Un sens concret à la solidarité

Publié par Boualem Branki le 27-07-2014, 19h11 | 27

L'Algérie restera unie, solidaire et veillera à la rester. C'est un peu le fond du message livré samedi à l'issue de la visite de travail à Constantine du Premier ministre Abdelmalek Sellal. Il répondait en fait aux préoccupations des uns et des autres sur les événements dramatiques récurrents observés dans la vallée du M'zab, à Ghardaïa, et les retombées autant sur la sécurité dans la ville que pour la cohésion sociale et ethnique locale. 

Sur ce dernier point, M. Sellal a confirmé que l’Etat n’a jamais cessé d’œuvrer pour recouvrer la sécurité dans la vallée du M’zab. Mieux, a-t-il dit, l'Etat a veillé particulièrement à bannir la culture de la haine et à rapprocher les deux communautés locales, qui font partie intégrante du tissu social algérien, riche de par la diversité de ses ethnies. 

L'Etat algérien a en fait mis tout en œuvre pour que le différend entre les deux communautés soit vite dépassé et donne lieu à des approches qui privilégient autant la cohésion que les intérêts des deux communautés, à savoir vivre et prospérer ensemble comme elles le faisaient depuis toujours. 

Car, et c'est un peu en cela que le discours de M. Sellal éclaire sur la démarche du gouvernement pour mettre un terme aux frictions entre les populations de la ville, l'Etat algérien est catégoriquement contre toute politique de clivage et de division entre les différentes composantes de la société algérienne, dans la mesure où des tendances étrangères ont tenté de jouer sur cette démarche pour semer la division dans les rangs des deux communautés, ouvrant la voies à des moments d'insécurité. 

Là-dessus également, le message de M. Sellal est tout aussi clair, car il a rappelé que «toutes les mesures ont été prises pour recouvrer la sécurité", et a appelé la justice à jouer son rôle et sévir contre les fauteurs de trouble et ceux qui portent atteinte à la sécurité des biens et des personnes. 

Pour autant, M. Sellal, comme à son habitude, a tendu la main aux deux communautés pour qu'elles donnent une belle leçon de concorde, appelant ainsi les populations de Ghardaïa à «privilégier la concorde» qui a toujours caractérisé cette région séculaire et à «bannir la violence et la haine». 

Il reste que dans cette situation, il y a «certaines parties (qui) attisent le feu de la haine à des fins politiciennes», a fini par lâcher M. Sellal. Mais, ce n'est pas pour autant que l'Algérie va connaître les affres de la division, car elle «reste unie et indivisible». 

C'est là d'ailleurs une des grandes constantes nationales, un principe qui a préservé l'unité de l'Algérie, et l'union de son peuple autour des idéaux de la Révolution de Novembre 1954.