Algérie - Espagne : M. Ould Khelifa s'entretient avec le président du sénat espagnol sur les questions d'intérêt commun

Publié par Dknews le 13-06-2014, 18h55 | 43

Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa s'est entretenu jeudi avec le président du sénat du Royaume d'Espagne Pio Garcia-Escudero Marquez, avec qui il a évoqué les questions d'intérêt commun aux plans politique, économique et culturel.

M. Ould Khelifa s'est félicité à cette occasion «des bonnes relations liant les deux pays» soulignant que «ces relations se développent davantage depuis 2000 à la faveur des visites de haut niveau entre les responsables des deux pays», indique un communiqué du Conseil.

Le président de l'APN qui a estimé que les relations parlementaires «ont besoin d'être développées davantage», s'est dit optimiste quant à la contribution du groupe parlementaire d'amitié Algérie-Espagne, installé en juin 2013, dans la promotion de ces relations». Il a souligné que l'Algérie et l'Espagne sont liées par des relations vitales dans plusieurs domaines, comme en témoignent, a-t-il dit, le volume des échanges économiques entre les deux pays, estimées à huit milliards de dollars.

M. Ould Khelifa a exprimé la volonté de l'Algérie de «bénéficier de l'expérience espagnole notamment dans les domaines du bâtiment, l'hydraulique et les travaux publics» appelant à accorder davantage de facilitations à la circulation des personnes et des capitaux».

Concernant les questions régionales et internationales, M. Ould Khelifa a indiqué que l'Algérie qui «partage de vastes frontières avec des pays qui connaissent de graves crises, ne ménage aucun effort pour apporter de l'aide à ses voisins pour le rétablissement de la stabilité», rappelant les efforts de l'Algérie en faveur du Mali et ses appels à une solution pacifique entre les parties en conflits dans ce pays».

Evoquant la question du Sahara occidental, M. Ould khelifa a rappelé que l'Algérie «n'est pas partie prenante dans ce conflit» soulignant que la résolution de ce conflit «reste tributaire du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination à travers un référendum sous l'égide des Nations Unies». Sur un autre registre, M. Ould Khelifa a rappelé que «le terrorisme transnational est devenu désormais un ennemi commun» soulignant que l'approche de l'Algérie en la matière repose «sur le tarissement des sources de son financement et la lutte contre le paiement de rançons, le trafic de drogue ainsi que sur les efforts de développement local».

De son côté, le président du sénat espagnol a reconnu que les relations parlementaires entre les deux pays «n'ont pas atteint le niveau escompté en dépit de leur rapprochement politique, économique et géographique».Il a souligné que sa visite visait à «relancer les relations avec l'Algérie, premier partenaire d'Espagne en Afrique».

Il a annoncé que le parlement espagnol compte en automne prochain organiser une session à laquelle participeront les quatre chambres des parlements des deux pays pour examiner les opportunités de coopération.

M. Pio Garcia-Escudero Marquez a en outre affirmé la disposition de son pays à accompagner les efforts de développement en Algérie notamment dans les domaines du bâtiment, des énergies renouvelables et de la communication».

Il a tenu également à rendre hommage aux «efforts de l'Algérie dans la préservation de la paix et de la stabilité en Afrique du nord et dans la région du Sahel» tout en saluant son rôle de facilitateur dans le dialogue intermalien. Les deux parties ont appelé enfin à «l'exploitation du legs culturel espagnol commun entre les deux pays en faveur du rapprochement entre les deux peuples».