Le président du CICR n'exclut pas des violations des Conventions de Genève à Ghaza

Publié par Dknews le 08-08-2014, 18h09 | 26

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, n'a pas exclu, jeudi, de possibles violations des Conventions de Genève sur la protection des civils, lors de l'offensive israélienne dans la bande de Ghaza.

A l'issue d'une visite en Israël et à Ghaza, M. Maurer s'est dit «choqué» et «profondément bouleversé» par l'ampleur des destructions et l'impact des violences sur la population civile. «Les Conventions de Genève ont été conçues pour protéger et aider les personnes et je ne peux pas être satisfait quand nous observons une telle destruction et autant de victimes», a déclaré à la presse le chef du CICR, dont le siège est à Genève.

En outre, M. Maurer s'est dit «modérément optimiste» quant à la bonne volonté des parties au conflit de faire parvenir l'aide aux populations touchées par les violences de façon à combler le «fossé énorme» qui sépare actuellement les besoins de la population des capacités des organisations humanitaires sur le terrain. Au total, 1.886 Palestiniens ont été tués, dont plus de 1.300 civils, et plusieurs milliers de personnes ont été blessées, selon les Nations unies.

Les Conventions de Genève stipulent que lors d'un conflit armé, toute attaque dirigée contre des civils ou des biens civils est interdite, de même que pour les objectifs militaires dont l'attaque risque d'infliger des pertes excessives à la population civile ou des dommages disproportionnés. Elles prévoient également que les personnes civiles et celles qui ne prennent pas part aux hostilités doivent être respectées et protégées, tels les malades, les blessés et les personnes détenues, et doivent être traitées en toutes circonstances avec dignité.

Le mouvement Hamas et Israël discutaient jeudi au Caire d'une prolongation du cessez-le-feu de trois jours instauré à Ghaza grâce à une médiation de l'Egypte et les bons offices de Washington et de l'ONU.