L’Algérie, partenaire privilégié dans la résolution des crises en Afrique

Publié par Boualem Branki le 18-07-2014, 19h13 | 27

Initiatrice du dialogue intermalien inclusif, l’Algérie a engrangé des points supplémentaires dans la résolution de la crise politique et militaire qui secoue ce pays depuis une dizaine d’années. 

La politique sage et éclairée de l’Algérie dans le traitement de la crise politique malienne, qui empêche tout développement économique du nord du mali, et, favorise l’incrustation de groupes terroriste dans cette partie du pays commence à donner ses fruits. 

La rencontre d’Alger de ces derniers jours d’abord entre les groupes maliens rebelles du nord et le gouvernement avec la participation des pays voisins et d’organisations régionales africaines a participé grandement à trouver des solutions urgentes à ce dossier. 

D’autant que les offices de médiation de l’Algérie dans ce dossier ont été salués par les pays voisins, l’Union africaine, partie prenante du règlement de ce conflit, et les puissances occidentales.

En fait, la médiation algérienne entre les différents mouvements du nord mali, dont les Touaregs arabes, et le gouvernement à Bamako est un donnée incontournable dans le règlement autant de la crise politique et militaire au nord du Mali, mais surtout donne des arguments aux pays voisins pour épauler cette dynamique pour poursuivre ce mouvement vers la lutte, ensuite, contre les groupes terroristes qui infestent le Sahel. 

Des groupes terroristes qui menacent quant à eux une si difficile stabilité politique dans cette partie du Mali et du Niger, également. Car le fond des discussions politiques inter maliennes d’Alger reste incontestablement la recherche de la stabilité politique, la réconciliation entre les différentes tendances politiques Touaregs et arabes du nord Mali, et, dès lors, constituer un front commun contre les groupes terroristes pour les éliminer. 

Et entamer ensuite le second volet des objectifs de la réunion d’Alger : amorcer une difficile relance de l’économie du nord du Mali, et enclencher les mécanismes du développement local dans une région dépourvue de toutes infrastructures socio-éducatives. 

C’est dire l’engagement et la volonté de l’Algérie de parvenir à ramener dans le nord du mali la paix, la stabilité et la sécurité pour les populations locales, mais également l’amorce d’une nouvelle vie dans une région meurtrie par les guerres des seigneurs et les prédations terroristes. 

L’Algérie, qui a réussi à faire assoir à la même table des mouvements dissidents et qui il n’y a pas si longtemps se faisaient la guerre entre eux et contre l’armée malienne, est également un succès politique et diplomatique à saluer. 

C’est en fait le poids de la diplomatie algérienne, sa notoriété et le respect que lui vouent autant les gouvernements africains que les mouvements politiques, ainsi que les pays voisins, et l’Union africaine, qui concourent à la résolution des crises politiques et militaires en Afrique. 

Le cas du Mali, et avant lui d’autre pays de la sous-région, est révélateur de cette diplomatie algérienne pugnace, claire, sage et respectée. Il n’est pas étonnant en fait que l’Algérie et sa diplomatie soient le plus souvent sollicitées tant par l’Union africaine que les pays amis pour le règlement des conflits régionaux en Afrique. La prochaine résolution de la crise malienne en est un parfait exemple.