Une logique d’écoute, une logique de participation : Quand les incompréhensions reculent

Publié par Saïd Abjaoui le 01-07-2014, 18h24 | 35

«Nous allons construire une démocratie conforme à nos valeurs» disait le Président de la République. Nous ne pouvons pas dire que dans le bureau d’Ouyahia, c’est le désert politique. Avec les discussions autour de la Constitution, c’est le lieu d’expression pluraliste, le lieu où se font et se proposent des recommandations. Certainement que lorsque l’on parle sur l’avenir, et qu’on sait que tout ce qu’on dit engage jusqu’aux générations futures, c’est avec émotion qu’on le fait. Avec émotion et humilité. 

Ils sont un peu nombreux à avoir tendance à commette le péché d’oublier que c’est l’Algérie par son président qui exprime le besoin de disposer d’une constitution adaptée et qu’en conséquence, ceux qui vont participer à sa révision puiseront leur légitimité de celle que le peuple a confiée à son président.

La Constitution sera cousue donc non pas en faveur de tel ou tel acteur politique, mais certainement tiendra compte de l’intérêt général des populations, de celui des générations futures.

On peut dire que pour le moment, la participation des partis et personnalités a permis un foisonnement de propositions dans un spectre le plus élargi possible d’innovations en termes d’idées. Chaque sensibilité a apporté ses idées ou ses convictions de militantisme.

Bien des idées vont converger, mais aussi bien d’autres vont diverger. C’est le propre du pluralisme politique que certaines idées sont destinées à approfondir la démocratie et l’Etat de droit tandis que d’autres seront liées à des intérêts propres.

Mais lorsque viendra le moment de faire des synthèses et de tenir compte des grandes lignes stratégiques formulées  par l’ensemble des interlocuteurs, les contradictions apparaitront d’évidence et bien sûr elles auront à être levées. On peut dire également que c’est l’Algérie qui exprime plus que le besoin car c’est une nécessité, de consensualiser la révision de la Constitution pour unifier les visions, ou plutôt éliminer les contradictions encore portées par des visions.

Nous avons déjà soutenu que c’est l’écoute qui constitue l’atout pour les forces du dialogue, et que ne savent écouter plus particulièrement que ceux qui disposent de capacités à analyser, à discerner, à retenir l’important et à hiérarchiser les préférences en fonction du cap à atteindre. 

Du fait que le dialogue a été ouvert, que de part et d’autre des différents interlocuteurs s’exprime la volonté de parvenir à une constitution portée par tous et par toutes, il ne restera plus qu’à décrire les mécanismes d’interprétations, de consolidation et de garantie que celle-ci sera irréversiblement appliquée dans sa totalité.