Un gouvernement de terrain

Publié par Boualem Branki le 04-07-2014, 18h05 | 26

C’est un véritable gouvernement de terrain que conduit le Premier ministre Abdelmalek Sellal. C’est, en quelques sorte, une autre manière de dire que le développement local et l’amélioration des conditions de vie des algériens, et en particulier des populations des zones rurales. 

Et c’est ce niveau de l’analyse de la situation actuelle en matière de développement que le chef de gouvernement a abordé lors de sa visite de travail dans la wilaya de Batna. Et, comme il fallait s’y attendre, il a annoncé de la capitale des Aurès que le plan quinquennal de développement 2015-2019 sera examiné la semaine prochaine.

Un plan quinquennal que les experts attendent pour jauger de la profondeur des projets prévus et l’ambition des autorités publiques de le mener à bon port dans les meilleures conditions sociales. Il s’agit, en effet, de projets très lourds en termes d’investissements et de portée sociale et économique.

Un plan de développement également attendus par les milieux économiques et en particulier des entreprises et des bureaux d’études en ce qu’il offre une large gamme de services et ouvre de grandes perspectives pour l’emploi, l’amélioration des infrastructures (routes, transports, santé, éducation, etc.), de service et la croissance économique. 

L’annonce par le Premier ministre de l’examen en conseil des ministres du plan quinquennal 2015-2019 donne par ailleurs la pleine mesure des actions de l’Etat pour la mise en place d’ambitieux plans de développement locaux et à l’échelle nationale.

Car les défis sont énormes, importants et incompressibles, dont la résorption de la crise du logement, améliorer les indicateurs sociaux dont l’accès à la santé, l’eau et l’école, améliorer le niveau des algériens et le porter au même niveau que celui dans les pays développés, et, enfin, donner la possibilité aux entreprises algériennes d’améliorer leurs rendements en termes de réalisations d’infrastructures stratégiques. 

Il est ici question des projets énergétiques pris en charge par l’état pour améliorer la production d’électricité et d’hydrocarbures pour mettre à l’abri l’Algérie des crises du marché énergétique mondial, et, surtout, lui permettre d’améliorer et renforcer ses exportations.

Et puis, il y aura un effort financier particulier pour ce plan quinquennal 2015-2019. Le précédent avait été de 286 milliards de dollars, avec le reliquat du plan 2005-2009, notamment pour les projets d’habitat. 

Il y aura donc du «pain sur la planche», pour tous et en particulier pour les entreprises algériennes qui seront sollicitées pour la réalisation des plans de charge de ce programme. Et, bien évidemment, c’est le Premier ministre qui l’annonce.

Ce programme, a-t-il dit, accordera la priorité à «l'amélioration de l'infrastructure de base et à l'entreprenariat, d'une manière générale, conformément aux engagements pris dans ce sens».

Du reste, il a assuré que le «gouvernement de terrain» qu'il conduit, effectuera des visites de travail et d'inspection, durant et après le mois de Ramadhan, dans les différentes wilayas du pays». Une autre manière de dire que le gouvernement sera présent sur tous les fronts… du développement.