Le parti espagnol d'extrême droite VOX a demandé, mardi, au gouvernement "de sanctionner" le Maroc pour avoir permis à des "dizaines d’immigrants clandestins de rejoindre les côtes ibériques", appelant à "une pression internationale sur Rabat pour éviter des actions contraires aux droits de l’Homme et au droit international".
"L’exécutif doit mettre fin à la tentative d'invasion orchestrée par les autorités marocaines qui, par action ou omission, permettent à des milliers de personnes de se rendre sur notre territoire national par voie maritime à Ceuta ou en attaquant notre périmètre frontalier à Melilla", écrit Vox dans un communiqué, relevant que "les autorités marocaines ont abandonné leurs missions en matière de contrôle des frontières et de leurs propres citoyens".
Le parti VOX appelle, par ailleurs, la communauté internationale à exercer une pression sur le Maroc et à le sanctionner sévèrement.
"Nous appelons pour une pression internationale sur le Maroc et la mise en œuvre de sanctions économiques tant au niveau national que communautaire contre le gouvernement marocain alors que ces pratiques mafieuses et de chantage persistent dans les relations extérieures des Marocains", note la même source.
Selon le parti VOX, la démarche des autorités du Maroc a un rapport direct avec la présence du président sahraoui, Brahim Ghali,en Espagne pour des soins.
"Ces tentatives coïncident avec la présence sur le sol espagnol du secrétaire général du Front Polisario, admis pour soins urgents dans un hôpital de la région de Saragosse", a affirmé le parti espagnol d’extrême droite VOX.
Pour le journaliste espagnol du site numérique El-confidencial, Ignacio Cembrero, "le Maroc mène des pressions migratoires sur l'Espagne pour tenter de la forcer à reconnaître sa prétendue souveraineté sur le Sahara occidental".
Le journaliste avait souligné dans son article sur les pressions migratoires subies par l’Espagne, notamment depuis le Maroc,publié au début du mois d'avril en cours, que "cette année sera pire que l’année 2020 qui était une mauvaise année, en terme d’immigration irrégulière, pour l’Espagne, et notamment pour les îles Canaries, avec 22023 arrivées".