52e anniversaire de la fête de l’indépendance : «Fierté»

Publié par O. Larbi le 04-07-2014, 18h41 | 387

Une date phare dans l’histoire 

52 ans après le recouvrement de l’Indépendance nationale et la souveraineté sur tout le territoire algérien, l’histoire de l’Algérie est toujours l’objet d’études, d’analyses, le sujet qui marque de son empreinte des relations bilatérales ou internationales.

La constance des attaques contre la lutte de libération nationale algérienne, contre ses dirigeants, le révisionnisme et le déni des crimes de guerre contre le peuple algérien durant 7 ans et demi d’une répression atroce des idées et de ceux qui les portent, de tout le peuple algérien sans soutien international puissant pour arrêter le glaive combattant la liberté.

Des alliances militaires ont soutenu la soldatesque française lui offrant des armes et des avions, un soutien logistique infini ; les moudjahidine n’ayant que le soutien du peuple démontré lors des soulèvements du 20 août 1955 ; l e congrès de la Soummam du 20 août 1956 consolidant les fondements et la justesse des principes qui ont guidé la décision des déclencheurs du combat libérateur le 1er Novembre 1954.

Malgré la puissance armée, la répression, la destruction de milliers de villages et de mechtas, le massacre des animaux et la politique de la terre brûlée, le déracinement des populations et leur parcage dans des camps de regroupement, la Révolution a poursuivi son combat et étendu son retentissement international en influençant les changements violents de la démocratie et du pouvoir en France.

La portée de la Révolution algérienne a été telle que le colonialisme français a été contraint de faire barrage à la guerre révolutionnaire en rendant leur liberté aux peuples africains sous domination. En vérité la Révolution algérienne a sonné le glas pour le colonialisme en tant que système.

La lutte armée a été une école de courage, d’invention dans les domaines de l’organisation, de la stratégie et de la tactique militaires - au point que les écoles de guerre dans le monde l’étudient encore aujourd’hui comme modèle de la guerre révolutionnaire - de programmation politique, sociale et culturelle, de politique maghrébine et internationale.

La reconnaissance des algériens envers les peuples et les pouvoirs qui ont soutenu leur combat s’est illustré dans la participation au combat des Tunisiens contre l’intervention française à Bizerte sur le territoire de la Tunisie indépendante.

C’est une des marques de la Révolution algérienne que de ne pas oublier les aides multiformes reçues pendant la lutte : en France même de la part des intellectuels, de la jeunesse qui a refusé de lui faire la guerre, en Allemagne et en Belgique, en Suisse et en Italie, en Yougoslavie, Tchécoslovaquie, en RDA, URSS et en Chine, au Vietnam, en Corée et même aux USA ; à l’ONU, les assemblées générales ont reconnu la légitimité de la lutte du peuple algérien. Nul n’oubliera les soutiens des peuples arabes et l’apport du mouvement national algérien au renouveau des valeurs d’indépendance dans cette région.

Et quand les pouvoirs français ont finalement reconnu que leur temps était passé, que leurs manœuvres pour séparer le Sahara de l’Algérie étaient vains, le temps de la négociation s’accéléra : les accords d’Evian consacrent la victoire du peuple algérien, la justesse des politiques suivies par ses dirigeants à différents moments, l’efficacité de sa diplomatie et de ses capacités de défense.

L’Algérie aujourd’hui compte près de 40 millions d’habitants qui jouissent des droits fondamentaux inaliénables reconnus dans le monde.

Le chemin parcouru en 5 décennies est considérable ; les problèmes qui se posent sont le fruit du développement, du progrès, de la qualité de la vie et de la prise en charge des besoins.
Les épreuves traversées ont forgé l’unité du peuple algérien qui doit faire un effort conséquent pour s’enrichir des hauts faits de son histoire, de ses traditions et de sa culture vivaces en dépit d’un délaissement dangereux.

La célébration du 5 juillet doit être un mouvement d’appropriation de notre passé, de notre présent et une projection confiante dans l’avenir.
Fiers d’être Algériens.