Afghanistan : Près de 16 millions de personnes ont besoin d'une assistance vitale (ONU)

Publié par DK NEWS le 18-01-2021, 18h37 | 8

Les Nations Unies et les partenaires humanitaires en Afghanistan cherchent à obtenir 1,3 milliard de dollars pour venir en aide à ces personnes, selon le site officiel de l'ONU.
Le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric, a fait savoir que le nombre de personnes ciblées pour l'aide est plus de six fois supérieur à celui d'il y a quatre ans.
Les Nations Unies et leurs partenaires avaient alors recensé 2,3 millions de personnes ayant besoin d'aide.
"On prévoit que près d'un enfant de moins de cinq ans sur deux sera confronté à une malnutrition aiguë cette année", a prévenu M.
Dujarric, déplorant que la faim " monte en flèche", car les gens ont perdu leurs moyens de subsistance.
Le porte-parole a également noté qu'en 2021, près de la moitié de la population afghane aura besoin d'une aide humanitaire pour survivre.
Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dans l'ensemble de l'Afghanistan, environ 18,4 millions de personnes ont besoin d'aide, un chiffre qui a fortement augmenté l'année dernière avec l'apparition de la pandémie de nouveau coronavirus.
"Bien qu'ils soient durablement résistants, les gens sont de plus en plus désespérés, recourant à l'endettement et à d'autres mécanismes d'adaptation plus dangereux pour survivre, notamment en mariant leurs jeunes filles et en envoyant leurs enfants travailler", a déclaré la Coordinatrice humanitaire pour l'Afghanistan, Parvathy Ramaswami, dans l'avant-propos d'un plan de réponse humanitaire.
La survie des 15,7 millions de personnes les plus vulnérables dépend de la capacité des humanitaires opérant sur place à recevoir des ressources financières suffisantes pour apporter une réponse, a-t-elle noté, selon le site de l'ONU, ajoutant que "les conséquences d'un financement tardif ou insuffisant sont très réelles".
Les perspectives pour 2021 se sont encore détériorées en raison d'importants besoins non satisfaits l'année dernière par manque de financement et de l'accent mis sur la Covid-19, ainsi que du lent déploiement de l'aide complémentaire au développement, a noté le plan de répo nse.
Pour Mme Ramaswami, il y a toutefois "encore des raisons d'espérer" avec le début des négociations intra-afghanes, ajoutant qu'après des décennies de conflit, , "les gens sont mentalement épuisés et ont faim de paix, aspirant à la fin des morts et des souffrances des civils".
Elle a également souligné la nécessité d'un cessez-le-feu permanent ou d'une réduction persistante de la violence, pour permettre aux humanitaires d'évaluer la situation, en particulier dans les zones difficiles d'accès.