Les banques risquent d'être soumises à une enquête de concurrence

Publié par Dknews le 18-07-2014, 17h37 | 27

Les autorités britanniques de la concurrence ont annoncé vendredi envisager le lancement d'une enquête approfondie sur les services proposés aux PME et aux particuliers par les grandes banques au Royaume-Uni.

L'Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) a réalisé des études qui démontrent que le marché des comptes courants et des services bancaires aux petites entreprises reste très concentré aux mains de quatre établissements: Barclays, HSBC, Lloyds Banking Group et Royal Bank of Scotland (RBS).

«Nos études ont montré qu'en dépit de certains progrès, des problèmes significatifs de concurrence demeurent, signifiant que les clients n'obtiennent peut-être pas toujours un service de qualité au bon prix de la part de leur banque», a expliqué Alex Chrisholm, directeur général de la CMA.

Celle-ci a notamment mis en évidence des barrières à l'entrée du marché, un maintien des parts de marché des grands établissements ainsi qu'une similitude dans les produits qu'ils proposent.

«Notre conclusion provisoire est qu'une enquête de marché complète de la part d'un comité indépendant et spécialisé de la CMA est nécessaire pour étudier ce marché en détail et identifier des mesures appropriées si des problèmes de compétition sont avérés», a ajouté Alex Chrisholm.

La décision de la CMA de lancer une enquête approfondie est pour l'instant provisoire, le temps d'étudier les remèdes proposés par les banques. Sa décision finale sera prise à l'automne. Le gouvernement britannique a aussitôt salué cette annonce, se disant «déterminé à augmenter la concurrence dans le système bancaire».

A la Bourse de Londres, les banques concernées reculaient vendredi matin. Royal Bank of Scotland (RBS) était la plus affectée, perdant 2,10% à 316,9 pence vers 10H30 GMT. Il est «certain» que les enquêtes seront lancées à l'automne, ont estimé les analystes de Deutsche Bank dans une note.

«Le résultat les plus coûteux pour les actionnaires serait la recommandation d'un démantèlement des plus gros établissements pour encourager la concurrence» mais cela reste «improbable», ont-ils ajouté.