Des affrontements tribaux ont fait au moins 19 morts ces derniers jours dans le centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée dont sept personnes tuées par une grenade, ont annoncé lundi les autorités.
Le conflit porte sur des questions de propriété foncière dans la province des Hautes-Terres orientales, près de Kainantu, précise-t-on de mêmes sources.
Le commandant de la police provinciale Michael Welly a expliqué que deux clans se trouvaient dans cette localité jeudi dernier pour y signer un accord afin de régler leur contentieux quand une bagarre entre deux femmes a dégénéré en un affrontement de grande ampleur qui a fait 12 morts.
Sept autres personnes ont été tuées dans l'explosion d'une grenade le lendemain, avant que des maisons ne soient incendiées en représailles, selon le Post Courier.
M. Welly a précisé que les tribus avaient arrêté de se battre avec le déploiement de forces de police venant d'autres provinces. "Nous espérons qu'ils déposeront les armes, mais cela pourrait prendre du temps", a-t-il dit. Le chef de la police papouasienne, David Manning, a reconnu que la circulation illégale d'ar mes à feu dans le pays était un défi. "La première chose que nous avons faite est de rétablir l'ordre pour éviter davantage d'actions criminelles à Kainantu", a-t-il dit.
Les violences tribales sont un fléau dans le centre du pays, qui a été aggravé par une circulation de plus en plus grande des armes automatiques.
Au moins 24 personnes, dont des enfants et des femmes enceintes, avaient péri à l'été 2019 dans un accès de violences sur trois jours dans la province de Hela, région de l'ouest du pays, par des tribus rivales qui se disputaient apparemment le contrôle de l'or enfoui dans ces terres riches en matières premières.