L'Etat favorable à toute rencontre initiée par l'Opposition, mais exige le respect des lois de la République

Publié par DKnews le 20-06-2014, 19h15 | 24

L'Etat "est favorable à toute rencontre initiée par l'Opposition, pour peu que soient respectées les lois de la République et les constantes de la Nation", a affirmé hier à Alger le ministre d'Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia.

Chargé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de mener les consultations sur le projet de révision constitutionnelle, M. Ouyahia a souligné lors d'une conférence de presse que "toutes les rencontres organisées par les opposants et partisans du boycott des consultations sont les bienvenues, pour peu qu'elles se tiennent dans le respect des lois de la République et des constantes de la Nation".

En réaction à ceux qui remettent en cause l'utilité et le sérieux des  consultations politiques sur la révision constitutionnelle jugeant nécessaire la tenue d'une conférence nationale impliquant tous les acteurs, M. Ouyahia a souligné que "l'Algérie a connu auparavant d'autres conférences nationales à l'instar de celle sur l'entente nationale tenue en 1994, mais toutes ces rencontres n'ont pas permis un dialogue serein et constructif et n'ont pas connu une large participation des acteurs politiques".

Pour M. Ouyahia, les rencontres bilatérales organisées par la Présidence de la République avec les différents partis, associations et compétences nationales, sont à même d'éclaircir les vues de tout un chacun en vue d'enrichir cette révision constitutionnelle.

La révision constitutionnelle "intervient à la faveur d'une conjoncture marquée par une stabilité politique et économique et la paix sociale, ouvrant ainsi la voie à une large consultation en vue d'aboutir à un résultat dans un cadre consensuel (...), surtout que les constitutions précédentes- à l'exception de celle de 1976- avaient été élaborées en période de crise". "En dépit des divergences de vues entre Pouvoir et acteurs politiques sur la révision de la constitution, il n'en demeure pas moins qu'il existe des objectifs sur lesquels tous le monde s'accorde", a-t-il conclu.