Marches à Alger et dans certaines wilayas " pour la poursuite du changement et la lutte contre la corruption"

Publié par DK NEWS le 06-03-2021, 17h59 | 17

Des citoyens sont sortis vendredi à Alger et dans certaines wilayas du pays dans des marches pacifiques pour réitérer leurs revendications consistant en "la poursuite du changement" et la "lutte contre la corruption" et l'édification d'une Algérie nouvelle, tout en insistant sur "la préservation de l'unité nationale et de la cohésion sociale", ont constaté des journalistes de l'APS.

A Alger, les manifestants, moins nombreux que vendredi dernier, ont commencé à affluer vers l'esplanade de la Grande poste et la Place Maurice-Audin, en milieu de journée, pour être rejoints par d'autres avant de sillonner, en début d'après-midi, les principales artères de la capitale, sous un dispositif sécuritaire renforcé pour la circonstance.

Brandissant, pour la plupart, l'emblème national et les portraits de martyrs de la glorieuse Révolution de novembre 1954, ils ont arpenté les principales artères de la capitale dans un climat serein, scandant des chants patriotiques tout en exprimant leur attachement à l'unité nationale, à "la consolidation de l'Etat de droit" et à la préservation du caractère pacifique des marches.

Comme à l'accoutumée, les manifestants ont entonné "Djeich-chaâb khaoua khaoua" (Armée et peuple sont frères) et "Edification d'une Algérie nouvelle", alors que sur les banderoles et pancartes exhibées, on pouvait également lire "Restitution des fonds détournés vers l'étranger".

Au cours de ces marches qui se sont déroulées dans une ambiance conviviale, des gestes de civisme ont été relevés, notamment la distribution de bouteilles d'eau, mais aussi et surtout de bavettes (masques) pour éviter la contamination au Covid-19 en cette période de pandémie.

Dans les autres wilayas du Centre, notamment à Bejaia, Tizi-Ouzou et Bouira, des manifestants ont battu le pavé pour réitérer les slogans habituels du Hirak, à savoir "la pousuite du changement", avant de se disperser dans le calme.

Dans l'Est du pays, des marches pacifiques ont été organisées dans les wilayas de Constantine, Tébessa, Sétif, Ouml El Bouaghi, Skikda et Annaba où les manifestants ont appelé au "changement pacifique" et à "la poursuite des réformes pour l'édification de l'Algérie nouvelle", tout en insistant sur le caractère pacifique du mouvement populaire du Hirak.

Au Sud du pays, aucune manifestation n'a été enregistrée, à l'exception de la wilaya de Laghouat qui a vu des citoyens se rassembler après la prière du vendredi pour réclamer "plus de démocratie", un "changement radical" et l'instauration d'un "Etat de droit".

Même constat dans l'Ouest du pays où la plupart des wilayas n'ont pas connu de marches populaires.

En revanche, à Oran, des citoyens se sont rassemblés au centre-ville avant de se disperser dans le calme.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait rappelé lundi dernier, lors de l'entrevue périodique accordée à des médias nationaux, "la satisfaction de la plupart des revendications du Hirak authentique qui appelait à un changement institutionnel", affirmant ainsi "ne ressentir aucune inquiétude quant aux dernières marches dans certaines villes, pendant lesquelles le peuple algérien est sorti pour rappeler les mêmes revendications" exprimées depuis deux ans.

"Toutefois, une partie est sortie pour d'autres raisons qui ne sont pas toutes en phase avec les revendications du Hirak authentique", a-t-il fait observer, estimant à ce titre que "le slogan appelant à une gouvernance civile n'a pas changé depuis 15 ans".