Clôture des travaux des Assises nationales de la santé : Le Sud et les Hauts Plateaux au scanner

Publié par Dknews le 17-06-2014, 20h34 | 77

Le rehaussement du ministère de la Santé en ministère de Souveraineté a été recommandé, mardi à Alger, à l’issue des travaux des Assises nationales de la santé. «La révision, voire la suppression» de la réglementation du temps complémentaire des professionnels de santé ainsi que le service civil a été recommandée par les participants aux assises, qui ont appelé, notamment, au «rattachement» des organismes de la sécurité sociale au département de la santé.

Les recommandations ont été axées, d’autre part, sur la nécessité de «renforcer la complémentarité» entre les trois secteurs de la santé (public, privé, et parapublic), l’introduction de nouveaux outils de gestion et d’évaluation, ainsi que la répartition «rationnelle et équitable» de soins à travers notamment l’élaboration de référentiels nationaux tous secteurs confondus. Le renforcement des programmes nationaux de prévention est, également, recommandé, outre la prise en compte dans la politique nationale de santé de la spécificité des régions du Sud, des Hauts Plateaux et des zones enclavées.

Les problèmes du manque d’effectifs sanitaires et du transport dont souffrent les régions du sud et des hauts plateaux, ont été soulevés, mardi, au deuxième jour des travaux des assises nationales de la santé qui se poursuivent à Alger.A cet effet, Mme Zakia Boudouh, inspectrice de santé à Biskra, a déploré l'absence de médecins spécialistes dans cette wilaya, à l’exception de l’équipe médicale cubaine «qui ne peut, à elle seule, répondre aux besoins locaux, notamment en ce qui concerne la pédiatrie et la gynécologie».

De son côté, M. Wissat, professionnel de la santé à El Bayadh, a indiqué que cette wilaya souffre d’un «manque flagrant» en matière de spécialistes et en matériels de radiologie et d’imagerie, ce qui oblige les patients à faire de longs déplacements pour se faire soigner.

Il a estimé que les opérations de jumelages entre les structures sanitaires du nord et celles du sud et des hauts plateaux «ne suffisent pas» pour remédier à ces problèmes, jugeant, à cet égard, «nécessaire» d’encourager le secteur privé pour apporter son soutien, en vue d’une «meilleure prise en charge des citoyens».

Pour sa part, Bensalem Mohamed, de l’hôpital d'In Salah (Tamanrasset), a salué les efforts déployés par l’Etat, à travers notamment le service civil. Il a, toutefois, relevé que les problèmes resurgissent en raison de l’interruption de ce service, appelant à assurer un service continu. Le directeur de l’hôpital de Tamanrasset, Kada Bika, a jugé, quant à lui, que la durée du service civil est «très courte», ce qui n’aide pas à assurer une meilleure couverture des régions reculées.

M. Zahi Farouk, ancien cadre au ministère de la santé, a soulevé, lui aussi, plusieurs problèmes liés notamment au manque de spécialistes en pédiatrie, et en gynécologie.Enfin, Mme Choutibi Zahra, membre de l’union nationale des sages-femmes, a fait part du problème de surcharge des malades à l'hôpital de Tamanrasset où il exerce, qui dépasse les normes ce qui se répercute sur la santé des sages-femmes, d’où la nécessité, selon elle, de fournir davantage de moyens, notamment en ce qui concerne la radiologie, et mener également un travail de sensibilisation auprès des femmes.