La future Constitution sera consensuelle dans le but de consolider et de renforcer le front interne du pays face à un contexte mondial impitoyable, marqué par des crises et des conflits qui n’en finissent pas. Cette déclaration est du ministre d’Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, chargé de mener les consultations sur le projet de révision constitutionnelle.
L’objectif des consultations que mène Ouyahia , qui s’exprimait au nom du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, hier à l’occasion d’une conférence de presse animée à Djenane el Mithaq, consiste à parvenir à une Constitution consensuelle qui puisse rassembler le maximum d’Algériens autour de ce texte fondamental.
A cet effet, Ouyahia a affirmé avoir lancé des invitations à des personnalités, associations et partis politiques représentatifs, reflétant la diversité de la société algérienne. Il s’agit pour Ouyahia de consultations où l’exclusion n’est pas pratiquée.
D’ailleurs, il a lancé de nouveau l’invitation à ceux qui boycottent ces consultations. Il a affirmé que les portes de la présidence de la République, où il reçoit ses invités dans le cadre des consultations politiques, demeurent ouvertes à ceux qui boycottent ces consultations. Il a relevé qu’il s’agit d’un grandiose projet qui engage l’avenir du pays, à savoir la révision de la Constitution.
Cela explique l’insistance d’Ouyahia, qui représente le chef de l’Etat, sur l’élargissement du dialogue aux boycotteurs. Par ce dialogue entre Algériens, l’Algérie renforcera son front interne pour faire face à toutes les menaces qui la guettent. La situation aux frontières, du fait de l’instabilité dans les pays voisins, exige des Algériens de s’entendre et de raffermir leurs liens. Il y va de la stabilité du pays et c’est le message qu’Ouyahia a tenu à transmettre à ceux qui fantasment encore sur un «printemps arabe» en Algérie.
En ce sens, le dialogue et la concertation demeurent les meilleurs moyens à même de renforcer la stabilité du pays et par conséquent son front interne. Cela est plus que nécessaire du fait du nouveau contexte mondial où la souveraineté des peuples et des pays n’est plus respectée mais violée et transgressée quotidiennement.
Ce qui se passe au Mali, en Syrie, en Irak et en Libye pour ne citer que ces pays où il y a eu intervention des forces étrangères, est édifiant à plus d’un titre. La souveraineté de ces pays n’est pas respectée en raison de la fragilité de leur front interne. Afin d’éviter à l’Algérie de connaitre le même sort, il est impératif de maintenir le front interne stable et fort grâce à un dialogue permanent entre les Algériens sans aucune exclusion.