Le journaliste marocain, Omar Radi, a été condamné hier au Maroc à quatre mois de prison avec sursis et 500 dirhams d'amende (47 euros) pour avoir publié un tweet critiquant un verdict, ont rapporté des médias.
"Je m'attendais à ce que les poursuites soient annulées. Ce procès n'a pas lieu d'être, c'est une atteinte à ma liberté d'expression", a réagi le journaliste et militant des droits humains de 33 ans, précisant qu'il comptait faire appel. Omar Radi a lui-même fait part sur Twitter de sa condamnation, qu'il a apprise via son avocat, les tribunaux étant fermés au public au Maroc depuis lundi par mesure préventive afin de contenir la propagation du nouveau coronavirus. Son message a immédiatement suscité des réactions de soutien sur les réseaux sociaux. Après plusieurs renvois d'audience, le jugement --qui devait être prononcé la semaine dernière-- a finalement été rendu mardi par le tribunal de première instance d'Ain Sebaa (ouest). Le journaliste indépendant avait été placé en détention pour "outrage à magistrat" fin décembre pour avoir fustigé sur Twitter un verdict prononcé en avril 2019.
Des membres du "Hirak" -un mouvement de contestation qui tenait agité le nord du Maroc entre 2016 et 2017- avaient été condamnés à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. M. Radi avait été remis en liberté provisoire quelques jours plus tard, sa détention ayant suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux.w