Rien qu’à l’école supérieure des transmissions de Koléa, l’ANP vient d’enregistrer la sortie de 13 promotions d’officiers et d’officiers supérieurs, effectuant ainsi un grand pas dans le cadre de sa professionnalisation.
Signalons que le choix opéré par l’Algérie de renforcer ses liens avec les ensembles régionaux auxquels elle est arrimée, à savoir l’Union africaine et les pays de la Ligue arabe s’est traduit par la formation d’élèves de pays Africains et arabes.
Fait important pour une lecture de l’avenir, c’est la première fois, selon le commandant de cette école, le général Bedjghit Farid, que cette année a vu la sortie de la première promotion de guerre électronique.
On sait que l’objectif de leur professionnalisation reste au cœur des préoccupations fondamentales des hautes autorités du pays.
Une dynamique de formation va de pair avec l’ensemble des décisions qui annoncent sous la forme d’une détermination à faire atteindre à nos forces armées les objectifs qui leur sont assignés, des objectifs d’acquisition de nouvelles capacités en terme d’équipements adaptés et modernes, en terme de spécialisation, en termes de formation d’excellence et en termes d’adaptation des parades..
Dans ce contexte international où les menaces sont encore diffuses, où l’armée ne s’autorise guère aucune pause dans la réflexion sur les nouveaux risques, dans sa posture de dissuasion à l’égard de toute menace d’où que celle-ci pourrait provenir, l’armée est engagée en permanence dans le processus d’acquisition, d’amélioration, d’adaptation et de mobilisation des forces, des moyens et des ressources.
Il s’agit bien d’un effort permanent, sans rupture, et où les fins d’année universitaire dans le domaine militaire nous rappellent qu’à l’instar des écoles civiles de l’enseignement supérieur, il y a une dynamique de formation qui est entretenue également dans les écoles militaires de tout niveau, de tout rang et de toute arme..
Des écoles militaires supérieures forment les officiers dont a besoin notre armée pour assurer à la fois la garantie de sa capacité à s’adapter aux exigences de tout engagement.
Ces dernières années sont exceptionnelles pour nos forces armées, avec les implications sur la modernisation de l’ensemble des structures. Les objectifs sont connus.
Ils sont ceux de l’acquisition des capacités à anticiper les menaces, leur nature, adapter les parades, atteindre les objectifs de capacité fixés, opérer une montée en puissance et les réponses dans des délais raccourcis, augmenter le niveau de la maîtrise des technologies de pointe dans le cadre de la professionnalisation, assurer la parfaite cohérence des différentes armes par des manœuvres conjointes, être en mesure à tout moment et dans toutes les conditions d’intervention d’assurer la sécurité nationale, sont quelques-unes des missions contenus dans le mandat confié conformément à la constitution aux forces armées par le président de la république, chef suprême des forces armées et responsable de la défense nationale.
Le devoir envers le voisinage qui nous sollicite pour des missions de médiation et/ou de contribution au rétablissement de la paix nous impose sans cesse d’avoir à l’esprit à l’esprit les thèses que nous défendons, à savoir qu’il est difficile pour un pays de continuer à bénéficier de la sécurité et de la stabilité dans un environnement insécurisé et instable, c’est-à-dire que la sécurité est indivisible.
Alors, il est évident qu’à chaque fois que nous abordons bien entendu toute réflexion sur les questions de défense et de sécurité, inévitablement nous le faisons à travers l’évaluation de la situation de sécurité et de stabilité qui nous environne ainsi que la nature des possibles foyers de crise qui alimentent les insécurités et les instabilités. Les approches algériennes font toujours le consensus dans le monde.