Des consommateurs avisés ont fait leurs achats hebdomadaires le vendredi, avant-veille du premier jour du ramadhan. Par rapport aux prix pratiqués au marché de Bab El Oued seuls les navets et la pomme de terre ont connu un augmentation : le navet n’est pas un légume de saison et son renchérissement est dû à la consommation de la rechta dont il est un des accompagnateurs.
La pomme de terre a augmenté de 5 DA à 35 DA.
« Les clients des marchés de ce quartier sont moins exposés à la « flambée des prix », nous assure ce cadre qui n’hésite pas à se déplacer pour trouver les produits au meilleur prix.
Le marché de Bouzaréa est également celui où les acheteurs trouvent les rapports les plus avantageux entre qualité et prix.
Les marchés populaires de l‘Aqiba à Belouizdad et de Bach Djarah sont réputés les moins chers. Peut-être parce qu’il y a un lien social très fort entre le marchand et son client habituel.Entre le marché de la rue Ali La Pointe et de la place de Chartres, la différence est peu significative, bien que le premier soit en perpétuel renouvellement des stocks de marchandises et donne l’impression d’une halle miniature tant le trafic est intense.
Autres pratiques
Les marchés qui attirent la clientèle aisée sont moins nombreux qu’on le croit à Alger.Les prix affichés sont : pomme de terre à 60DA, courgettes à 160, raisins à 360DA, nectarine à 400 dinars.Pour ce dernier fruit : un commerçant qui « paie ses impôts » le propose à 160DA et un autre qui dresse un étal sauvage le vend à 100DA.
Les vendeurs ambulants disposant d’une autorisation de vente ont des prix à équidistance du marchand suscité et le « marché des riches ».
Les prix qui fâchent
Des marchands des fruits et légumes des marchés de la capitale sont fermés à tout commentaire sur les prix pratiqués. « Nous ne répondrons à aucune question si vous ne nous dites pas comment un légume ou un fruit triple de prix entre le moment de sa vente aux mandataires et son arrivée chez nous détaillants. »
Le constat est que l’augmentation est moins forte que craint par les consommateurs dont il a été dit qu’ils devaient avoir un comportement plus rationnel. Ce point de vue voudrait dire que la pomme de terre affichée à 45 ou 50Da , la courgette est à 100DA chez deux vendeurs et 140 Da chez un autre DA , les carottes sont à 80DA, le concombre à 50DA, les betteraves sont à 60 et les tomates à 70( moins bonne qualité), la salade est à 90dinars, soit des prix de « saison ».Le citron si nécessaire pour donner du goût à la chorba culmine à 160DA.Vérités
Les détaillants justifient souvent leurs pratiques par le fait qu’il y aurait des intermédiaires qui élèvent à chaque transaction le prix à la vente des fruits et légumes.
« C’est peut-être vrai pour les détaillants débutants. On sait que les producteurs ont le droit de vendre leurs produits en gros, qu’il y a des agriculteurs qui vendent « sur pied » aux risques et périls de l’acheteur-spéculateur, mais même dans ce cas, le risque est plus grand du fait que sur une spéculation maraichère donnée la concurrence existe à tous les niveaux : producteur, grossiste, détaillant. Cette donnée doit être prise en compte par les consommateurs pour gérer correctement leur budget alimentation, y compris durant les périodes exceptionnelles.
Cette même consommation effrénée renseigne sur le niveau du pouvoir d’achat et la qualité de la vie des algériens. M. Bouras, directeur de la consommation au niveau de la wilaya d’Alger avait affirmé que ce mois de ramadhan 50 milliards de centimes circuleront dans l’algérois. Les assurances qu’il avait données quant à l’approvisionnement en produits frais, en viandes et laitages à la suite des engagements des ministères concernés sont sur le point d’être vérifiées.
Une bonne nouvelle pour le consommateur.