Affaire Sovac : 20 ans de prison ferme requis contre Bouchouareb et 15 ans contre Ouyahia et Mourad Oulmi

Publié par Dknews le 19-06-2020, 16h31 | 18

Le représentant du ministère public près le  tribunal de Sidi M'hamed, a requis, jeudi soir, une peine de 20 ans de  prison ferme à l'encontre de l'ancien ministre de l'industrie Abdeslam  Bouchouareb et de 15 ans de prison ferme à l'encontre de l'ancien Premier  ministre Ahmed Ouyahia et du président directeur général de Sovac Mourad  Oulmi, ainsi qu'une peine d'emprisonnement de 12 ans contre Youcef Yousfi.     

Les accusés sont poursuivis dans l'affaire Sovac pour plusieurs chefs  d'inculpation liés à la corruption dont "transfert à l'étranger de capitaux  issus de revenus criminels, corruption, trafic d'influence et pression sur  des fonctionnaires publics pour l'obtention d'indus privilèges". Concernant Abdeslam Bouchouareb, actuellement en fuite à l'étranger, le  représentant du ministère public a requis à son encontre également une  amende de 8 millions de DA avec émission d'un mandat d'arrêt international,  et de 2 millions de DA à l'encontre d'Ouyahia et de l'ancien ministre de  l'industrie Youcef Yousfi.

Une peine de 20 ans de prison ferme a été requise contre l'accusé Djarbou  Amine,  assortie d'une amende de 8 millions de DA. La même peine a été  requise contre l'épouse du Pdg de Sovac Mme Benmoussa Fatiha avec émission  d'un mandat d'arrêt international.

Des peines de 5 ans de prison ferme assorties d'une amende d'un (1)  million de DA ont été requises contre l'ancien Pdg du Crédit populaire  d'Algérie (CPA) Omar Boudiab et des anciens cadres du ministère de  l'industrie et de la commission du crédit au niveau du CPA à savoir  Djenaoui Faouzi, Tira Amine, Alouane Mohamed, Abdelkrim Mustapha,  Nacer-eddine Djida, Boughrira Noureddine, Ouikane Djamel, Kasderli  Abdelkrim, Benalga Mustapha et Abdoune Ismail. Le représentant du ministère public a requis également une amende de 32  millions de DA pour les entreprises impliquées dans cette affaire ainsi que  la saisie de leurs biens, outre l'interdiction d'exercice d’une activité  économique pour une durée de 5 ans.

Avant ses réquisitions, le représentant du ministère public a affirmé que  les accusés parmi des anciens responsables (Ouyahia, Bouchouareb et Yousfi)  ne sont pas poursuivis dans cette affaire pour des actes politiques mais  pour avoir commis des actes délictuels punis par la loi et celle de la  lutte contre la corruption".

Durant la soirée du deuxième jour du procès, l'huissier de justice du  Trésor public a indiqué que cette  affaire a causé "des pertes de 297  millions de DA pour l'Agence nationale de développement de l'investissement  (ANDI) et de 225 milliards de DA en ce qui concerne le dispositif SKD et  CKD.