Des sociologues et des psychologues participant au premier séminaire national sur "L’enfant algérien et les dangers de la dépendance aux nouvelles technologies" ont tiré, lundi à Sétif, la sonnette d’alarme sur le phénomène de l’addiction des enfants aux jeux vidéos et au monde virtuel.
Au cours de ce séminaire, organisé à la maison de la culture Houari Boumediène, les spécialistes ont estimé que la situation "prend des proportions alarmantes" dans la société, appelant à "une meilleure mobilisation" pour "contourner ce danger" et éviter "les retombées négatives occasionnées à la personnalité de l’enfant". Ils ont, à ce propos, insisté sur l’urgence d’effectuer "des recherches approfondies sur le phénomène de l’addiction des enfants aux nouvelles technologies" dans l’objectif d’apporter "une compréhension scientifique de la situation" et préconiser "des solutions adéquates et étudiées".
Le président du Club scientifique de la wilaya de Sétif, Mustapha Rahmouni, a estimé que les nouvelles technologies sont un facteur d’influence dans "le processus de communication au sein de la famille" et "dans les relations sociales de l’enfant", mettant l’accent sur "les dommages occasionnés" par cette addiction sur "le développement psychologique social et émotionnel de l’enfant".
Une représentante de la Gendarmerie nationale a évoqué, lors de cette rencontre, la stratégie mise en place par ce corps sécuritaire pour protéger les enfants "des crimes" liés à l'informatique ciblant notamment les adolescents. Organisé à l’occasion de la journée Internationale de l’enfant africain, à l’initiative du Club scientifique de Sétif en collaboration avec l’instance nationale de promotion de la santé et de développement de la recherche, ce séminaire national vise, selon les organisateurs, à "lancer un débat autour des dangers de la dépendance des enfants aux nouvelles technologies".