours une pression.

En tant que Brésilien et capitaine de la Seleçao, nous n'accepterons pas d'être 3e, ni 2e. Nous n'accepterons que d'être 1er, champions du monde. C'est notre seul objectif, nous allons travailler pour cela. »

Avec le souvenir des 3 défaites du Brésil face à la France, en 1986, en 1998 et en 2006, Thiago Silva reconnait que les Bleus sont leur bête noire : « C'est une grande équipe qui est dans un moment particulier, dans une phase ascendante.

Didier Deschamps est un très grand entraîneur (…) Avec lui, la France a beaucoup gagné. Quand vous avez un entraîneur avec de la personnalité, qui connaît le football et a été un grand joueur, je pense que vous avez tout pour faire un grand Mondial. (…)

Les Brésiliens ont un grand respect pour le maillot des Bleus. C'est un peu notre bête noire. Si on doit affronter la France, on ne partira pas la fleur au fusil mais on l'affrontera avec énormément de respect. »

Concernant les mouvements sociaux au Brésil, le capitaine espère que le Mondial se passera dans une atmosphère pacifique : « Une partie de la population manifeste car elle veut que le Brésil progresse dans les secteurs de la santé, de l'éducation, du respect du peuple brésilien.

Je pense que petit à petit, tout cela va s'améliorer et que la population l'a compris. Maintenant, si le peuple va dans la rue pour tout casser ou voler, j'estime que ça n'est pas une façon de faire et que cela donne une mauvaise image du pays.

Je suis pour un projet pacifique, sans violence pour un Brésil meilleur. J'espère que ce sera un Mondial tranquille, un Mondial de la paix. », a-t-il déclaré avant d’assurer que la présidente Dilma Roussef a mis tous les moyens en œuvre pour la sécurité des supporters.