Le MAE malien réaffirme l'engagement de son pays à aller "de bonne foi" dans les discussions avec les groupes armés

Publié par Dknews le 15-07-2014, 19h02 | 28

 Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye  Diop, a réaffirmé mardi à Alger l'engagement de son gouvernement à aller dans  des pourparlers avec les groupes du Nord-Mali "de bonne foi", dans "un esprit  ouvert" et "confiant" en vue du règlement de la crise malienne. 

"Nous réaffirmons l'engagement du gouvernement à aller dans ces pourparlers  de bonne foi, dans un esprit ouvert et confiant pour aboutir à un accord de  paix global et définitif avec nos frères qui opèrent dans le Nord-Mali pour  proposer à nos compatriotes un vivre ensemble et un projet commun", a indiqué  M. Diop à l'ouverture des travaux de la 5e session du Comité bilatéral stratégique  algéro-malien sur le Nord-Mali.

 Le chef de la diplomatie malienne a dit espérer que les discussions  permettront de valider une feuille de route permettant de "dessiner les jalons  nécessaires" pour avancer dans le cadre d'une "vision commune" pour arriver  "rapidement" à un accord. 

Il a souligné le rôle "capital" et "constructif" que joue l'Algérie,  réitérant sa confiance en elle pour le règlement de la crise. "C'est le lieu de rendre hommage à l'Algérie, mais aussi au leadership  personnel de M. Lamamra qui a permis de retrouver la confiance et conduit au  lancement des pourparlers", a-t-il dit. 

"La situation sur le terrain est relativement volatile, d'ou l'urgence  d'aller vite", a-t-il souligné.  M. Diop a noté "l'avancée enregistrée", notamment à travers la signature  de la "Déclaration d'Alger" et la plate-forme préliminaire d'entente, relevant  cependant la concentration et l'avancée d'éléments armés dans le nord du Mali,  installant l'instabilité et l'insécurité. 

M. Lamamra avait indiqué que la phase initiale du dialogue inter-malien  allait débuter le 16 juillet à Alger, en présence du gouvernement malien et  des mouvements armées du nord Mali. 
Le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple  de l'Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de  résistance (CM-FPR) avaient signé, en juin dernier, une plate-forme préliminaire  d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne et à  travers laquelle ils ont réaffirmé le "plein respect" de l'intégrité territoriale  et de l'unité nationale du Mali. 

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil  pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) avaient,  de leur côté, signé la "Déclaration d'Alger" à travers laquelle ils ont affirmé  leur volonté d'oeuvrer à la "consolidation de la dynamique d'apaisement en cours  et de s'engager dans le dialogue inter-malien inclusif". 

Les travaux de la 5e session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien  sur le Nord-Mali se déroulent sous la présidence du ministre des Affaires étrangères  algérien, Ramtane Lamamra, et du ministre malien des Affaires étrangères, de  l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. 

Etaient présents également côté malien, le ministre malien de l'Intérieur  et de la sécurité, Sada Samaké, de la Décentralisation et de la Ville, Ousmane  Sy, de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, et celui du Travail,  des Affaires sociales et humanitaires, Amadou Konaté.