L'ONU appelle à un "cessez-le-feu immédiat" et à des "pauses humanitaires"

Publié par Dknews le 01-08-2014, 18h18 | 28

Le Conseil de sécurité de l'ONU a de nouveau demandé jeudi un "cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans conditions" à Ghaza et a a appelé à des "pauses humanitaires" pour secourir la population. Cette brève déclaration du Conseil a été lue par le représentant permanent adjoint du Rwanda Olivier Nduhungirehe. Le Rwanda assurait la présidence du Conseil en juillet.

Les 15 pays membres, a-t-il dit, "appellent à un cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans conditions qui puisse mener à un cessez-le-feu durable fondé sur la proposition égyptienne" de médiation.
"En attendant, ils préconisent l'utilisation de pauses humanitaires", ajoute le texte. Les pays membres de l'ONU sont également invités à financer l'appel de fonds lancé par l'UNRWA (Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens).

Le Conseil fait également référence à sa précédente déclaration, datant du 28 juillet et réclamant déjà un cessez-le-feu, pour déplorer qu'elle n'ait pas été suivie d'effet et demander qu'elle soit appliquée.
En prélude à leurs consultations, les 15 pays membres du Conseil avaient entendu un cri d'alarme sur la situation humanitaire à Ghaza lancé par deux hauts responsables de l'ONU. 

Pour le chef de l'UNRWA, Pierre Krhenbühl, les Palestiniens de la bande de  Ghaza sont "au bord du gouffre". Les conditions de vie dans les refuges surpeuplés de l'ONU, qui abritent 220.000 personnes, "sont de plus en plus précaires", avec une situation sanitaire déplorable et des risques de maladies, avait-il expliqué aux ambassadeurs des pays membres, par audioconférence depuis Ghaza.

La patronne des opérations humanitaires de l'ONU Valerie Amos avait réclamé "de nouvelles pauses humanitaires, quotidiennes, prévisibles et assez longues" pour permettre de secourir la population de Ghaza en attendant un hypothétique cessez-le-feu. Elle avait aussi demandé aux donateurs une "augmentation urgente du financement" de l'assistance internationale à Ghaza.

Les deux responsables avaient condamné une nouvelle fois l'attaque menée mercredi contre une école de l'ONU, qui a tué 16 palestiniens et dont la responsabilité a été attribuée par l'UNRWA à l'armée israélienne.