Ces frappes sont survenues au lendemain de l'une des journées les plus meurtrières du conflit déclenché le 8 juillet, avec plus de 100 morts dans une série de frappes et de bombardements sur le minuscule territoire enclavé entre Israël et l'Egypte et soumis à un blocus israélien depuis 2006.
Deux tueries ont marqué cette journée, une dans un marché bondé de Chajaya qui a fait 17 morts et une autre dans une école de l'ONU à Jabaliya où s'étaient réfugiés des civils fuyant les hostilités. Au moins 16 personnes y ont été tuées. Israël a mobilisé 16.000 réservistes supplémentaires et va recevoir de nouvelles munitions américaines, ne donnant jeudi aucun signe de répit dans sa guerre contre Gaza.
Cet ordre de mobilisation a pour but de permettre aux combattants «de reprendre leur souffle», a expliqué le porte-parole de l'armée Moty Almoz, qui n'a pas précisé si les renforts allaient être effectivement engagés dans les combats.
Pour la suite des combats contre Gaza, l'armée a obtenu un accord de Washington pour un réapprovisionnement en munitions, le Pentagone répétant l'engagement américain à «garantir la sécurité d'Israël».
Condamnation internationale de l'offensive israélienne
Après le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, la Haut-Commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme Navi Pillay a condamné les attaques touchant des maisons, des écoles, des hôpitaux et des centres de réfugiés, qui «semblent être un acte de défi délibéré vis-à-vis des obligations résultant du droit international».
La Bolivie a placé Israël sur sa liste d'Etats terroristes pour protester contre les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza.
Le président bolivien Evo Morales a déclaré: «Nous déclarons (Israël) Etat terroriste», indiquant que l'offensive sur Gaza «démontre qu'Israël n'est pas un garant des principes de respect de la vie et des droits élémentaires qui régissent la coexistence pacifique et harmonieuse de notre communauté internationale».
Après le Brésil et l'Equateur la semaine dernière, le Chili et le Pérou ont rappelé mardi «pour consultations» leur ambassadeur en Israël en raison de la recrudescence des opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza.
Le Chili a également qualifié ces opérations de «châtiment collectif à l'encontre de la population civile de Gaza», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le même jour, le Pérou voisin a pris la même décision, regrettant «profondément», dans un communiqué du ministère étrangère, «la violation du
Cessez-le-feu avec la reprise des opérations militaires d'Israël à Gaza».
D'autres pays d'Amérique latine ont rompu depuis plusieurs années leurs relations diplomatiques avec Israël, comme le Venezuela et la Bolivie en 2009, après une précédente opération meurtrière à Gaza, ou Cuba, en 1973, après la guerre du Kippour.
Au moins 1.374 Palestiniens, en majorité des civils dont plus de 250 enfants selon l'Unicef, ont péri dans ce conflit, et quelque 7.700 ont été blessés, selon un dernier bilan fourni par M. Qodra.