Des consultations informelles pour la tenue d'une conférence avant la fin de l'année sur la protection des civils dans les territoires palestiniens occupés sont en cours, à la demande du président palestinien Mahmoud Abbas, a-t-on indiqué mercredi de source officielle à Genève.
Le chef de la diplomatie suisse, Didier Burkhalter, a répondu le 25 juillet à la lettre envoyée le 9 juillet par le président Abbas, demandant «aux Etats parties aux Conventions de Genève», des textes fondamentaux du droit humanitaire, «à se réunir en conférence avant la fin de l'année», précise un communiqué publié par le
Département fédéral des Affaires étrangères. «Des consultations informelles, portant sur le principe d'une telle conférence, sont actuellement menées par la Suisse», indique le communiqué, en précisant que la condition pour qu'elle ait lieu est «un large consensus des Etats-parties».
Pour organiser une telle conférence, M. Abbas s'est adressé à la Suisse en tant qu'Etat dépositaire des Conventions de Genève qui ont pour objectif de protéger les personnes ne participant pas aux opérations armées lors de situations de conflits.
La 4e Convention de Genève qui vise à protéger «les personnes civiles en temps de guerre» est violée par les agissements d'Israël, affirment les autorités palestiniennes.
L'Etat de Palestine est devenu membre des 4 Conventions de Genève et au 1er protocole additionnel tout récemment, le 2 avril dernier.
Grâce à son statut d'Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l'ONU, la Palestine a la possibilité de demander l'accès à diverses conventions et organisations internationales. L'Etat de Palestine est attaché en particulier à la 4e Convention sur la protection des civils, qui définit les devoirs de la puissance «occupante».
Cette Convention, qui a vu le jour 12 août 1949, est souvent citée par l'Autorité palestinienne en raison de son applicabilité en Palestine comme «territoires occupés» et à la colonisation juive. La Suisse a répété mercredi qu'il était urgent «que les belligérants mettent en oeuvre un véritable cessez-le-feu», condition indispensable «pour protéger les populations civiles et assister les nombreuses victimes de Ghaza».