Révision de la Constitution : Le consensus se dessine

Publié par Kamel Cherif le 07-07-2014, 17h55 | 44

Les consultations politiques sur le projet de révision de la Constitution devraient prendre fin aujourd’hui, soit le 8 juillet. 

Le  ministre  d’Etat,  directeur  de  Cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, chargé de mener ces consultations, aura bouclé la boucle dans la mesure  où les personnalités et les partis les plus représentatifs ont été conviés au siège de la présidence. A l’évidence il faudrait exclure les parties et partis ayant décliné l’invitation, préférant l’option du boycott. 

Ces consultations avaient débuté le 1er juin dernier et auront vu des personnalités, partis, organisations, associations et autres compétences défiler à la présidence de la République. 
Cette dernière avait adressé des invitations à 150 partenaires, c’est-à-dire que ces consultations auront touché les différentes tendances et sensibilités du pays. 

La révision constitutionnelle étant un projet grandiose engageant l’avenir du pays et, par conséquent l’avenir de plusieurs générations, l’Etat a opté pour des consultations les plus larges possible.  Il s’agit en fait de consultations qui sont venues enrichir celles menées par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, suivies d’autres consultations menées par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal avec certaines personnalités. 

Celles dirigées par Ouyahia ont convié d’autres personnalités et parties afin qu’elles soient des consultations globales où aucune partie et aucun Algérien ne se sentira exclu ou marginalisé. Ce sont en somme, des consultations allant dans le prolongement et l’esprit de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Ainsi, les différentes tendances ont pu s’exprimer au cours de leur rencontre avec Ouyahia, sachant que ces consultations n’ont eu aucune limité, à l’exception bien évidemment des constantes nationales. Ainsi, différentes propositions ont été émises et suggérées  afin d’aboutir à une Constitution consensuelle, pour reprendre l’expression du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.    

Il faut aussi relever que c’est la première fois que l’Algérie entame une révision constitutionnelle dans une situation de quiétude et de sérénité, les précédentes révisions s’étant produites en temps de crise. 

Du fait de la situation de stabilité que connait le pays, une réflexion sereine est entamée pour doter l’Algérie d’un texte fondamental qui consolidera à coup sûr la démocratie dans le pays et consacrera un Etat de droit moderne. Il s’agit aussi d’entamer l’édification d’une nouvelle Algérie pour les cinquante années à venir, tournée vers la modernité.