Ce que prévoit le Gouvernement pour moderniser le système bancaire et financier

Publié par DK NEWS le 03-09-2021, 16h59 | 902

Le Gouvernement envisage, à travers son Plan d'action, qui sera bientôt soumis au Parlement pour débat, de mettre en œuvre une batterie de réformes pour moderniser le système bancaire et financier et accroitre son attractivité et son efficacité afin d'améliorer sa participation dans la relance économique. 

Selon le Plan d'action, dont l'APS détient une copie, l'objectif de ces réformes est de "disposer d’un secteur bancaire et financier performant, moderne et accessible, de sorte à améliorer son attractivité et accroitre sa contribution au développement de l’économie nationale".

Il s’agit, d'abord, d’en professionnaliser les différents acteurs et d’améliorer sa gouvernance, à travers la densification du réseau bancaire et des assurances pour un accès aux mêmes prestations sur tout le territoire national, le déploiement des banques algériennes à l’étranger, la digitalisation et l’internationalisation du système bancaire algérien, lesquels permettront de réduire les délais de paiement et d’assurer le relai à l’étranger pour la promotion de l’image de l’Algérie à l’étranger.

Il s'agit aussi d’améliorer l’inclusion financière à travers une plus grande implication du réseau postal dans la fourniture de services financiers , créer une banque postale, accélérer le processus de modernisation des systèmes de paiement (cadre réglementaire et infrastructures des systèmes de paiement, notamment le e-paiement) et poursuivre la révision de la politique de change, pour mieux répondre aux besoins des exportateurs et être au diapason du processus inévitable d'ouverture de l'économie nationale.

La réforme envisagée doit, selon le Plan d'action, être un "stimulus" pour un meilleur accompagnement des investisseurs dans leurs quêtes de parts de marchés à l’export , en passant par la restructuration des bilans des banques et la restauration de leur solvabilité , la réactivation du rôle du taux d'intérêt, comme instrument indirect de la politique monétaire et la captation de la masse monétaire circulant dans le secteur informel, par la restauration de la confiance du citoyen en ses institutions financières et bancaires.

Elle englobe, en outre, le développement du cadre réglementaire et institutionnel pour la mise en œuvre de la finance islamique, comme celles de sukuk et takafoul, laquelle peut constituer, selon le document du Gouvernement, une "alternative très attrayante" pour capter une partie considérable des épargnes hors des secteurs bancaire et financier conventionnels.