Accidents de la route - sensibilisation : Le code de la route découle de la législation musulmane et doit être respecté pour réduire les pertes en vies humaines (ministre)

Publié par DK NEWS le 04-05-2021, 16h15 | 14

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmahdi, a affirmé, lundi à Alger, que le code de la route découlait de la législation musulmane (Chariaâ), d'où l'impératif pour les usagers de la route de s'y conformer pour réduire les pertes en vies humaines enregistrées quotidiennement sur les routes.
Supervisant l'ouverture d'une conférence scientifique intitulée "Violence routière durant le mois sacré: causes et solutions" à Dar El Imam à El Mouhamadia, organisée par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, représenté par la Délégation nationale de sécurité routière, M. Belmahdi a déclaré que "le code de la route découle de la législation musulmane (chariaâ), d'où l'impératif pour les usagers de la route de s'y conformer pour réduire les pertes en vies humaines enregistrées quotidiennement sur les routes".
Pour le ministre, le nombre des victimes des accidents de la route est "effrant'', et les accidents "sont souvent le résultat d'attitudes irréfléchies, de fatigues au volant et de m anque de sens de la responsabilité '', rappelant le communiqué de la commission ministérielle de la Fatwa qui fait obligation aux conducteurs de respecter le code de la route et de veiller au bon usage des routes.
C'est là une obligation à laquelle tout un chacun doit se soumettre. Le même responsable a évoqué le rôle des imams et du prêche religieux dans la sensibilisation aux dangers des accidents de la route et aux pertes qui en résultent, indiquant que les mosquées avaient toujours ouvert leurs posrtes aux services de sécurité pour organiser des campagnes de sensibilisation au profit des citoyens à cet égard, ajoutant que la suspension de ses activités dans les mosquées en raison de la pandémie de Coronavirus ouvre la voie aux prêches des imams pour veiller à sensibiliser les fidèles quant à l'importance de cette question..
M. Belmahdi a également appelé les centres culturels musulmans à s'ériger en espace susceptible d'accueillir toutes les activités de sensibilisation à même de contribuer à endiguer les accidents de la route, dont la survenue augmente généralement durant le mois de Ramadhan en raison du changement du mode de vie. Le ministre a souligné que le changement enregistré chez le musulman pendant le mois sacré doit s'accompagner d'un changement dans son comportement quotidien à tous les égards, y compris les comportements liés à l'usage de la route, appelant dans le même contexte à la nécessité de faire don de son sang pour remédier à certaines séquelles dues aux accidents de la circulation. Mettant en avant la participation de la Mosquée aux différentes initiatives de sensibilisation contre les risques d'accidents de la route, il a assuré que le protocole sanitaire était respecté dans les campagnes de don de sang organisées devant les mosquées.
De son côté, la directrice générale de l'Agence nationale du sang (ANS), Linda Ould Kablia, a fait savoir que le don de sang avait reculé de 13% en 2020 par rapport à 2019 en raison de la crise sanitaire due à l'épidémie de Covid-19, soulignant que le ministère des Affaires religieuses, à travers les mosquées de la République, était "un partenaire incontournable de l'ANS dans la sensibilisation des citoyens à l'importance du don de sang".
Pour sa part, le responsable de la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR), Ahmed Naït El Hocine, a rappelé que "les accidents de la route font, tous les ans, plus de 3.000 morts et des dizaines de milliers de blessés", précisant que le facteur humain était à l'origine de la plupart de ces accidents.
20% des accidents de la route enregistrés en Algérie sont causés par l'excès de vitesse et 14% par le manque de concentration des conducteurs, a-t-il détaillé, ajoutant que 40% de ces accidents étaient causés par des jeunes âgés entre 18 et 29 ans.
Pour le Délégué national à la sécurité routière, l'organisation de telles rencontres vise à sensibiliser les citoyens, notamment les conducteurs, au nécessaire respect du code de la route pour sauver des vies.
Soutenant que la sensibilisation était l'affaire de tous, M. Naït El Hocine a précisé que le ministère des Affaires religieuses, à travers les mosquées, était un important partenaire dans les efforts de sensibilisation contre les risques d'accidents de la route.